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Tome quatrième.
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harcmie , maïs en plusieurs; car, toterantbaroniœ , quot majora prœdìa.

Suivant Brancton , une baronie est undroit indivisible; c’est pourquoi il s’agitde partager un héritage entre co-heri-'tiers , quoique l’on puisse diviser quel-ques maisons principales & les pieces deterres qui en dépendent : si néanmoinsla maison principale est le chef-lieu d’uncomté ou d’une baronie , on ne peut lamorceler : en voici la raison : le partagede ces fortes de biens anéantirait insen-siblement plusieurs droits privatifs descomtés & des baronies , ce qui tourne-roi t au préjudice de l’état, qui est com-posé de comtés & de baronies. (G)

* Baronies (les), Géog. contrée deFrance, dans le Dauphiné, ainsi appellédes deux baronies de Meuoillon & deMontauban, dont elle est composée.

BAROQUE , ( Musique ) une musi-que baroque , est celle dont l’harmonieest confuse, chargée de modulations &dissonances, le chant dur & peu naturel,l’intonation difficile, & le mouvementcontraint. 'S)

11 y a bien de l'apparence que ce termevient du baroco des logiciens.

BAROSCOPE , f. m. ( Physique. ) cemot vient de psos ornes , poids , &

(TKonría video , je vois ; machine inventéepour faire connoítre les ciangements dudu poids de Patmosphere. Voye\ BA-ROMETRE.

Le barojcope ne sait qu’indiquer oufaire voir les changements du poids dePatmosphere ; le baromètre les mesurepar des degrés ou divisions qui font p’acésle long du tuyau ; ainsi ces degrés oudivisions font toute la différence du ba-romètre au baroscope. A u reste il n’y alus aujourd’hui de baroscope qui ne soitarometre, & ces deux noms désignentabsolument le môme instrument. (O)

BAROTINS. Voyei Barrotins.BARQTS. Voyei Barrots.

* BARQUES, f. f. {Histoire anc. &Tdavig. ) petits bâtiments capables de

Í iorter fur les rivières & même sor la mere long des côtes, & les premiers, selontoute apparence , que les hommes aientconstruits. On navigea anciennement fur

m a r

des radeaux : dans la fuite on borda leSradeaux des claites faites d’osier ; tellesétoient les barques d’Ulysse , & cellesdes habitants de la Grande-Bretagne autemps de César : ils ont , dit-il , descarénés de bois léger, le reste est de claiesd’ofier couvertes de cuir. Les anciens ontdonc eu des barques de cuir cousues ;fans cela il n’est guere possible d’entendrele cymba futilis de Virgile : mais ce quidoit paroître beaucoup plus incroyable ,c’est qu’ils en aient eu de terre cuite.Cependant Strabon , dont la bonne foiest reconnue, dit des Egyptiens , qu ilsnavigent avec tant de facilite ’, que quel-ques-uns même fe servent de bateaux deterre ; & il parloit d’un fait qui sc passoitde son temps. Si l’on croit aux barques deterre cuite des Egyptiens fur le témoi-gnage de Strabon, on ne pourra guererejeter les bateaux de terre cuite, vo-guant à l’aide de rames peintes, fur les-quels Juvénal lance à l’eau les A'ga-thyrses. Mais ce n’est pas tout : les Egyp-tiens en ont construit avec la feuille mémede cet arbre sor laquelle ils écrivoient,& le philosophe Piutarque raconte desmerveilles de ces petits bâtiments ; ilnous assure, dans son traité d Isis &d’Osiris, que les crocodiles, qui nui-soient souvent à ceux qui alloient fur depetites barques, respectoient ceux quimontoient d-S barques de Papyrus, enmémoire d’Isis, qui avoit une fois navigésor un bâtiment de cette espece. Lesfeuilles du papyrus étoient larges & for-tes ; & fur la résistance qu’onjeur trouvedans quelques livres anciens qui en sontfaits , le P. Montfaucon a compris qu’onpouvoit, en les cousant ensemble & enles poiffànt, en former des barques. Plu-sieurs auteurs nous assurent qu’aux Indeson en construit d’un seul roseau à nœuds& vuide en dedans ; mais si gros, ditHéliodore , qu’en prenant la longueurd’un nœud à un autre, & le coupant endeux par le milieu des nœuds, on enfor moi t deux bateaux. Le témoignaged Héliodore est un peu modifié par celuide Diodore & de Quinte - Curce , quinous font entendre, non pas qu’on fît-deux bateaux avec un morceau de canne*