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mêmes variations, ont imaginé l’hypo- 'tnese suivante. Que l’on suppose unnombre de vésicules d’eau flottantes furune partie de l’atmosphere , & sur unepartie déterminée de la surface du globeterrestre ; par exemple , sur A B , fig.21 ; si les vésicules supérieures font con-densées par le froid des régions supé-rieures , leur gravité spécifique s’augmen-tera & elles descendront ; la couche ho-risontale i , par exemple , descendra àL, à z, là íè rencontrant avec d’au-tres vésicules qui ne font pas encoreprécipitées, elles s’amoncelent & se chan-gent en vésicules plus grandes, comme ildoit s’ensuivre des lois de l’attraction.
Si nous choisissons le vent pour agent,supposons qu’il souffle horisontalementou obliquement : dans le premier cas lesvésicules 8 seront chassées contre 9, cel-les-ci contre 10 , &c. dans le secondcas la vésicule 7 fera chassie contre 4,8 contre 3 , Ac. par ce moyen les par-ticules s’augmenteront & formeront denouvelles & de plus grandes vésiculesqu’auparavant ; de forte que leur nombre ,«qui auparavant étoit, si Pon’veut, un mil-lion , fera alors réduit, par exemple, àÏ'COOOO.
Mais la même réunion par laquelle leurnombre est diminué, augmente en quel-que maniéré leur pesanteur spécifique ;c’est-à-dire qu’il y a plus de matière fousd’égales surfaces : ce qui est aisément prou-vé par les principes géométriques : cardans l’augmentation de la masse des corpshomogènes , celle de la surface n’est pasaussi grande que celle de la solidité :celle de la premiere est comme le quartédu diamètre ; & celle de l’autre, commeson cube.
Or lorsque la même quantité de ma-tière te trouve sous une moindre sur-face , elle doit perdre moins de son poidspar la résistance du milieu : car il est évi-dent qu’un corps qui se meut dans unfluide , perd une partie de fa pesanteurpar le frottement de ses parties contrecelle du fluide. Or ce frottement est évi-demment en raison de la surface; c’estpourquoi la surface devenant moindre àjpioportiqn de la maííè , la résistance l’est
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aussi : conséquemment les vésicules j donCla pesanteur , avant la jonction , étoitégale à la résistance du milieu , trouvantcette résistance diminuée , descendrontavec une vi teste porportionnelle à la di— ’minution réelle de leur surface.
Quand elles descendent & qu’elles arri-vent aux parties plus grossières de l’atmos-phere, par exemple, aux points 4,5,leur masse & leur surface sont augmen-tées par de nouvelles réunions ; & ainsipar de nouvelles & constantes augmenta-tions, elles deviennent de plus en pluscapables de surmonter la résistance dumilieu, & de continuer leur chute à tra-vers toutes les couches de l’air jusqu’àce qu’elles atteignent la terre; leur masseétant alors excessivement grossie, formedes gouttes de pluie.
Maintenant dans la descente des va-peurs , il faut considérer comment lebarometre est affecté par cette descente.Avant qu’aticune des vésicules commenceà baistèr, soit par faction du froid , oupar celle du vent, elles nagent toutesdans la partie de l’atmosphere AB C D,& pesent toutes vers le centre E. Occhacune d’elles demeurant respective-ment dans une partie du milieu, qui estd’une pesanteur spécifique égale , perdraune partie de son poids égale à celle d’unepartie du milieu qui auroit le même vo-lume ; c’est-à-diie , que chacune d’elleperdra toute fa pesanteur : mais alorscette pesanteur qu’elles auront perdue,fera communiquée au milieu qui presserafur la surface de la terre A B , avec sonpropre poids joint â celui de ces vési-cules. Supposez alors que cette pressionconjointe agisse fur le mercure élevé dansle barometre à trente pouces : par laréunion des vésicules, faite comme nousavons dit ci-dessus , leur surface, & con-séquemment leur frottement est diminué :c’est pourquoi elles communiquerontmoins de leur pesanteur à l’air, c'est-à-dire une partie moindre que tout leurpoids ; &: conséquemment elles descen-dront avec une vîteste proportionnelleà ce qui leur reste de pesanteur , ainsique l’on vient de le dire. Or comme lesj vésicules ne peuvent'agir fur la surface