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Tome quatrième.
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454 BAR.

Le principal usage des barres est dedistinguer les mesures, & d’en indiquerle frappé qui se fait toujours fur la notequi fuit immédiatement la barre. Ellesfervent austi dans les partitions à montrerles mesures correspondantes dans chaqueportée. Voye[ PARTITION.

II n’y a guere que cent ans qu’on s’estavisé de tirer des barres de mesure enmesure : auparavant la musique étoitsimple ; on n’y voyoit guere que desrondes , des blanches & des noires, peude croches , presque jamais de doublescroches, avec des divisions moins iné-gales • la mesure en étoit plus aisée àsuivre. Cependant j’ai vu nos meilleursMusiciens íe trouver embarrassés à bienexécuter l’ancienne musique d’Orlande &de Goudimel : ils fe perdoient dans lamesure , faute des barres auxqueíles ilsétoient accoutumés, & ne fuivoient qu’àpeine des parties chantées autrefois cou-ramment par les Musiciens d’Henri III. iS )

Barre , e/7 termes de Blason , dénoteune piece honorable qui ressemble deprès à la bande, dont elle ne .différéqu’en ce qu’elle est plus étroite, & ence que la barre peut être placée danstelle partie du champ qu’on veut ; aulieu qfle la fafce ou bande est confinée àun seul endroit. Voye\ Fasce. (V)

Barre , en Fauconner'e , fe dit desbandes noires qui traversent la queue del’épervier.

Barre , ( Commerce. ) mesure delongueur dont on fe sert en Espagnepour mesurer les étoffes , ainsi qu’on faitde faune en France.

II y a trois fortes de barres ; celle deValence, celle de Castille, & celle d’Ar-ragon.

La barre de Valence contient deuxpieds neuf pouces sept lignes, qui fontdix treizièmes de f aune de Paris ; demaniéré que treize barres de Valencefont dix aunes de Paris,f, La barre de Castille contient deuxpieds sept pouces deux lignes & un peuplus, qui font cinq septièmes de faunede Paris ; ainsi sept barres de Castillefont cinq aunes de Paris.

La barre d’Arrago» est à quelques

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lignes près semblable à celles de Valence& de Castille ; en forte que trois barresd’Arragon font deux aunes de Paris. (G)

BARRE , ( terme de Monnoie , Com -merce, ) Quand f argent a été tiré desmines , qu’il a été purifié & affiné, on lejette en barres , on y marque le titre ,après qi'.oi il devient en état d’ëtre né-gocié , & ce négoce fe fait principalementgux Indes & en Espagne.

Il y a ordinairement quatre marquesfur chaque barre ; savoir, celle du poids,celle du titre, celle du millésime & cellede la douane où les droits ont été ac-quittés.

En Espagne le poids est différent decelui de France de six & demi pour cent,en forte que cent marcs d’Espagne feréduisent à 93 marcs 4 onces de France •& fur ce pied le poids d’Espagne estplus foible d’une demi-once par marc quecelui de France.

Quant au titre, les degrés de bontéde f argent y font partagés en douze de*niers , & chaque denier en 24 grains ,comme en France.

On remarque que le poids des barresd’argent est à proportion de leur titre ;par exemple , celles qui font à x 1 deniers19 à 20 grains , appellées de toute loi,font de 200 marcs & plus ; & celles dumoinlre titre qui ne font numérotées,que deux mille deux cents, jufqu’à deuxmille trois cents, ne font que de cent àcent cinquante marcs.

Le titre est marqué fur ces barres pardes numéros, qui représentent des ma-ravédis : ces maravédis font le comptenuméraire en Espagne , où chaque mara-védis vaut 3 deniers monnoie de Fiance.

Les barres de toute loi font numéro-tées deux mille trois cents soixante-seize, ou deux mille trois cents quatre-vingt , & ces numéros représentent au-tant de maravédis ; quand elles font demoindre titre , comme à onze deniersdix-sept grains, elles ne font numéro-tées que deux mille trois cenfs cinquante-cinq , parce que les vingt-cinq qui fontde moins que les deux mille trois cènequatre-vingt, représentent autant de m^ravédis, qui font 6 fols 3 deniers.