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BEAUPRÉ , s. m. (Marine.) c’est un jmât qui est couché sur l’éperon à la prouedes vaisseaux ; son pie est enchâssé sur lepremier pont, au dessous du château d’a-vant, avec une grande boucle de fer , &deux chevilles auffi de fer , qui sortententre deux ponts. Voye ç la position dece mât & ses dépendances , Fl. I. enZ. Voyei aussi la PI, IV. fig. premiere ,n°. zoi. Ces figures donneront une idéeplus claire de ce mot & de ce qui le con-cerne , qu’un discours plus étendu.
Le beaupré s’avance au delà de la proue ;il est couché fur l’étambraie , & passe audelà de l’éperon autant qu’il est nécessairepour donner du jeu à la voile , afín qu’ellene s’embarrasse point avec l’éperon ; il estappuyé fur l’étrave ou accotté fur un cous-sin , & couché fur l’étambraie. (FL IV-fig. z. n°. z z o.) Quelquefois il passe entreles bittes , & son pié est contre le mât demisene, Raffermissant ainsi l’un & l’autre ;car sans cela on pourroit ne pas entrer lebeaupréCi avant dans le vaisièau. Il y a aumât de misene un gros taquet, qui entredans les petits blocs avec une entaille , &qui vient finir fur ce beaupré. Il a 12. poucesde large, & 4 pouces d’épais, avec uncollier de fer fur le bout.
Pour affermir encore le beaupré , on lesurlie , & on couvre d’une peau de moutoncette liure ou saisine, asm de la conserver.Cette liure ou saisine tient le beaupré avecl’aiguille de l’éperon.
Beaupré sur POUPE , terme de Ma-rine , pour dire qu’un vaisseau se met leplus près qu’il peut de l’arriere d’un autre.
Fajser sur le beaupré d’un autre vaisseau.Voyez; P Àsser.
Périr beaupré , perroquet de beaupré ,tourmentai ; c’est le mât qui est arboré furla hune de beaupré.
Voile de beaupré , voyer ClVADIERE.
C z )
BEAUPREAU, (Géog.) petite ville deFrance , dans l’Anjou, fur la Leure, avectitre de duché-pairíe , porté par la maisonde Villeroy. Elle a deux églises de pa-roisse & une collégiale, elle est à sept lieuessud-ouest d’Angers. (D. G-)
BEAU-REVOIR, f. m. se dit, en termede Chassé , de faction du limier lprsqu’étantTome IV.
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sur les voies il bande fort fur la béte & furle trait.
* BEAUTÉ , si si terme relatif; c’est lapuiflànce ou faculté d’exciter en nous laperception de rapports agréables. J’ai ditagréables , pour me conformer à l’accep-tion générale & commune du terme beauté;mais je crois que, philosophiquement par-lant , tout ce qui peut exciter en nous laperception de rapports, est beau. Voyeç(article BEAU. La beauté n’est pas l’objetde tous les sens. II n’y a ni beau ni laidpour l’odorat & le goût. Le P. André , Jé-suite , dans son Essai fur le beau, jointmême à ces deux sens celui du toucher :mais je crois que son système peut êtrecontredit en ce point. II me semble qu’unaveugle a des idées de rapport, d’ordre ,de symmétrie , & que ces notions sont en-trées dans son entendement par le toucher,comme dans le nôtre par la vue , moinsparfaites peut-être & moins exactes : maiscela prouve tout au plus que les aveuglessont moins affectés du beau , que nous au-tres clair-voyans. Voye; l’article AVEU-GLE. En un mot , il me paroît bien hardide prononcer que l’aveugle statuaire quifaisoit des bustes ressemblans, n’avoit ce-pendant aucune idée de beauté.
§ BEAUVAIS , Bellovacum , C césar0^rnagus , ( Géog.) ville capitale du Beau-voiíìs, à 16 lieues de Paris : la cathédrale ,fous le nom de S. Pierre, a un chœur re-marquable. 11 fut commencé en 1391. 8.Lucien , martyr au troisième siecle , estregardé comme l’apôtre du pays : il y a euquatre-vingt-onze prélats. Cet évêché a letitre de Comté-pairie ; i’évêque , en cettequalité, porta en 1x79, le manteau royalau sacre de Philippe-Áuguste.
Les Anglois assiégèrent cette ville inuti-lement en 1443 , auffi-bien que Charlesduc de Bourgogne , en 1472..
L'hôpital général a été fondé des libé-ralités de M. Choard de Butenval, enx6;8.
On y fabrique des tapisseries & sur-toutdes draps & des toiles appellées demi-hol -lande , dont il se fait un grand com-merce.
Plusieurs hommes illustres par leur nais-sance , leur mérite & leur savoir , sontMmram