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Tome quatrième.
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B A Y

B AY ART , s. m. terme de rivìere , ins-trument qui sert à deux hommes pour por-ter différens fardeaux.

BAYE ou BAIE, s. f. ( Marine.) c’estun bras de mer qui se jette entre deuxterres , & qui s’y termine en cul-de-sac ,par un ventre ou enfoncement plus grandque celui de Panse , & plus petit que celuidu golfe. Voyei Baie. ( Z)

BAYES , f. f. ( Marine. ) baye d'unvaisseau , ce font les ouvertures qui se fontdans fa charpente , comme celles des écou-tilles, les trous par où les mâts passent,&c. s Z )

* Baye de tous les Saints; (Géog)grande baie fur la côte méridionale du Bre-lìl, proche Saint-Salvador.

* BAYELTE , f. f. (Commerce.) ef-pece de flanelle grossière & fort large ,dont on fabrique en plusieurs endroits deFrance : elle est faite de laine non croisée,fort lâche, & tirée à poil d’un côté.

* BAYEUX , ( Géog.) ville de Francedans la Normandie, capitale du Beífin, furla rivìere d’Aure. Long. z 6’. 57. 9. lat.49. 16. 50.

* BAYON, ( Géog.) ville de Lorrainefur la Moselle , à cinq lieues de Nancy.

* B A YONNE , voye\ Baionne.

BAYONNETTE , s. f. ( Artmilit.)

dague courte , large, façonnée en formede lancette, ayant au lieu de poignée unmanche creux de fer , pour la fixer aubout d’un mousquet, de sorte qu’elle n’em-pêclie ni de tirer , ni de charger.

Les bayonnettes font d’un grand usageaux dragons & aux fusiliers, lorfqu’ils ontconsommé leurs provisions de poudre &de balles.

On dit que la bayonnette a été inventéeâ Bayonne. Les troupes Françoises fonttrès-redoutables la bayonnette au bout dufusil.

On se sert du même instrument à la chassedu sanglier : mais on le fait plus grand pourcet exercice que pour le service militaire.

* BAZ, ( Géog.) petite iíle à l’occidentde l’Irlande, vis-à-vis le comté de Def-mond en Mommonie, au nord de la baiede Dmgle. Les Irlandois la nommentmasqua.

Tome IV.

BAZ 601

* BAZA ou BASA , ( Géog. ) villed'Espagne au royaume de Grenade près duGuadalentin , fur les limites de la Murcie& de la Castille.

* BAZAC , f. m. ( Commerce.) cotonfilé très-beau & très-fin qui vient de Jéru-salem , ce qui l’a fait appeller coton deJérusalem : il y a le demi & le moyenbaqac , qui font d’une qualité fort infé-rieure au ba^ac simple ou de ía premieresorte.

* BAZADOIS ( LE ), Géog. provincede France qui fait partie de la basse Gas-cogne, entre la Guienne propre , I’Agé-nois , & le Condomois. Bavas en est lacapitale.

BAZALTE ou BASALTE, (Hifi. nat.)Les naturalistes ne font pas d’accord furles substances auxquelles on doit donnerparticulièrement ce nom ; quelques-uns ledonnent indistinctement à plusieurs pierres,qui paraissent cependant très-díssérentesentre elles : telles que les macles , lespierres de croix, les fchorls , les amiantes,les grenats, la tourmaline, la pierre detouche, & le basalte prismatique en grandesmasses, connu aussi fous le nom de pavéde la chaussée des géants ; d’autres croientque ce nom ne doit uniquement s’appliquerqu’à ces mastès énormes qui offrent desprismes de différentes longueurs, continusou articulés , & à quatre, cinq , six ou septpans.

On n’est pas plus d’accord fur leur origine.Ceux qui les rangent dans la même claíïèque les grenats , semblent les regardercomme une crystallisarion faite par la voiehumide, c’est-à-dire dans un milieu aqueuxcomme les crystaux fpalts , & v. D’autrescroient que les basaltes font le résultat desfeux souterrains , vomis par les Voleansfous la forme de lave , qui a coulé & quis’est crystallife'e , ce qu’il est fort difficiled’admettre quant à la crystallisarion, vu quepour qu’un corps puistè fe crystallifer , illui faut un repos parfait ; ce qu’on ne peutpoint présumer d’une substance qui estdans un bouillonnement continuel, & aussiconsidérable qu’est la lave qui coule.

Un troisième système que nous ajouteronsà ceux-là, est celui qui ne donne premiè-rement le nom de basalte qu’à ces substances

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