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coeurs in circoncis, vous résistez toujours 'à PEsprit saint ; & à ce pastage de S. Paul,vidât t ne quis vestrûm dejit gratiœ Dei.faites qu’aucun de vous ne résille à làgrâce de Dieu.
Troisième proposition : ad tncrendumvel demerendum ìn fiat u naturœ lapsœ ,non requiritur in homine libertas d ne-cestitate , fed sustlcit libertas à coaclione.Dans l’état de nature tombée, l’hommepour mériter n’a pas besoin d’une libertéexempte de nécessité , il lui suffit d’uneliberté exempte de contrainte.
On ne lit pas cette proposition dansJansénius , mais celle-ci : l’homme est li-bre , dès qu’il n’est pas contraint. Lanécessité simple, c’est-à-dire la détermina-tion invincible qui part d’un principe ex-térieur , ne répugne point à la liberté.Une œuvre est méritoire ou déméritoire,lorsqu’on la fait sans contrainte, quoi-qu’on ne la fasse pas fans nécessité. Voy.lìb. VI. de grat. Christ. C’est la fuite dupenchant de la délectation victorieuse, oùl’homme mérite & démérite, quoique sonaction exempte de contrainte ne le soit pasde nécessité.
La proposition troisième fut déclaréehérétique ; car il est de foi que le mouve-ment ds la grâce efficace même n’emportepoint de nécessité.
Luther & Calvin n’avoient admis dansl’homme de liberté que pour le physiquedes actions. Quant au moral , ils préten-doient que l’exemption de contrainte suf-fisoit; & que quoique nécessité, on pour-roit mériter ou démériter ; le concile deTrente avoit anathématisé ces erreurs.
Quatrième proposition : Jemi-pelagia-rti admittebant prœvenientìs gratiœ necej-fitatem adfingulos aclus , etiam adinitiurnfidei ; & in hoc eranthœretici quod vellenteam gratiam talent este oui pojfiet humanavoluntas refistere yelobtemperare. Lesse-mi-péíagiens admettoient la nécessité d’u-ne grâce prévenante pour toutes les bon-nes œuvres, même pour le commencementde la foi ; & ils étoient hérétiques , en cequ’ils pensoient que cette grâce étoit telleque la volonté de l’homme pouvoit s’ysoumettre ou y résister. _ i
La premiere partie de cette proposition 1est un fait, & on lit dans Jansénius liv. [
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VII. Ù VIII. de Ihères pelag. Il n’efî pasdouteux que les demi - Pélagiens n’aientadmis la nécessité d’une grâce actuelle &intérieure pour les premieres volontés decroire , d’espérer , &c.
Cette opinion de Jansénius fur le sémi.pé-lagianisme est regardée par tous les Théo-logiens comme contraire à la vérité & à lal’autorité de S. Augustin, & la qualité defaujfe de la censure tombe là-deíîùs.
Quant à la seconde partie qui concernele dogme , elle a été qualifiée d’ hérétique.Ainsi il paroît qu’il falloit dire , i p . queles sémi-Pélagiens n’ont point admis la né-cessité d’une grâce intérieure pour le com-mencement de la foi; i°. que, quand ils l’au-roient admise, ils n’auroient point erré e»prétendant que cette grâce étoit telle quela volonté pût y consentir ou la rejetter.
Cinquième proposition : femi-Pelagia-num efidicere Christumpro omnibus homi-nibus mortuum este aut stanguìnem sudiste.C’est une erreur demi-pélagienne que J. C.est mort pour tous les hommes, ou qu’ilait répandu son sang pour eux.
Jansénius dit, de grat. Christ, lib. III.cap. ij. que les peres, bien loin de penserque J. C. soit mort pour tous les hommes,ont regardé cette opinion comme une er-reur contraire à la foi catholique, & quele sentiment de S. Augustin est , qu’il n’estmort que pour les prédestinés, & qu’il n’apas plus prié son Pere pour le salut des ré-prouvés que pour le salut des démons.
Le symbole de Nicée a dit, quipropternos homines & propter nofiram falutemdescendit de cœlis . . ìncarnatus est.. pajsusest.. &: la cinquième proposition fut con-damnée comme impie, blasphématoire &hérétique.
Cependant M. Bossuet dit, justif. desréfl. moral. p. 67. qu’il ne faut pas faire unpoint de foi également, décidé de la vo-lonté de sauver tous les justifiés , & decelle de íauver tous les hommes.
Telles font les cinq fameuses proposi-tions qui donnerent lieu à la bulle d’Inno-cent X. à laquelle on objecta que les cinqpropositions n’étoient pas dans le livre deJansénius , & qu’elles n’avoient pas étécondamnées dans le sens de cet auteur, &l’on vit naître la fameuse distinction dufait & du droit.
BAYART,