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Tome quatrième.
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BAS

îsonîon duquel avec l’acide vitriolique, Irésulte le sel de Glauber ; le métal , qui, j&vec le même acide , forme un vitriol, jparce qu’on conçoit ces substances fixes, Icomme fans action, cédant seulement à jcelle des acides qti’elles reçoivent, qu’ellesfixent, & auxquels elles donnent en quel-que forte , une consistance & un corps.

Il est à propos effectivement, pour lacommodité du langage chymique, de con-server ces expressions, mais il faut bienprendre garde de regarder ces bases , com-me étant réellement fans action : on en au-roit une idée très-fausse. Car dans toutecombinaison & dissolution , les corpsqui s’unistònt font également actifs, leuraction est réciproque : ils se dissolventf un sur f autre , en sorte qu’on peut diretout ausli bien, comme l’observe M.

Gester , qu’un métal, ou une terre , dis-sout un acide, que de dire que l’acidedissout la terre ou le métal ; quoiquecette derniere maniéré de s’exprimer soitbeaucoup plus usitée. II y a même toutlieu de croire que faction dissolvante,qu’ont les corps les plus pesants & les plusfixes, est dans la réalité beaucoup plusforte & plus considérable, que celle des jcorps qui ont les qualités opposées ; &certainement même cela est ainsi, si latendance qu’ont les différents corps às’unir ensemble, n’est autre chose quel’effet de f attraction, ou de la pesanteur•générale de toutes les parties de la ma-tière les unes fur les. autres. ( f )

Base, ( Ajlronom.it .) est une distancede deux ou trois lieues , que l’on mesureavec la plus grande exactitude, entre deuxclochers, ou autres termes fixes pourétablir les triangles qui fervent à mesu-rer f étendue d’un degré, & par consé-quent la grandeur de la terre. La pluscélébré baje astronomique est celle de5717 toises , mesurée entre les centresdes deux pyramides de Ville-Juive & deJuvisy, sur le chemin de Paris à Fon-tainebleau. Cette base a été mesurée plu-sieurs fois, comme on le voit dans lelivre de la Méridienne vérifiée , & dansâes Mémoires de f académie royale dessciences de Paris 1754, P a S e lSl - On amesure des bases semblables dans tous lessome IV.

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pays où l’on a voulu avoir la longueurd un degré. Voye^ FIGURE de laTerre. (M, de la Lan de.)

Base des sabords , c’est en Marinele bordage qui est entre la préceinte & lebas des sabords. ( Z )

BASELLA f. m. (Hìst. nat. Botan.)genre de plante commune aux Indes, oùon l’emploie comme nos épinards, d’oùlui vient aussi le nom à’épi nard des Indes.On en connoît trois especes, que nousallons décrire.

Premìere espece. BASELLA,

Les Malabares appellent de ce nom lapremiere espece qui a été assez biengravée , & dans presque tous ses détails ,par Van-Rheede, dans son Hortus Ma-labaricus , vol. VII , planche XXIV ,page 4^. Les Brames rappellent wali ;les Portugais, bredotali , les Holíandois,becl-ldìm. C’est le bafìla de Zanoni. M.Linné la désigne sous la dénomination debasella , rubra , solìis planis , pedunculisfimplicibus , dans son Systema Naturœ ,édition in-iz , imprimée en 1767, p. zzi.

Cette plante est vivace, c’est-à-dire,qu’elle vit plusieurs années. Sa tige lon-gue de sept à huit pieds, rampe fur laterre fans se tortiller : elle est cylindri-que, légèrement cannelée, de cinq à sixlignes de diamètre, légèrement ligneuse,cendré-verdâtre, ramifiée en plusieursbranches cylindriques , charnues, ten-dres , de deux à quatre lignes de diamè-tre , rougeâtres du côté du soleil ; maisvertes ailleurs , comme dans l'intérieur.

Ses feuilles sont alternes , a fiez ser-rées , disposées circulairement. & pendan-tes autour des tiges, presque orbiculairesou elliptiques, très-obtuses, longues dequatre à six pouces , à peine d’un sixièmemoins larges , entieres , extrêmementépaisses & charnues , tendres , lisses,vertes , â bords ondés ou repliés légère-ment en dessous, & relevées d une côtelongitudinale intermédiaire, ramifiée enquatre ou cinq paires de côtes alternes,verd-blanchâtres, échancrées en cœur àleur partie inférieure, jusqu’au sixièmede leur longueur, où elles sont portéesfur un pédicule cylindrique, strié fur se