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Tome quatrième.
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De tout cela M. le Camus conclut, qu-ela matière à laquelle on doit donner le nomde basalte est une véritable lave compacte ,qui a coulé en crès-grande quantité, & quia éprouvé en íe refroidistant le même retraitque l’argile éprouve en se séchant ; lequeloffre différentes formes prismatiques quar-rées , pentagones , &c. la forme fous la-quelle cette matière fe rencontre , est donctrès-indifferente.

Ce qui peut caractériser cette lave , c’estqu’elle est extrêmement compacte , consé-quemment très-pesance, d’un gris plus oumoins noir ; ce qui vient du mélange ou dudegré de fusion qu’elle a éprouvée. SuivantM. Sage , le basalte exposé à faction d’unfeu violent, donne, ainsi que la lave poreuse,un émail noir.

On objectera peut-être que l’histoire ,ne fait mention d’aucun Volcan dans lesendroits où fe trouvent actuellement desbasaltes, comme dans le Vivarais, dansP Auvergne en France , dans le Vicentinen Italie , dans l’Allemagne proche leRhin , & que les masses énormes qu’ossrentces basaltes , ne peuvent avoir été vomiespar des Volcans. M. le Camus fe tait parrespect, dit-il, pour notre raison , sur lesépoques où les Volcans ont brûlé , & oùils fe font éteints ; mais quant à la secondeobjection, il sait voir qu’c n 1669 , l’Etnavomit un courant de matières enflammées,qui donna naistànce à un courant qui avoirsix milles de largeur , íìx toises d’épaistèur& quatorze milles de longueur. Or si en1669, un volcan a pu arracher de l’intérieurde la terre une telle quantité de matière ,d’autrcs Volcans, dans un temps où le globeétoit plus compacte, ont pu certainementen arracher une plus grande quantité, d’au-tant que l’on fait que les Volcans actuelsn’ont plus la même activité , ils ne jettentpas autant de matières qu’ils en ont jetéjadis.

Nous renverrons donc aux articlesSCHORL, AMIANTE, GRENAT, &c.à parler de ces matières , non comme desespeces de basaltes , mais comme des ma-tières qui en font totalement distinctes, &nous ne ferons point ici de différence.entreles basaltes , dont les prismes ont quatrepans, & ceux qui en ont cinq, six ou sept :

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ces formes n’étant qu’acciden telles , lamatière au fond étant absolument la

même.

BAZAR ou BAZARI, (Commerce.ylieu destiné au commerce parmi les Orien-taux , particulièrement chez les Persans»Les uns font découverts, comme les mar-chés d’Europc , & fervent aux mêmesusages, mais seulement pour y vendre íesmarchandises les moins précieuses & deplus grand volume ; les autres font couvertsde voûtes fort élevées , & percées par desespeces de dûmes qui y donnent un jour :c’est dans ces derniers où les marchands depierreries, de riches étoffes , d’orfevrerie,& d’autres semblables marchandises , ontleurs boutiques : quelquefois même les es-claves s’y vendent , quoique ce barbarecommerce fe faste auffi dans les bazars dé-couverts. Furetiere dit que ce terme estpurement Arabe , & signifie achat &échange de marchandise , & fe dit parextension des lieux où fe fait le trafic.

Le ba\ar ou maidan d’ispaham est unedes plus belles places de toute la Perse , &forpastè même toutes celles qu’on voit enEurope : mais nonobftantfa grande magni-ficence , il faut avouer que le baryir deTau ris est la place la plus vaste que l’onconnoistè : on y a plusieurs sois rangé trentemille hommes en bataille. Il contient plusde quinze mille boutiques , & pastè fanscontredit pour le plus superbe de !a Perse.On appelle dans cette derniere ville leba\ar des pierreries, kaiseiié, c’est-à-diremarché royal. Voye\ M AI DAN. s GJ

* BAZARIE , (Hist. anc. &' Géog.)province des Scythes dont les habhansíòrmoient des parcs de bêtes fauves & d’au-tres animaux : ils choisisiòient pour ceteffet de grandes forêts arrosées d’eau, ilsles fermoient de murailles, & les garnií-soient de tours où les chafíèurs fe reti-roient. Alexandre le grand entra dans unde ces parcs où l’on n avoir point chastedepuis quatre cents ans , & y fut attaquépar un lion qu’il eut le bonheur de tuer.

* BAZAS , (Grog.) ville de France,capitale du Bazadois en Gascogne , fur unrocher. Long. ij. zo. lat. 4u., zo.

! * BAZAT , f. m. coton qui vient ds

1 Le^ de : il y a le baryit de la premiers

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