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Tome quatrième.
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BAS

aigu , c’est-à-dire , au-dessous de 60 de-grés : ou lorsque quelque obstacle qu’onïrouve dans le terrein ne permet pas dele terminer à l’ordinaire.

Le bastion régulier est celui qui a sesfaces égales, ses flancs de même , & sesangles de l’épaule & du flanc égaux entreeux : c’est celui qui se trouve dans lesfortifications régulières.

Le bastion irrégulier a de l’inégalitédans ses faces , ses flancs , ou ses demi-gorges, de même que dans ses angles duflanc & de l’épaule : c’est ce bastion quieít le plus ordinaire, parce qu’il s’em-ploie dans les fortifications irrégulieres ,qui sont bien plus communes que les ré-gulières. (Q)

* Bastion , se dit, en Médecine , desparties qui servent d’enveloppe & commede rempart i d’autres : tel est le thorax,par rapport a u cœur & aux poumons, &le crâne , qui semble fait pour défendrele cerveau.

* Bastion de France , ( Géogr. )place d’Afrique sur la côte de Barbarie,au royaume d’Alger , au nord - est deBonne.

* BASTOGNACK ou BASTOGNE ,(Géog.) petite ville des Bays-bas dansle duché de Luxembourg. Long. 23. 30.lat. 30. 10.

* BASTON, ( Géog. ) ville de l’Amé-rique septentrionale dans la nouvelle An-gleterre , mieux connue fous le nom deBoston.

BASTULE , f. f. ( Pêche. ) c’est uneespece de filet dont on se sert pourpêcher dans les étangs salés. L’ordonnancede 1681 fait défenses aux pêcheurs quise servent d’engins , appellés fichûres , deprendre les poissons enfermés dans les hasttules , à peine de punition corporelle. (Z)

* BASVILLE, (Géog.) ville de l’A-tnérique avec port , dans la Martinique.

* BASURURE , (Géog.) rivière deV Amérique méridionale dans le pays desCaraïbes : elle se jette dans la rivière desAmazones.

BAT , BATTOLOGIE , BUTU-BATA, ( Gram . ) En expliquant ce quec’est que battologie , nous ferons enten-dre les deux autres mots.

Tome IV-

BAT 521

Battologie , f. f. c’est un des vicesde rélocution ; c’est une multiplicité deparoles qui ne disent rien ; c’est uneabondance stérile de mots vuides de sens,inane nvultiloquiurn. Ce mot est grec,finrìoKoyt'ct , inanis eorundem repetuìo ;& stxoyìa , verbofus fum. Au ch. vj.de S. Matthieu, v. 7. Jesus-Christ nousdéfend d’imiter les payens dans nos priè-res, & de nous étendre en longs discours& en vaines répétitions des mêmes paro-les. Le grec porte , un /SetrloMy finie ,c’est-à-dire , ne tombes pas dans la bat-tologie ; ce que la vulgate traduit par no-lite multum loqui.

A l’égaid de l’étymologie de ce mot ,Suidas croit qu’il vient d’un certain Bat-tus , poète fans génie , qui répétoit tou-jours les mêmes chansons.

D’autres disent que ce mot vient deBettus, roi de Libye , fondateur de laville de Cyrene , qui avoir, dit-on , unevoix frêle & qui bégayois: mais quel rap-port y a - t-íl entre la battologie & lebégayement ?

On fait aussi venir ce mot d’un autreBattus , pasteur , dont il est parlé dans leII. livre des Métamorphosés d’Qvide , v.702. qui répondit à Mercure : stub Mismontibus , inquit, erant ù erantstub mon-tibus illis. Cette réponse qui réputé à-peu-près deux fois la même chose , donne lieude croire qu’Ovide adoptoit cette éty-mologie. Tout cela me paroi t puérile.Avant qu’il y eût des princes, des poètes ,& des pasteurs appelles Battus , & qu’ilsfustèntastèz connus pour donner lieu à unmot tiré de quelqu’un de leurs défauts, ily avoit des diseurs de rien ; & cette ma-niéré de parler vuide de sens, étoit con-nue & avoit un nom ; peut-être étoit-elledéja appellée battologie. Quoi qu’il ensoit, j’aime mieux croire que ce mot aété formé par onomatopée de bath , espe-ce d’interjection en usage quand on veutfaire connaître que ce qu’on nous dit n’eítpas raisonnable, que c’est un discours dé-placé , vuide de sens: par exemple , si l’onnous demande qu’a-t-il dit ? nous répon-drons bath , rien ; patipata. C’est ainsi quedans Fiante, (Pseudolus, act. I. fi. 3. )Calidore dit ; qui d opus est ? à quoi bon