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Tome quatrième.
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des chevilles qui appuient par un bout ìfur cette traverse , & de l’autre entrent Idans des trous pratiqués avec le barroir ,dans ce qu’on appelle le peigne du jable.La barre sert à maintenir les douves desfonds , & empêche qu’elles ne se dépla-cent de dedans le jable. Voye\ PEIGNEde jable & Barroir.

Barre , terme de Tourneur , est unlong morceau de bois qu’on appelle auíli.appui & support , que l’ouvrier a devantlui en tournant, & íurlequel il appuyéses outils. Voye\ Tour.

Barre à dégager , ( Verrerie. ) il y adeux barres à dégager ; l’nne grande,l’autre petite : elles ont l’une & l'autrele même usage. Les tiseurs s’en serventpour degager la grille , & mettre le fouren fonte. La grande a ii pieds de lon-gueur fur 14 lignes d’épaiílèur, dans lapartie où elle est quarrée ; cette partieéquarrie a vingt-deux pouces de long;le reste est arrondi. La petite n’a quesept pieds de long.

BARRE à porter ; c’est ainsi qu’on ap-pelle, dans les verreries, un instrument,ou barre , qui sert à transporter le potde l’anse dans la tonnelle. Voye\ VER-RERIE , Pot , Tonnelle.

Barre à.repasser ( Verrerie. ) instru-ment de fer ou de bois , dont on se sertdans la préparation des briques, pour laconstruction des fourneaux de verreriesou autres. Cette barre est quarrée ; ellea neuf à dix lignes d’épaisseur ; l’ouvrierla tient entre ses mains ; & quand il aplacé les briques se eh es dans la boîte quien détermine les dimensions, il appliquela barre fur les bords de la boîte , il lasire fortement à lui en suivant toujoursïes bords, & enleve dans ce mouvementlì’excédant de brique.

Barri , (Luth.) c’est une piece debois posée en travers dessus les saute-leaux d’un clavesiin , & qui les empêchede se déplacer. On l’appelle aussi chapi-teau. (F. D. C.)

* Barre , ( Géog. ) petite ville deFrance, dans le Gévaudan*, au diocèsede Mende.

BARRÉ ( os ) Voyei Os & Hanche ,Dents sacrées. Voyei Dent..

BAR

Barras, adj. ( Hist. eccléf.) ancien-nom des Carmes, que l’on appelloit/ro-esBarrés, parce qu’jls avoier.t des habitsbarrés & bigarrés de blanc & de noir,ce que l’on voit encore dans les vieiîles-peintures du cloître de leur grand cou-vent de la place Maubert à Paris. Voiciquelle fut l’occasion de ces sortes d ha-bits de religieux Carmes : les Sarrasins ,après s’être rendus maîtres de la Terre-sainte, défendirent à ceux de cet ordrede porter capuches blancs, non plusqu’aucun autre habit blanc, parce quele blanc étoit parmi eux une marque dedistinction & de noblesse. Les Carmesalors furent contraints de suivre la cou-tume des Orientaux, & de prendre desmanteaux barriolés : étant pastès en occi-dent avec cette forte d’habit, ils y fu-rent appellés les freres Barrés , nom quiest demeuré à une rue du quartier saintPaul, où ils eurent leur premiere mai-son , jusqu’à ce qu’ils furent transportés,fous le régné de Philippe-le-Bel , à luplace Maubert. Ils étoient venus enFrance fous le pontificat d Honoré IV.environ l’an 1285 : mais dans la fuite cesreligieux reprirent leurs premiers habitsblancs, ainsi que Tritheme le remarquede Laudibus Carmelii. lih. VI. Domi-nicus macer. II y a eu autrefois des gensd’église qui portoient aussi des habitsbigarrés. On a vu dans le cabinet de M.Conrad, un abbé habillé partie de noir& de rouge, juí'qu’au bonnet, ainsi queles consuls de plusieurs villes. Le concilede Vienne a défendu aux ecclésiastiquesde tels habits, qui étoient appellés vestes,vergatœ. (G)

Barré ( en terme de Blason. ) se ditlorsque l’écu est divisé en forme de barres ,en un nombre pair de partitions, & qu’iîest composé de deux ou de plusieurs cou-leurs , réciproquement mêlées. Il fautdire le nombre des pieces ; par exemple ,barré, de tant de pieces. Si les divisionsfont en nombre impair , il faut d’aborcl.nommer le champ , & exprimer le nom-bre des barres. Voye\ BARRE.

BarrÉ-Bandé, terme d’usage , lors-que l’écuíson est également divisé en barres., éc en bandes, par des signes transversales.*