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Tome quatrième.
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la musique Françoise auroit beaucoup plusbesoin que l’Itaíienne d’une mesure bienmarquée ; car elle ne porte point sa ca-dence par elle - même ; le mouvementn’en a aucune précision naturelle ; on lepresse , on le rallentit au gré du chan-teur. Tout le monde est choqué à l’o-péra de Paris du bruit désagréable & con-tinuel que fait avec son bâton celui quibat la mesure. Sans ce bruit personne nela sentiroit : la musique par elle-méme nela marque point -. aussi les étrangers n’ap-perçoivent - ils presque jamais la mesuredans les mouvements de nos airs. Si l’ony réfléchit bien , on trouvera que c’estici la différence spécifique de la musiqueFrançoise & de l’Italienne. En Italie lamesure est Paine de la musique ; c’est ellequi gouverne le musicien dans l’exécution:en France, c’est le musicien qui gouver-ne la mesure , & le bon goût consiste àne la pas laisser sentir.

Les anciens, dit M. Burette, battoientla musique en plusieurs façons : la plusordinaire consistoit dans le mouvementdu pied , qui s’élevoit de terre & la frap-poit alternativement, selon la mesure desdeux temps égaux ou inégaux. ( Voyt\RYTHME ) : c’étoit ordinairement lafonction du maître de musique appelléCoryphée, Ko?vtp*7; parce qu'il étoitplacé au milieu du choeur des musiciens,& dans une situation élevée, pour êtrevu & entendu plus facilement de toutela troupe. Ces batteurs de mesure se nom-moient en Grec toì'o'iíWo/ & vnfo^-íipoi ,à cause du bruit de leurs pieds ; a-vvlo-vífioi , à cause de l’uniformité , 5c si l’onpeut parler ainsi , de la monotonie durithme qu’ils battoient toujours à deuxtemps-Ils s’appelloient en Latin pedarii ,podarii , pedicularii. Ils garnissoientordinairement leurs pieds de certaineschaussures ou sandales de bois ou de fer,destinées à rendre la percussion rythmi-que plus éclatante , nommée en Grecxp'tv'&íÇtct Kpov'iïa.Ku ., Kpw'tráìa, j & en La-tin pedicula , Jcabella ou fcàbìlla , à causequ’ils ressembloient à de petits-marche-pieds ou de petites escabelles.

Ils battoient la mesure non-seulementssu pied , mais aussi de la main droite,Tome IV.

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dont ils réuniflòient tous les doigts pourfrapper dans le creux de la main gau-che ; & celui qui frappoit ainsi le ryth-me , s’appelloit manuduclor- Outre ceclaquement de main & le bruit de san-dale , les anciens avoient encore pourbattre la mesure , celui des coquilles ,des écailles d’huîtres , & des ossementsd’animaux , qu’on frappoit l’un contrel’autre , comme on fait aujourd’hui lescastagnettes , le triangle, & autres pa-reils instruments. (S)

Battre , a plusieurs sens dans le sssir-nege, où l’on dit qu’un cheval bat à la mainou bégaie , pour marquer un cheval quin’a pas la tête ferme , qui leve le nez,qui branle & secoue la tête à tout mo-ment en secouant sa bride. Les chevauxturcs & les cravates font sujets à battreà la main. Un cheval bat à la main ,parce qu’ayant les barres trop tranchan-tes il ne peut souffrir la sujétion du mors,quelque doux qu’il soit. Pour lui ôterl’envie de battre à la main ,& lui affer-mir la têt'e, il n’y a qu’à mettre fous sa; muserole une petite bande de fer plate& tournée en arc, qui réponde à une mar-tingale. Cet expédient au reste ne fait quesuspendre l’habitude ; car la martingalen’est pas plutôt ôtée, que le cheval re-tombe dans le vice. Voye ç MARTIN-GALE. On dit aussi, qu’un cheval batla poudre ou la poujjiere , lorsqu’il tré-pigne, qu’il fait un pas trop court, &avance peu : ce qui se dit de tous sestemps & mouvements. Un cheval bat lapoudre au terre-à-terre, lorsqu’il n’em-brastè pas assez de terrein avec les épau-les , & qu’il fait tous ses temps tropcourts , comme s’il les faisoit, dans uneplace. Ì1 bat la poudre aux courbettes,lorsqu’il les hâte trop & les fait tropbastès. Il bat la poudre au pas, lors-qu’il va un pas trop court, & qu’il avan-ce peu, soit qu’il aille au pas par le droit,ou fur un rond, ou qu’il passege. On ditenfin qu’un cheval bat d u flanc, quandil commence à être poussif. Le battementdes flancs du cheval est une marque deplusieurs maladies. Battre des flancs, c’estles agiter avec violence. (V).

Battre Veau, terme de cha£e\ quandDddd