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Tome quatrième.
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en un baume scion l’art. II est propre ,pour modifier les plaies & les ulcérés, jpour les incarner & les cicatriser , con-tre la morsure des bêtes venimeuses :on en fait chauffer , & on en met dansla plaie avec la barbe d’une plume.

Ce baume a été inventé en premierlieu par M. Duclos, Médecin de Mets;Mademoiselle Feuillet l’a fait appeller deIon nom , l’ayant mis en vogue à Paris.Lemery, Pharmacop. univers.

Baume vulnéraire', prenez essence demyrrhe , succin , gomme élémi, santalrouge , baume du Pérou , de Tolu, huiled’armoise , sommités de mille-feuilles ,d’hypericum , de chaque une once : onmêle ces drogues avec cinq quarteronsd huile & de vin , & on en fait un baumeexcellent en les digérant fur un feu mo-déré. Hoffmann les dillille & en tire unesprit qu’il préféré au baume de Lucatelli.

Ce baume est un excellent vulnéraire& stomachique ; on en peut user intérieu-rement comme extérieurement.

On n’auroit jamais lait, fi on vouloitdétailler tous les baumes artificiels quiont été découverts par les auteurs quinous ont laiffé des dispensaires. Lemeryen compte soixante-treize especes diffé-rentes dans fa Pharmacopée universelle ,en y comprenant quelques-uns de ceuxdont nous avons parlé plus haut. On entrouve un grand nombre d’autres dans lesdispensaires étrangers. (N)

* Baume ( la sainte ) , grotte fur unemontagne de France en Provence , entreAix , Marseille & Toulon. Ce lieu esttrès - fréquenté, parce que les peuplessent imbus du préjugé que la Magdeleiney est morte.

Baume les Moines ou les Mes-sieurs , ( Géog. ) Balma , abbaye deFrance en Franche* Comté près Lons-Saunier, diocèse de Besançon. Elle sub-íìstoit dès le septième siecle sous la régléde saint Colombam ; saint Benoît d’A-niane en Soo y mit la réforme & le B.Besnon vers 900. Le corps de S. Maur ,abbé de Glanseuil, y fut mis en dépôtdurant les ravages des Normands. Onvoit dans l'église fous le voc. de saintPierre, les tombeaux en marbre de Re-naud de Bourgogne , comte de Monbe-liard, de Gérard de Vienne & d’Alix sa

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femme, de Gauthier de Vienne , seigneurde Mirebel, d’Aimé de Châlon, de Guil-laume Poupet, & de Jean de Wateville,tous trois abbés commendataires. L’épi-taphe de ce dernier, composée par lui—même, est singulière.

If A t US ET BURGUNDUS INARMISGaLI.US IN ALB 1 SIN CuRIA RIìCTUS

Presbytes, abbas adest.

II avoit servi en Italie & en Bourgo-gogne, avoit été chartreux en France,puis maître des requêtes au parlementde Dole, enfin prêtre & abbé. PeliíTona tracé le portrait de cet abbé dans farelation du siégé de Dole en 1668 : ilétoit frere du baron de Wateville , am-bassadeur d’Espagnc en Angleterre, quiprit le pas fur celui de France en 1661.Cette abbaye occupée par des Bénédic-tins de la congrégation de Cluni, nereçoit pour moines que des nobles detemps immémorial.

Voyei Dunod, Hifl. de la Franche-Comté, T. I, in~âs. pag. H<o à 136.(C)

Baume les Dames , ou les Non-nains , (Géog-) Balma , petite villede France cn Comté près du Doux, avecbailliage, tire son"origine d’une abbayede chanoinesses qu’on croit fondée aucinquième siecle par saint Romain, abbéde Condat. M. Dunot pense que les sei-gneurs de Neuchâtel en font fondateursau septième siecle. Charlemagne & Louisle Débonnaire en parlent dans leurs ca-pitulâmes ; on n’y reçoit que des demoi-selles; il n’y a qu’onze prébendes, fansles nieces ou novices. Les dames deBaume font associées à celles de RemL-remont.

* B aUNACH , ( Géog. ) rivière de Fran-conie.

BAVOIS , f. m. ancien terme de Mon-noie , étoit la feuille du compte ou l’onmarquoit dévaluation des droits de sei-gneuriage , foiblage, brassage , &c. selonle prix courant que le prince par ses ordon-nances , avoit prescrit pour l’or, pourl’argent, & pour le billon en œuvre ouhors d’œuvre.

BAVOLET, f. m. ( terme de Mar -Fffs L