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Tome quatrième.
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pelle en Marine , la grande voile & cellede Misene ; quelques-uns y ajoutent Tar-timon , qui ne doit pas y être comprisquand on dit amarres les bajjes-voiles ;car l’artimon n’a point de coiiets. {Z)

BASSEE , f. f. ( Commerce. ) mesuredont on se sert en quelques lieux d Ita-lie , pour mesurer les liquides. La bajjé’ede Verone est la sixième partie de laBrin te. Voyei Brinte. ( G)

* Bassée {la), Ge'og. ville des Pays-Bas François, au comté de Flandre , furles confins de l’Artois, & fur un canalqui se rend dans la Deule. Longit. 20.30. lat. 50. 53.

' BASSE-LISSE. Voye? Lisse.

_ * BASSEMPOÍN , ( Géogr. ) petiteville de France, dans la Gascogne.

* BASSENTO , ( Ge'og. ) riviere de laCalabre citérieure, qui passe à -Cosenze& se joint au Grate.

* BASSESSE , abjection , ( Gramm. )termes synonymes, en ce qu’ils marquentl’un & l’autre Tétât où Ton est : mais si.on les construit ensemble , dit M. l’abbéGirard, abjeclìon doit précéder bajj’ejse,& la délicateslè de notre langue veutque Ion dise, état d.'abjection , bajsejse4 ’état.

\d abjection se trouve dans T obscuritéoù nous nous enveloppons de notre pro-pre mouvement, dans le peu d’eítimequ’on a pour nous , dans le rebut qu’onen fait, & dans les situations humiliantesoù Ton nous réduit. La bassesse, continuele même auteur , se trouve dans le peu.de naissance , de mérite, de for tune, &

. ,de dignité.

Observons ici combien la langue feulenous donne de. préjugés, si la derniereréflexion de M. i’abbé Girard est juste.Un enfant , au moment où il reçoitdans fa mémoire le terme bassesse , lereçoit donc comme un signe qui doitréveiller pour la fuite dans son entende-ment les idées du défaut de naissance, demérite, de fortune, de condition & demépris : soit qu’il lise , soit qu’il écrive,soit qu il médite, soit qu’il converse , ilne rencontrera jamais le terme bassesse ,qu’il ne lui attache ce cortege de notionspusses ; & les signes grammaticaux ayantTome IV.

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cela de particulier, cn morale sur-tout,qu’ils indiquent non- feulement les choies,mais encore Topinion générale que leshommes qui parlent la même langue,en ont conçue , il croira penser autre-ment que tout le monde & se tromper,s’il ne méprise pas quiconque manque denaistànce, de dignités, démérité, & defortune ; & s’il n’a pas la plus hautevénération pour quiconque a de la nais-sance , des cignités , du mérite , & dela fortune ; & mourra peut-être , fansavoir conçu que toutes ces qualités étantindépendantes de nous, heureux feule-ment celui qui les possede ! II ne mettraaucune distinction entre le mérite acquis& le mérite inné ; & il n’aura jamais faqu’il n’y z proprement que le vice qu’onpuisse mépriser, & que la vertu qu’onpuisse louer.

II imaginera que la nature a placé desêtres dans Télévasion, & d’autres dans labassesse : mais qu’elîe ne place personnedans Xabjection ; que Thomme s’y jettede son choix, ou y est plongé par les au-tres ; & faute de penser que ces autresfont pour la plupart injustes & remplisde préjugés, la différence mal sondée quel’ufage de fa langue met entre les termesbassesse & abjection , achevera de luicorrompre le cœur & Tesprit.

La piété, dit Tauteur des Synonymes,diminue les amertumes de l’état dé abjec-tion. La stupidité empêche de son tir tousles désagréments de la bassesse d'état.L’esprit & la grandeur d’ame font qu’onse chagrine de T un, & qu’on rougit deTautre.

Et je dis moi que les termes abjection ,bassesse, semblent n’avoir été inventésque par quelques hommes injustes dansle sein du bonheur, d’où ils insultoient àceux que la nature, le hasard, A d autresj causes pareilles n’avoient pas égalementfavorisés ; que la Philosophie soutientdans Vabjeffion où Ton est tombé, &nepermet pas de penser qu’on puisse naîtredans la bassesse ; que le philosophe fansnaistànce, fans bien , fans fortune, fansplace , saura bien qu’il n’est qu’un êtreabject pour les autres hommes, mais ncfe tiendra point pour tel ^ que s’il fort