BAR
BARRE, s. f. ce terme pris gramma-ticalement a plusieurs acceptions diffé-rentes , entre lesquelles les deux sui-vantes sont les plus générales. 11 se prendou pour un morceau de bois , de fer ,ou d’autre matière, rond , quarté, ouà pans, dont la largeur L f épaisseur sontpeu considérables par rapport à,1a Ion- jgueur ; ou pour une ligne tracée soit fur J1a pierre soit fur le papier. Dans le pre-mier cas il change quelquefois de nom,selon la matière & la force ; & quoiquel’on dise une barre de fer ou de bois ,on dit un lingot d’or ou d’avgent, unetringle de fer , un fil d’archal. Voye pplus bas d’autres acceptions du mot barre.
Barre , en terme de Palais , c.énote.une enceinte ”de menuiserie , haute detrois ou quatre pieds, derriete laquelleles avocats sont placés pour y plaiderdes causes. Voyei Cour.
On l’appelle en qnelques endroits barred’audience , & dans d’autres auditoire ;elle répond à ce qui étoit appelle parmiles Romains caufidica. On l’appelle barreparce qu’elle est formée par une barrière,appellée auíst par des auteurs cancelli ,barreaux , & caulœ , parc , par une meta- |phore prise d’un lieu où parquent lesmontons.
La dénomination de barre ou barreauest auffi donnée aux bancs où les gensde loi ou les avocats sont astis, à cause dela barre ou barrière qui sépare les con-seillers , des plaideurs , procureurs &autres.
En Angleterre les gens de loi qui sontappelles à la barre , c’est-à-dire, qui ontleur licence pour plaider , appelles l cen~ti. ti , ou licentiés, font nommés barrij-ters. Voyei Advocat.
Barre s’est dit aussi d’une exceptioncontre une demande ou plainte. Voye\Exception.
L’auteur des termes de pratique définitbarre un moyen rapporté par le défen-deur dans un procès, par lequel factiondu demandeur est détruite pour toujours.
On distinguoit la barre en perpétuelle& temporelle.
Barre perpétuelle , est celle qui éteintfaction pour toujours,
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Barre temporelle , n’est qu’une excep-tion dilatoire. Voyei DILATOIRE. (PI)
* BâRRE-SACRÉE. ( Hifl. anc. Myth. )instrument de bois en forme de cassette,partagé par deux sceptres posés en sau-toir , dont les Egyptiens se fervoient dansleurs sacrifices & pour leurs divinations.Kirker, Obéi . p ampli. & (Edip . cegypt.
Barres, (Bifl. mod.) mot dont ons’est autrefois servi pour exprimer unexercice d’hommes armés & combattantsensemble avec des courtes épées , dansun espace fermé de barreaux ou barrièresqui les féparoient des spectateurs. VoyeiLice. ( G )
BARRES, (Jeu.) est encore le nomque lés jeunes, gens donnent à un jeu quiconsiste à fe séparer en deux troupes, àvenir fe provoquer réciproquement, àcourir les uns contre les antres entre deslimites marquées-, en sorte que si quel-qu’un de l’un ou de f autre parti est prispar ses adversaires, il demeure prison-nier jufqu’à ce que quelqu’un de son partile délivre , en f emmenant malgré lespoursuites du parti contraire. (G)Barres, en Musique, font des traitstirés perpendiculairement à la fin de cha-que mesure fur les lignes de la portée ,pour séparer la mesure qui finit de cellequi recommence. Ainsi les notes conte-nues entre deux barres forment toujoursune mesure complette, égale en valeur& en durée à chacune des autres me-sures comprises entre deux autres barres ,tant que le mouvement ne change pas.Mais comme il y a plusieurs fortes demesures qui diffèrent considérablementen durée , les mêmes différences fe trou-vent dans les valeurs contenues entre lesdeux barres de chacune de ces efpeces demesures. Ainsi dans la mesure à 3 tempsqui se marque par ce signe 1, & qui sebat lentement, la somme des notes com-prises entre deux barres doit faire uneronde & demie ; & dans cette autre me-sure à trois temps I, qui fe bat vire, lamême somme ne fait que trois croches ;de sorte q le quatre fois la valeur con-tenue entre deux barres de cette der-niere mesure , ne font qu’une fois la va-leur contenue entre deux barres de l'autre.