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case, un bâton de cire d’Espagne ; cliezles Gantiers , un bâton à gants ; voyeç■plus bas , un bâton de jaune , pour l’ins-trument qui sert à mesurer les tonneaux ;un bâton de croijure,c\\c2 les HauteliJJiers ,pour la baguette qui tient leurs chaînes.croisées; chez les P alisiers & Boulangers ,un bâton , pour le morceau de bois quel’on met en-travers furie pétrin , & furfur lequel on meut le sas pour en tirerJa farine ; chez les Fondeurs , un bâton,pour le rouleau qui leur sert à corroyer^ensemble le sable & la terre qui entrentdans la façon de leurs moules. Foye £ lafuite de cet article.
Bâton , ( Hifi. anc. & mod. ) eu uninstrument dont on se sert ordinairementpour s’appuyer en marchant. Le cardinalBona observe dans son traité de Liturgies,qu’autrefois ceux qui se servoient de bâ-ton dans Péglise pour s’appuyer , étoientobligés de le quitter , & de se tenir de-bout seuls & droits dans le temps qu’onJisoit l’évangile , pour témoigner leurrespect par cette posture , & faire voirqu’ils étoient prêts d’obéir à Jesus-Christ,ét d’aller par-tout où il leur commande-roit d’aller.
,On se sert souvent austì d’un bâtoncomme d’une espece d’arme naturelle ,offensive & défensive. Les Lacédemo-niens ne portoient jamais d’épée en tempsde paix, mais se contentoient de porterun bâton épais & crochu qui leur étoitparticulier.
S. Evremont observe que chez les Ro-mains les coups de bâton étoient unefaçon modérée de punir les esclaves , &qu’ils les recevoient par - dessus leurshabits,
Les Maîtres - d’armes & les gens sus-ceptibles du point d’honneur , croyentqu’il est bien plus honteux de recevoirun coup de bâton qu’un coup d’épée ,à cause que l’épée est un instrument deguerre , & l.e bâton un instrument (fou-rrage.
Les loix de France punissent bien sévè-rement les coups de bâton. Par un regle-ment des maréchaux de France , fait enIÓÇ3, au sujet des satisfactions & répa-rations d’honneur , il est ordonné que
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quiconque en frappera un autre du ladton , lera puni par un an de prison, quipourra être modéré à six mois en payant3000 livres , applicables à l’hôpital le plusprochain : outre cela l’agresseur doitdemander pardon à genoux à foffensé,Ùc. tout prêt à recevoir de lui un égalnombre de coups de bâton ; & il y a cer-tains cas où ce dernier peut être con-traint de les donner , quand même il au-roit trop de générosité pour s’y refuserde luí-même.
Par un autre regîementdes maréchaux sdel’année 167c,, celui qui frappe du bâtonaprès avoir reçu des coups de poing dansla chaleur de la dispute , est condamné àdeux mois de prison ; & à quatre années,s’il a commencé à frapper à coups dspoing.
La loi des Frisons ne donne qu’un demi-fou de composition à celui qui a reçu descoups de bâton , & il n’y a si petite bles-sure pour laquelle elle n’en accorde da-vantage. Par la loi basique, si un ingénudonnoitfrois coups de bâton à un ingénu,il payoit trois fous ; s’il avoit fait coulerle sang, il e'toit puni comme s’il l’eût blesséavec le fer , & il payoit quinze fous. Lapeine & l’indemnité se mesuroient surla grandeur des bleslures. La loi des Lom-bards établit différentes compositionspour un coup , pour deux , trois , quatre ;aujourd’hui un coup en vaut mille.
La constitution de Charlemagne, in-sérée dans la loi des Lombards , veutque ceux à qui elle permet le duel, com-battent avec le bâton ; peut-être fut-ceun ménagement pour le clergé ; ou que,comme on entendoit l’usage des com-bats , on voulut les rendre moins san-guinaires. Le capitulasse de Louis leDébonnaire donne le choix de combat-tre avec le bâton ou avec les armes :dans la fuite il n’y eut que les serfs qujcombattissent avec le bâton.
Déjà je vois naître & se former lesarticles particuliers de notre point d’hon-neur , dit fauteur de Y esprit des lois ,tome II, p. 20z. L’acculateur commen-çoit par déclarer devant le juge qu’untel avoit commis une telle action , &celui-ci répondoit qu’il en avoit menti :