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Riais qn’on faisoit fort bien un bateauavec plusieurs morceaux de canne. Com-bien de faits dont le merveilleux s’éva-nouiroit, si I on étoit à portée de lesvérifier ? Les Enyopiens , à ce que ditPline , avoient des barques pliables,qu’ils chargoient fur leurs épaules & qu'ilsportoient au bas des énormes chûtes d'eauduNil, pour les remettre fur le fleuve& s’embarquer. Scheffer croit que c’é-toient des peaux tendues par des ais cir-culaires , fans poupe ni proue. Les sau-vages d’Amérique creusent des arbresd’une grandeur prodigieuse , sur leíquelsils s’embarquen£ au nombre de 30 à 40hommes , & s’en fervent fans autre pré-paration , pour faire par mer des voyagesde 70 à 80 lieues : voilà les premiers pasde la navigation. Bientôt on fit les bar-ques de matériaux plus solides que lapeau , la terre & le jonc. Dans la fuiteon abattit les chênes, l'on assembla lesplanches & les poutres, & les mers fu-rent couvertes de vaiííeaux. Mais qu’e-toient-ce encore que les vaiííeaux desanciens en comparaison des nôtres? VoyNavigation , Vaisseau , Bâtiment& Canot.
Les sauvages du Canada font leurs bar-ques avec l’écorce de bouleau qu’ils cou-sent. Ils mettent en dedans de petits mor-ceaux de bois qui fervent de cottes. On
f ieut porter ces barques ; on les renverse &'on couche dessous pendant la nuit. Ilscreusent encore des arbres d’une gran-deur prodigieuse, sur lesquels ils Rem-barquent au nombre de 30 à 4.0hommes,& s’en fervent ainsi pour faire par merunvoyate de 70 à 80 lieues. Les Groen-landois font leurs barques avec des peauxde poisson tendues fur une petite char-pente : au lieu de bois ils emploient sou-vent les os des poissons. Ces barques fontcouvertes de peau. Le conducteur est aucentre, il attache les peaux autour delui, pour empêcher les vagues d’entrerdans fa barque. Les troncs d’arbre creuséss’appelloient, parmi les anciens Grecs ,monoxylon. Les modernes ont inventédes barques en plaques de cuivre. On aessaye de rétablir F a n ci en usage de tra-verser les rivières à l'aide de peaux de
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bouc pleines de vent. Nous avons unmémoire moderne fort curieux , au sujecd’une médaille antique trouvée à Gavai!-.
Ion, où il y avoit un college des frétésUtriculaires, c’est-à-dire des gens pré-posés pour faire traverser la riviere surdes peaux de bouc. On observe que ceuxqui conduisent sur la Seine des bois dechaustàge à Paris, mettent des tonneauxvuides & bien bouchés, pour soutenir latête & la queue du train de bois. Enfinpour rappeller à peu près tous les faitsintéressants fur cette matière, nous ajou-terons que le prince de San Severo, vientde trouver une maniéré extrêmement ve-loce de naviguer. Cet ingénieux Napo-litain a mis fur les flancs d’une barquedeux roues ou moulinets , que l’on faitmouvoir par le moyen d’une manivelle.En France pour traverser les rivières >M. de la Chapelle a imaginé une armure,nommée scaphandre. Voyez l’ Ayant-cou~reur de 1770, n. 39, sol. 61 ^. On con-noissoit déja les enflasses delieges, qu’ut*Allemand inventa , il y a environ trenteans ; mais M. de la Chapelle a cru per-fectionner cette invention , en faisantréunir des milliers de bouchons de liege,enfilés à une ficelle. Voici comment celase pratique : on coud des chapelets deliege fur une veste de toile trèx-forte ; leliege fin s’imbibe très-difficilementd’eau,Lt l’on peut, par le moyen de cette ar-mure, faire 150 lieues fur un fleuve fansdanger. Pour avoir des détails plus cir-constanciés fur l’usage des peaux de bouc »on peut lire la Dìjsert. sur un monumentfîngulier des utriculaires de Cavaillon , ■par M. Calvet, professeur de médecine ,à Avignon , chez Niel, ìn- 8 Q . 1766. (f)Barque, [Marine.) on donne parti-culièrement ce nom à un petit bâtimentde mer, qui n’a qu’un pont & trois mâts;le grand , celui de rnisene & celui d’ar-timon. Les plus grandes ne passent guerecent tonneaux ; les barques de la Médi-terranée font appellées à voiles latines ouà tiers point. En général on donne lenom de barque à différents petits bâti-ments qui n’ont point de hune, & quifervent à porter des munitions , & 2charger & décharger un navire.
lili