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fur cela le juge ordonnoit le duel. Lamaxime s’établit que lorsqu’on avoir reçuun démenti, il falloit se battre.
Quand un homme avoir déclaré qu’ilcombattroit , il ne pouvoir plus s’en dé-partir fans être condamné à une peine.Autre réglé qui s’ensuivit , c’est quequand un homme avoir donné sa parole,l’honneur ne lui permettoit plus de serétracter.
Les gentilshommes se battoient entr’eux& avec leurs armes ; les vilains se bat-toient à pié & avec le laton. Le bâtondevint donc un instrument outrageant,parce que celui qui en avoir été frappé ,avoir été traité comme un vilain.
II n’y avoir que les vilains qui combat-tissent à visage découvert, ainsi il n’yavoir qu’eux qui pussent recevoir descoups au visage : de-là vint qu’un souf-flet fut une injure qui devoir être lavéepar le sang , parce que celui qui l’avoit'“été traité comme un vi-
reçu , avoir
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une charrette tirée à six chevaux
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ïain. f
Voilà comment par des degrés insen-sibles se sont établies les loix du pointd’honneur, & avant elles les différencesentre les instruments contondants. Lehaton est devenu une arme déshonorantequelquefois pour celui qui s’en sert, &toujours pour celui avec qui l’on s’en estservi.
Bâton , ( Hifl . mod. ) est quelquefoisune marque de commandement y & unattribut de dignité ou d’emploi : tels quefont les bâtons de maréchaux de France,de maîtres d’hôtel , de capitaines desgardes , d’exempts, &c. Celui de maré-chal est fleurdelisé ; le roi l’envoye à celui qu’il éleve à ce grade militaire. Lesmaîtres - d’hôtel, les capitaines des gar-des , les exempts, &c. peuvent être mé-connus pour ce qu’ils font, s’ils s’expo-sent à sexercicc de leurs charges fansleurs bâtons : c’est - là Tissage principal dubâton .
BATON de gardes de nuit qui courentles rues de Londres en criant Pheure qu’ilest. Celui qui tient le manoir de Lam-
luiw -- deux
cordes , deux hommes armés de pié encap , pour garder la bâton quand on leporte à la ville d 'Aibridge , &c. Carnb.tit. Ejsex.
Bâton traînant , ( Hifl. mod. ) ouBATON A queue, Edouard I. roi d’An-gleterre , rendit fous ce titre un éditcontre les usurpateurs des terres , les-quels , pour opprimer les propriétairesvéritables, tranfportoient ces terres usur-pées à de grands seigneurs , contre ceuxqu’on louoit pour maltraiter & outragerles autres; contre les violateurs de lapaix, ravisseurs,incendiaires & duellistes;contre ceux qui vendoient à faux poids& à faustès mesures, & autres malfaiteurs.Cette efpece d’inquisition fut exécutéeavec tant de rigueur, que les amendes quien provinrent , apportèrent au roi destrésors immenses.
On appelloit juges à bâtons traînants ,ceux qui étoient chargés de T exécutionde cet édit, soit par rapport à la maniérérigoureuse & sommaire dont ils faifoiencleurs exécutions , soit par rapport au bâ-ton qu’ils portoient comme une marquede leur autorité, & qu’ils tenoient à la
main en jugeant les malfaiteurs. ( G )
boum dans le comté d’Estèxservice du bâton c’est-à-dire -,—obligé de fournir une charge de paille furTome IV.
doit lequ’il est
culiérementgural, appelfaçonné en crosse par le bout ; il servoità Taugure pour partager le ciel dans sesobservations. Celui de Romulus avoir dela réputation chez les Romains. Ceuxd’entr’eux qui ne se piquoient pas d’unecertaine force d’esprit, croyoient qu’ilavoir été conservé miraculeusement dansun grand incendie. Quintus tire de ceprodige , & de la croyance générale qu’onlui accordoit, une grande objection con-tre le pyrrhonisine de son frere Cicéron,qui n’y répond que par des principes gé-néraux , dont supplication vague seroitsouvent dangereuse : ego Philosophi nonarhitror tefìbus uti , qui aut cafit veri ,aut malitu. falfi fictique ejse pojsunt. Ar*gumentis & rationibus oportet , quartquidque ita fit , docere ; non eventis , iisprœje’tim quibus mihi non liceat credere...omiftc igitur lituum Romuli , quern ma -
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