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Tome quatrième.
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49° BAS

face intérieure, verd-clair, & cinq à íîxfois plus court qu’elles.

De l'aiffelle des feuilles inférieures desbranches, sort un épi droit, élevé, uneà deux fois plus court qu’elles, portantdans fa moitié lupérieure fix à huit fleurssessiles, verd-blanches en dessous, rougepurpurines en déduis. Chaque fleur esthermaphrodite, incomplette. Elle con-siste seulement en un calice à cinq feuil-les, orbiculaires, concaves, períistentes,ouvertes en hémisphère, & en un pareilnombre d’étamines de même longueur,qui leur font oppos es & contiguës , ainsiqu’à l’ovaire. Celui-ci est sphérique, fortpetit, couronné par trois stigmates cylin-driques simples , veloutés fur toute leurface intérieure, qui tiennent lieu de styles.

Le calice qui enveloppe & accompa-gne f ovaire jufqu’à fa maturité , grossitavec lui, &L devient charnu sous la formed'une baie, de quatre à cinq écailles,d’abord vertes , ensuite rouge-noires ,sphéroïde, un peu applati ou déprimé endessus, de trois à quarte lignes de dia-mètre. L’ovaire qu’il contient n’estqu’une capsule membraneuse sphérique,d’une ligne & demie à deux lignes dediamètre , à une loge qui ne s’ouvrepoint, & qui renferme une graine sphé-rique blanchâtre, contenant une amandeou embryon blanc, courbé en spirale.

Culture. La basella se cultive dans lesjardins au Malabar. Elle est fort délicate,fe multiplie de graines, & plus volontiersde boutures, ce qui fe fait en roulantune branche en un cercle qu’on enfouiten terre. Lorsque ces branches touchentà terre ou fur un bois pourri, elles yprennent racine.

Qualités Cette plante est charnue ,succulente , & pleine d’une eau assezdouce, & d’une saveur comparable àcelle de la poirée , mais un peu infé-rieure. Elle lâche le ventre, & est peunourrissante. Dans toute l’Inde, le sucde son calice exprimé , donne une tein-ture rouge purpurine.

Usagee. On en mange les feuilles cuites& mêlées avec la brede ou le bajang,à-peu-près comme nous mangeons nosépinards.

BAS

On donne ses feuilles cuites ou leur dé-coction feulement aux enfants, pour leurlâcher le ventre : on leur applique aussi,pour le méme objet , un suppositoirefait d’un tronçon de ses tiges, ou bran-ches écorcées, & enduit avec de l’huile.Ses feuilles frottées d’huile de cocotier ,puis amorties légèrement sor le feu, &roulées entre les mains, s’appliquent furles ulcérés, sor les charbons, & autrestumeurs qu’elles font mûrir & aboutir.Le soc de ses feuilles fe. donne avec leJ autan , c’est-à-dire , l’eau de coco , & unpeu de soc du limon-swangì , pour relâ-cher le ventre des femmes enceintes quifont constipées, & qui ont à craindre laviolence des purgatifs. Le soc de cesmêmes feuilles est employé, mêlé aveccelui de Yain-pariti , efpece de ketnia ,par îes fages-femmes , pour relâcher &lubrésier le passage naturel, au momentde l’accouchement.

Remarques. Jean Comnrelin dit dansses notes, que la basella approche plusde la bryone que de la poirée : il est faciled’apprécier son sentiment d’après notredescription.

M. Linné avoit d’abord regardé cetteplante comme une efpece de cuscute , &il la désignoit en 1737 , dans son HortusClijfortianus , page 39, sous le nom decujcuta foliés Jubcordatìs ; mais en l’ap-pellant en 1767 , comme nous l’avonsdit, basella rubra , il la confond avec lagandola rubra de Rumphe , qui en dif-féré beaucoup, comme on va le voir.

Deuxieme efpece. IÍINDRA.

On voit encore aux Indes une secondeefpece de bajtlla , que les habitants deJava appellent kindra , & dont Rumphea fait graver une figure passable, quoi-qu’incomplette, au vol. V~. de son Her-barium Amboinicum , page 417, plancheCLIV, fig. 2., sous le nom de gandolaalba.

Elle est plus petite que la basella danstoutes fes parties, elle fe roule autour desplantes qui l’avoisinent, s’élevant à peineà la hauteur de cinq à six pieds. Ses tigesfont cylindriques, épaisses de trois à qua-tre lignes, & ses branches anguleuses, d©