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Tome quatrième.
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contrée de nos époux : il étoit tard; &les Dieux auroient passé la nuit exposésaux injures de Pair íi Philernon & tìaucisn’avoient pas été plus humains que lereste des habitants. Jupiter touché de lapiété de Philernon & de Baucis , & irritéde la dureté de leurs voisins , conduisitles époux fur le sommet d’une montagne,d’où ils virent le pays submergé , à l’ex-ception de leur cabane qui devenoit untemple. Jupiter leur ordonna de faire unsouhait , & leur jura qu’il seroit accom-pli sur le champ. Nous voudrions , di-rent Philernon & Baucis , servir les dieuxdans ce temple , nous aimer toujours , 6mourir en même temps. Ces souhaits mé-ritoient bien d’étre écoutés ; austi le fu-rent-ils. Philernon & Baucis servirentlong-temps les Dieux dans le temple ;ils s'aimeront jusque dans l’extréme vieil-lesse ; & un jour qu’ils s’entretenoient àla porte du temple , ils furent métamor-phosés en arbre. La Fontaine , Prior , &le docteur Swift, ont mis en vers cettefable : la Fontaine a célébré Philernon &Baucis , d’un style simple & naïf, fanspresque rien changer au sujet. Prior &Swift en ont fait 1 un & l'autre un poèmeburlesque & satyrique. La Fontaine s’estproposé de montrer que la piété envers lesDieux étoit toujours récompensée : Prior,que nous n’étions pas assez éclairés pourfaire un bon souhait ; Swift , qu’il y apeut-être plus d’inconvénient à changerune cabane en un temple , qu’un templeen une cabane. Que constructions danscette fable ! L’amour conjugal , la tran-quillité , & le bonheur , réfugiés dansune cabane ; la sensibilité que lesindigens&les malheureux ne trouvent que chez lespetits ; la cabane changée en temple, parceque les deux époux y rendoient par leurunion le culte le plus pur aux Dieux ; lasin plicité de leurs souhaits, qui montreque le bonheur est dans la médiocrité &dans l’cblcurité, & combien les hom-jnes font insensés de le chercher si loincï’eux-mcmes.

*BAUD, f. m. {Chase.) race dechiens cornants qui viennent de Barba-rie. Ils cl afiènt le cerf. Ils sont ordi-nairement tons blancs : on les app Ileaussi chiens muets, parce qu’ils cessent

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d’aboyer quand le cerf vient au change,

_ * BAUDEQUIN, f. m. ( Comm.) pe-tite monnoie de la valeur de six deniersou environ, ainsi appellée , à ce qu’oriconjecture, d’un bal aquin ou dais souslequel le roi y étoit représenté. Elle étoiten usage au commencement du quator-zième siecle.

* BAUDET, s. m. c’est ainsi que lesscieurs de planches appellent les tréteauxou chevalets sor lesquels ils placent leurspieces élevées pour travailler.

BAUDIR Us chiens , {Chase. ) c’est lesexciter du cor & de la voix. On bauditaussi les oiseaux.

* BAUDOSE, f. f. espece d’instrumentde Musique à plusieurs cordes, dont Ai-mery du Peyrat, abbé de Moi sac, faitmention dans une vie de Charlemagne ,manuscrite. Voye\ nss 134.3 de la biblio-thèque du roi, quidam baudojam concor-dabant.

BAUDRIER, s. m. c’est che^ les Cein-turiers , une bande de cuir large de qua-tre ou cinq doigts, le plus souvent en-jolivée , qui prend depuis I’épaule droite& se vient rendre au côté gauche , & quiest composée de la bande & de deux pen-dants , au travers desquels on passe l’épée.

Le Baudrier t Hist. anc.) est unepartie de l’habillement des gens de guerre,qui sert à porter leur épée. I es militai-res qui étoient admis aux festins de l’em-pereur ou des généraux d'armées, avoientcoutume de quitter leurs baudriers 011ceinturons avant que de se mettre à table.Trebellius Pollion rapporte que dans unrepas que l’empereur Gallien donnoit àplusieurs officiers, le jeune Salonin , filsde ce prince, leur enleva leurs baudriersdorés & constellés, auratos constellatos-que balteos. M. Baudelot, dans les Mé-moires de V N endémie des B elles-Lettres,croit que ces baudriers constellés étoientdes ceinturons chargés de pierres précieu-ses & de lames d’or & d’argent, fur les-que.les étoient gravées quelques figuresmystérieuses de signes célestes, suivant lesidées superstitieuses de la rhéologiepayenne, ou qui avoient été fabriquéessous l'aspect de quelques constellations.Tertullien en décrivant quelques ceintu-res , semble vouloir parler de ces ta lis—