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Tome quatrième.
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chaude de mode. ) c’est la seconde pieced’une coëfture, mais qui n’a point de bar-be , & qui forme feulement le dessus detête; au reste ce bavolet est garni & plissécomme la piece de deíïòus ; c’est auísi furlui que l’on monte le fer qui forme legros pli d u milieu.

*BAUSK, ( Ge'og. ) ville importantede Curlande , fur les frontières de Polo-gne au Nord , fur la rivicre de Mufza.Long. 4,2. 14. lat. 56. 30.

* BAUTZEN ou BUDISSEN, (Geo-graph .) ville d’AHernagne, capitale dela haute Luface, fur la Sprée. Long. 32.13. lat. yi. jo.

*BAXANA, plante Indienne, ainsicaractérisée dans les auteurs , baxana ,arhor fruchi venenato , radice venenorumantidoto.

Baxana , arbre à fruit vénéneux , &à racine anti-vénéneufe ; on le trouve àQueyonne , proche Ormux. On dit queson fruit suffoque, en quelque petitequantité qu’on en prenne , & que sonombre est mortelle si l’on s’y tient pen-dant un quart-d’heure : mais Ray traiteces effets de fable , fur ce que dans d’au-tres contrées on attribue à la racine , auxfeuilles & au fruit du même arbre, despropriétés salutaires. Au reste que cetarbre soit ou aussi pernicieux du ausliutile qu’on le dit, il n’est pas moins cons-tant qu’il en fau droit une autre descrip-tion que la précédente ,/6c que tant qu’uneplante, étrangère sur-tout, ne nous ferapas mieux connue que par une phrase,telle que la précédente, c’est précisémentcomme si elle n’existoit pas.

* BAXEA, ( Hist. anc. L' Antìq. ) es-pece de chaussure ancienne , du nombrede celles qui s’atrachant fur le pied avecdes bandes , ne le couvroient pas entiè-rement. Plante en a fait mention : maison croit que le baxea de Plaute étoit uneforte de sandale à l’ufage des philosophes.Arnobe parle de baxées faites de feuillesde palmier.

* BAYA ou BAJA, (Géog.) ville deîa basse Hongrie, dans le comté de Bath,près du Danube. Long. 37. lat. 4 6. zy.

BAYANISME, ou BAIANISMF.,€ m. {Hist. ecclef 6 Theol.) erreur deLaïus & de ses disciples.

Michel Palus ou de Bay, né en 1513 à

B A U

Meîin, dans le territoire d’Ath en Haí-nault, après avoir étudié à Louvain &pasië successivement par tous les gradesde cette université, y reçut le bonnetde docteur en iyyo, & fut nommé Tan-née suivante, par Charles V. pour y rem-plir une chaire d’Ecriture sainte , avecJeanHestèls, son compagnon d’étude &son ami. 11 enseigna dans ses écrits & fitimprimer diverses erreurs fur la grâce,le libre arbitre, le péché originel, lacharité , la mort de Jesus-Christ , Ùc.Elles font contenues dans 76 propositions,condamnées d’abord en 1 y 67 par le papePie V.

On peut rapporter toutes les proposi-tions de Baïus à trois chefs principaux.Les unes regardent l’état d’innocence ;les autres l’état de nature tombée ou cor-rompue par le péché ; & les autres enfinl’état de nature réparée par le fils de Dieufait homme & mort en croix.

10. Les anges & les hommes sont sortisdes mains de Dieu justes & innocents tmais Baïus & ses disciples ont prétenduque la destination des anges & du pre-mier homme à la béatitude céleste, que lesgrâces qui les menoient de proche enproche à cette derniere fin, que les mé-rites qui résultoient de ces grâces, & Jarécompense qui étoit attachée à ces mé-rites , n’étoient pas proprement des bien-faits non dûs ou des dons gratuits ; queces dons étoient inséparables de la condi-tion des anges & du premier homme, &que Dieu ne les leur devoir pas moinsqu’il devoir à ce dernier la vue, l’ouie,& les autres facultés naturelles. Tout celaest appuyé fur ce principe fondamentalde Baïus, que ce n’est point par une des-tination accidentelle & arbitraire que lavision ou jouissance intuitive de Dieu aété préparée aux anges & au premierhomme, mais en vertu du droit de leurcréation en l’état d’innocence, & parune fuite de leur condition naturelle rqu’une créature raisonnable & sans tachene peut avoir d’autre fin que Ja visionintuitive de son Créateur ; que par con-séquent Dieu n’a pu , sans être lui-mèmefauteur .du péché , créer les anges & lepremier homme que dans un état exclu-sif de tout aine , ni par conséquent les.destiner qu’à la béatitude céleste : que