526 BAT
»» un grand silence pour bien entendrepp le commandement, &: le faire exécu-», ter dans l’instant mëme. C’est une», chose essentielle pour bien combattre», l’ennemi & le prévenir dans ses dé-», marches.
>, Dans le temps même que l’on fait-, une disposition pour combattre , toutpp le canon de l'armée doit íe placer par„ brigade devant la premierc ligne , &pp autant qu’il est possible devant l’in-pp sauterie aux endroits les plus élevés,pp pour faire feu fur tout le front depp l’armée ennemie. Lorsque toutes lespp lignes s’ébranlent pour charger , l'on„ peut fe servir de petites pieces danspp les intervalles de i’infanterie , pour„ faire des décharges à portée de l’en-„ nemi, & rompre son premier rang;pp après cette décharge , les officiers d'ar-pp tillcrie les font rentrer aussi-tôt danspp l’intervalîe des deux lignes,'pour lespp faire recharger , & les avancer lorf-„ qu’on leur ordonne.
m II est très - important que les offi-„ ciers généraux expliquent à ceux quipp commandent les troupes fous eux, cepp qu’ils doivent faire pour attaquer l’en-pp nemi , suivant la disposition que lepp général a réglée, afin que dans unepp aííaire de cette conséquence , toutpp agisse & soit animé du même esprit,„ & qu’au cas que quelques officiers géné-», raux fussent tués ou blesses, on fûtpp toujours en état de suivre le mêmepp ordre pour combattre. 11 faut aussi quepp l’on lâche , en cas de besoin , le lieupp de la retraite , & l’ordre pour fe rai—pp lier de nuit ; ce font des choses troppp importantes pour les oublier.
pp On doit observer , lorsque les trou-r> pes vont au combat, de ne pas per-pp mettre que les officiers des régiments», détachent des soldats des compagniespp pour la garde de leurs équipages; onpp y laisse au plus les éclopés, & les va-», lets pour en avoir foin , avec un dé-», tachement de l’armée ; mais lorfqu’on», prévoit une action , il faut absolument», renvoyer au moins les gros bagages», fous une place , pour ne pas s’affoiblirj» inutilement Observations fur fart
BAT
de faire la guerre suivant les maximesdes plus grands généraux-
Le succès des batailles ne dépend pastoujours de l’habileté du général, & illui est difficile de fe trouver par-toutpour donner les ordres qui peuvent êtrenécessaires.
„ Lorsque deux armées s’ébranlent pour>p fe charger , dit M. le maréchal de Puy-" fégur , dans son livre de f Art de lapp guerre , _ que peut faire le général ?" courra-t-il le long de la ligne, ou ref-pp tera-t-il en place? il n’a pour lorspp d’autre avantage fur les officiers géné-pp raux inférieurs , que celui de com—p> mander par préférence les troupes quipp sont fous fa main. Pendant ce temps-„ là on vient lui dire qu’une telle par-pp tie de son armée a battu celle de l’en-pp nemi qu’elle avoir en tête , ou bien„ que fa gauche est en déroute , & quepp Pinfanterie qui la joignoit a ployé. Je” demande , dit toujours Pilluíìre maré-pp chai de Puy fégur, quelle part ce gé-" néraî peut avoir alors an gain ou à lap* perte de la bataille. Cependant pourpp marquer dans l'histoire la supérioritépp d’un général fur un autre, on dit qu’il„ l’a battu en bataille rangée , quoiqu’àpp dire la vérité, ce soient ces actions-lâ„ dans lesquelles le général a le moinspp de part. Ce sont, il est vrai, les pé né-pp raux qui choisissent les postes , & quipp ordonnent les dispositions pour com-», battre: mais l’exécution de leur ordre„ & faction sont totalement l’astàire des„ troupes , non-l’eulement dans les ar-», mées également étendues ; mais même„ dans celles dont les forces font fort„ différentes. ■
„ Auss les généraux qui n’ont pas gran-», de ressource dans leur savoir , préíé-„ rent-ils toujours les batailles aux au-», tres actions de la guerre, qui donnent„ moins au hasard & qui demandent plus„ d’habileté. Au contraire ceux qui sont,, savants dans la guerre , cherchent par», préférence les actions oà ils peuvent„ soutenir les troupes par leur intelli-„ gence & fans fe commettre aux évé-„ nements; ce qu’ils ne peuvent faire que?» c can d les armées *ont peu d’ttendue ì