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mïrablcs , servoicnt à faire voir, outrela vitesse des chevaux , l’adresie des con-ducteurs des biges , des quadriges , &c.dont la course, eutr'autres jeux, telsque lc faut, le disque , la lutte, l’efcri-me, faisoit le principal spectacle. Au-tour de ces chefs-d’œuvre . étoient lesstatues des grands hommes » &■ des demi-Dieux.
On conserve, dans le nouveau recueild’antiquités de !a ville de Bavay , latête d’un César en casque , trouvée dansles ruines de ce cirque , ainíì qu'u n brasdétaché de la statue de Vénus , tenanten main la fameuse pomme d’or, quePâris adjugea à fa beauté. Il y avoit dansFenceinte des vieux murs ruinés de Ba-vay , un palais , ou du moins un superbemonument, érigé en í’honneur de Tibè-re , lors de son arrivée en cette ville :ies statues de cet empereur & de Livic,fa mere, en marbre blanc, y étoientplacées , avec rinícription suivante :Ttberio Cœsari , Augusti filio , dìvi ne-poti , adventui ejus , sacrum, hoc C tuasLicinius curavit fieri yoluntarios navos( pour voUintanus navos ). La pierre quinous a conservé cette inscription , & quiest placée dans la muraille qui entourek maison des Oratoriens , auílì bien queles deux statues , qu'on peut voir aux deuxcôtés de la grille, nous attestent l’entruetriomphante de Tibere à Bavay , versFan 12 de l’ere chrétienne : car , i°. dansFinscription que nous venons de rappor-ter , Tibere n’est point appelle TiberiusClaudius Nero , mais Tiberius Cœsar.Ainsi , ce fut après son adoption parAuguste, & conséquemment après la mortde Caïus & de Lucius , César, fils d’A-grippa, qui avoient été adoptés avant lui,que cet empereur sit son entrée à Ba-vay ; 2®. comme il n'est point nomméAuguste , mais feulement César , quiétoit regardé comme l’héritier présomp-tif de l’empire, on a droit de conclureque ce tut avant Fan 14, ou régnoitTibere ; s. Finscription ne porte pointJìivi filio, mais Augusti filio : ainsil’époque de son entrée en cette ville doitêtre placée avant l’apothéose d'Auguste :car depuis que ce dernier fut mis aunombre des Dieux, on voit constamment
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stir les médailles de Tibere , TiberiusCœsar , divi Augusti filins Augusius. Letemple de Mars fut démoli en 1633. HorsFenceinte des vieux murs , vers ia porteFarnars , est le petit village Fannar ,Fanum Martis , à une lieue & demie deBavay.
Plusieurs sputerrains dans les environsde Bavay appellés trous Sarrasins , deuxconduits fous terre , pour faire palier desvivres aux forteresses voisines , grandnombre de puits de huit à douze piedsde diamètre, situés à cent pas de dis-tance les uns des autres, à un quart delieue de tous côtés , prouvent l'étendusde Bavay , & la population de ses habi-tants réduits aujourd’hui à quelques fa-milles renfermées dans des vieux mursqui menacent ruine.
Cette ville appellée par Jean de Mar-chiennes la grande Belgie , par Miraus laRome Belgique , & par d’autres auteurs,la deuxième Troye , doit avoir été ruinée,ou fous Probus, lorsque les Barbares pri-rent 60 villes en 279 , ou sous le tyranMaxime , en 308 , ou fous les Vandalíesen 30S , temps où , selon S • Jérôme ,les villes des Pays-Bas furent saccagées ,ou fous les Francs, en 418 , qui donnè-rent le coup fatal à Bavay. Voye1 Joua iEncycl. avril & mai 1773. II. est assezsingulier , que Baudrand , & après luiMoreri , même dans la belle édit. deHollande en 8 vol. 1740 , disent queBavay est le lieu où Clodius sot tué patMilon. C'est à Bovillce , comme ils reve-noient à Rome, Fun dc Lanuvium , &l’autre d' Aride ,. tous lieux bien éloignésde Bavay & de la Belgique. (C )
* BAUBIS , chiens , ( Chase. ) c’estainsi qu’on appelle des chiens dressés aulíevre , au renard & au sanglier. On leurcoupe, presque toute !a queue. Ils sontplus bas de terre & plus longs que lesautres , de gorge effroyable. Ils heurlentsor la voie. Ils ont le nez dur , & le poildemi-barbet.
* BAUCTS & PHILEMON. ( Myth.)
Il y eut autrefois dans une cabane de laPhrygie un mari & une femme qui s’ai-nioient : c’étoient Philemon & Baucis.Jupiter & Mercure parcourant la terreen habit de pèlerins , arrivèrent dans la
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