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ximo in incendia negas potuifie comhurì...... Nil debet ejse in Philosophia com-
mentìtiis fabellis loci. Illud erat Pkilo-J'ophi , totìus augurii primum naturam
ipfiam videre , deìnde inventìonem , dtin-de conftantiam ... quasi quìdquam fit tamyalde , quàm nïhìl fiapere yulgare ? autquasi tibi ipfi in judicando placeat mul-titudo.
Cicéron a beau dire , il y a cent milleoccasions où la forte d’examen qu’il pro-pose ne peut avoir lieu ; où l’opiniongénérale , la croyance non interrompue& la tradition constante , sont des motifssuffisants ; où le jugement de la multitudeest austi sûr que celui du philosophe. Tou-tes les fois qu’il ne s’agira que de se ser-vir de ses yeux , sans aucune précautionantérieure , fans le besoin d’aucune lu-mière acquise , sans la nécessité d’aucunecombinaison ni induction subséquente,le paysan est de niveau avec le philosophe.Celui-ci ne Pemporte sur l'autre que parles précautions qu’il apporte dans l’usagede ses sens ; par les lumières qu’il a ac-quises , & qui bientôt ôtent à ses yeuxl’air de prodige à ce qui n’est que naturel ;ou lui montrent comme surnaturel ce quiest vraiment au-dessus des forces de lanature , qui lui font mieux connues qu’à
f >ersonne ; par fart qu’il a de combineres expériences , d’évaîuer les témoigna-ges , & d’estimer le degré de certitude ;& par l’aptitude qu’il a de former desinductions ou de la supposition ou de lavérité des faits.
Le bâton pafioral est de deux fortes :c’est ou celui qu’on voit dans les monu-ments anciens à la main des Faunes, desSylvains, en un mot des dieux des bois& des forêts ; il est long , noueux , &terminé en crostè : ou c’est la croise mêmeque nos,évêques portent à la main dansles jours de cérémonie. C’est un assem-blage de différentes pieces façonnées d’or& d’argent , entre lesquelles on peut dis-tinguer le bec de corbin ou !a crosse d’en-haut , les vases ; les fonds de lanterne,les dômes , les douilles , & les croi-sillons.
Il y a encore des bâtons de chantre &de confrairie. Le bâton de confrairie n’est
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autre chose qu’un long morceau de boistourné au tour, façonné , doré ou argen-té , à l’extrémité duquel est sixée l’imagedu patron de la confrairie.
Le bâton de chantre en usage dans quel-ques cathédrales, restemhie aíîèz au bâtonpafioral , quant à la richesse, & mêmequant à la forme , à l’exception qu’il n’estpas terminé en haut par la crosse, maisqu’il a quelqu’autre forme relative, soità la dignité du chantre, soit aux préro-gatives de l’église.
Bâton , en terme de Blason , sorte debande qui n’a qu’un tiers de la largeurordinaire. Voye\ Bande.
Le bâton ne va pas a’un côté à l’autrede l’écuíïbn, comme fait la bande oul’écharpe ; mais il est coupé court enforme de tronçon : il est d’usage pourmarquer la bâtardise. Il sert de brisureaux cadets puînés, pour distinguer lesbranches des grandes maisons. ( N)
La maison de Condé porte de Franceau bâton péri en bandes de gueules.
Le bâton de maréchal est d’azur seméde fleur de lys d’or.
Bâtons a deux bouts ; ce font delongs bâtons que les gardes des forêts& des parcs , &c. portent comme unemarque de leur emploi, & dont ils se fer-vent austi comme d’une arme.
Bâtons ou Baculi , en Pharmacie ,compositions façonnées en cylindre ,ayant la figure de bâtons. C’est ainsi quel’on figure les magdaléons des emplâ-tres officinales.
C’est fous cette figure que l’on met leschandelles galeniquts ou bougies médi-camenteuses. Voye\ Chandelle,Bougie.
C’est austi íbus cette forme que l’onréduit certaines préparations bechi-ques , ou que l’on ordonne dans latoux, comme le suc de réglisse de Blois,ses tablettes ou bâtons de sucre d’orge.V. Tablettes, Suc de Réglisse. >N)
Bâton d’^irpenteur, voye[ Equerred’Arpenteur. {E)
Bâton de Jacob , instrument donton se sert en mer pour mesurer la hau-teur des astres : on Pappelle autrementarbalefirille. V . Arbalestrille. (T)