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Tome quatrième.
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áe la terre A B que par la médiation del’air, leur action sur la terre sera dimi-nuée en même proportion que leur ac-tion sur le milieu ; d’où il est évident quela surface de la terre A B sera alorsmoins pressée qu’auparavant ; & plus lesvésicules garderont de leur poids qu’ellesn’auront point communiqué au milieu ,plus elles accéléreront leur propre des-cente ; c’est-à-dire , que la vitesse de1 ’abaissement des vésicules ira toujours enaugmentant : en estes , quand les vési-cules descendent, la masse augmente con-tinuellement, & au contraire la résis-tance du milieu & la pression sur la terrediminuent, & le mercure baissera parconséquent pendant tout le temps de leurchute. De-là il est aisé de concevoir queles vésicules qui ont une fois commencéa tomber, continuent; que le mercurecommence à tomber en même temps ,& qu’il continue & cesse en même tempsqu’elles.

On peut faire une objection contre cesystème ; savoir que les vésicules étantmises en mouvement, & heurtant contreles particules du milieu, rencontrent unerésistance considérable dans la force d’i-nertie du milieu , par laquelle leur des-cente doit être retardée , & la pressionde l’atmosphere rétablie. On peut ajouterque la pression additionnelle sera plusgrande à proportion de la vitesse de lachute des vésicules, une impulsion forteétant requise pour surmonter la forced inertie des particules contiguës du mi-lieu.

Mais les partisans de l’opinion que nousrapportons, croient pouvoir renversercette objection par la raison & l'expé-rience : car, disent-ils, outre que laforce d’inertie de l’air peut être très-íbible à cause de son peu de densité, nousvoyons que dans Peau, qui est un milieufort dense & non élastique , un morceaude plomb , en descendant à travers lefluide , pese considérablement moins quequand il y est soutenu en repos. Cepen-dant ce fait est nié par M. Musschenbroek.E PsJ s de Physique , §. 234.

Nous avons cru devoir rapporter assezan long cette explication qui, quoiqueTome LV,

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ingénieuse, n’a pas , à .beaucoup près ,toute la précision qu’on pourroit desirer.Mais dans une matière si difficile, il nenous reste presque autre chose à faire,que d’expoíer ce que les philosophes ontpensé. Voye{ une dissertation curieuse ,de M. de Mairan , sur ce sujet, Bor-deaux , 1715- Voy. aussi Musschenbroek.Cet auteur regarde avec raison les pré-dictions du baromètre , comme peu sûres.

Voici, selon M. Musschenbroek, lameilleure maniéré de faire un baromètreordinaire ou commun ; ces fortes de ba-romètres étant les meilleurs de tous, àce qu’il prétend. Premièrement on doitprendre du mercure bien pur, 6 t êtrebien assuré qu’il ne soit pas falsifié ; iífaut le passer par un cuir Ûen net, & leverser dans un poëllon neuf & verni quel’on couvre d’un couvercle qui s’y ajustebien. On doit mettre ce poëllon couvertfur un feu de charbon bien pur , & fairebouillir le mercure : il devient alors vo-latil , mais on le retient à l’aide du cou-vercle qui est posé dessus. En faisant ainsibouillir le mercure, on le purifie de l’eau& de Pair qui se tenoient entre ses parties.On doit avoir des tuyaux de verre, nou-vellement faits, dont on se sert pour lesbaromètres ; & afin qu’ils ne soient niíàles en dedans , ni remplis d’air, il fautavoir foin de les faire sceller herméti-quement de chaque côté dans la verrerie ,avant que de les transporter. Lorsqu’onvoudra les remplir, on peut les ouvrirpar un bout avec une lime, & les tenirpendant ce temps-là près d’un feu oblong „pour les rendre également chauds, &même fort cbauds, afin que l'humidité&: l’air qui tient aux parois, se détacha& se dissipe. Si on néglige de prendrecette précaution, l’air s’y attache avectant de force , qu’il ne peut être chassépar le mercure qu’on verse dans le tuyau »mais il reste suspendu en plusieurs en-droits. Pour réussir encore mieux à purgeace tuyau d’air, on ne fera pas mal d’at-tacher à un fil d’archal un morceau dechamois ou de cuir, & d’en former commeun piston de pompe , que l’on fera passerdans le tuyau de haut en bas & de basen haut, à diverses reprises , pour àá-t