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Tome quatrième.
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par Van-Rbeede, dans son Hortus Mala-baricus , volume XII , pag. i OQ > piLVIII , sons le nom de beera kendo. ,que Jean Commelin écrit par corruption ,beara kuida.

C’est une plante vivace, qui se perpétuepar ses bourgeons qui font sphériques dedeux à trois lignes de diamètre, rassem-blés autour de fa racine, laquelle est com-posée d’un faisceau de fibres rousses, on-dées , longues de deux pouces, fur une ligneà une ligne & demie de diamètre. La tigequi en fort, est íimple , droite , haute dequatre à cinq piés , cylindrique en bas oùelle forme une espece de bulbe de huit àdouze lignes de diamètre , triangulaire enhaut, & couverte jusqu'à neuf pouces prèsde son extrémité supérieure de huit à dixfeuilles lâches, triangulaires , longues d’unpié ou environ , larges de douze à quinzelignes, tendres, lisses, verd - clair, relevéesde trois côtes ou nervures longitudinales ,triangulaires, aiguës, dont une saillante endeííòus & deux saillantes en deílùs où ellesfont creusées en gouttière , relevées en basfous un angle de 20 degrés , arquées parleur extrémité supérieure qui est pendante,& formant à leur origine une gaine fortlongue , qui embraííè étroitement la tige.

Le sommet de cette tige est terminé parun panicule en corymbe hémisphérique,composé de sept à huit branches alternes,étagées fur une longueur de deux à troispouces de tige , sortant de faisselle «sau-tant de feuilles triangulaires , sessiles , fansgaine, dont les inférieures qui font les plusgrandes, ont six à huit ponces de longueurfur quatre à cinq lignes de largeur , &pendent verticalement en bas. Chaquebranche du panicule est cylindrique, lon-gue de deux pouces & demi à trois pouces,écartée fous un angle de 45 degrés. El'eporte dans fa moitié supérieure sept à huitbranches, subdivisées chacune en trois tê-tes sphéroïdes de trois lignes de diamètre,portées fur un pédicule de même longueur,& formées par l’amas de trois à quatre pe-tits épis seffiles, ovo 'des , très-compriméspar les côtés , verdâtres.

Chaque épi porte cinq à six stems her-maphrodites , composées chacune d’uncalice en écaille , concave, applatie par

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les côtés, de trois étamines deux fois pluslongues, & d’un ovaire triangulaire à unstyle & à trois stigmates peu velus.

De ces cinq à six fleurs, les inférieuresavortent , comme dans le pfeudo-cyperus-de Micheli ; il ny en a qu’une qui par-vienne à maturité , & qui produise unegraine sphéroïde à trois angles , br une „d’une ligne au plus de longueur.

Remarques. Le beera n’est d’aucun usageau Malabar.

On jugera facilement par ses caractèresque c’est une espece de souchet, cyperusou plutôt du pfeudo-cyperus , de Micheli ,que M. Linné appelle trés-improprementfchœnus du nom grec du jonc ; & qui nedifféré du souchet qu’en ce que ses épis ,quoique couverts de même de plusieursfleurs , n’en ont qu’une feule qui soit fer-tile. Voye\ nos Familles des plantesvolume II f à la section $. de la familledes gramens, page Ai f M. Ad AN SON .f

BEERIN, s. m. ( Hijl. nat. Ichthyol. Jpoisiòn d’Amboine , assez bien gravé sousce nom dans la Collection nouvelle despoiJJ'ons d’Amboine > par Ruysch , page2 J , planche XII } figure 7.

Ce poisiòn a le corps court, très com-primé par les côtés , couvert d’une peautrès-dure, la tête courte, la bouche petite,armée de dents coniques asiez grandes.

II est brun , avec cinq lignes bleuâtresrayonnantes autour des yeux , & une au-tre qui partant du milieu du dos descendsur le milieu de chacun des côtés & va serendre horizontalement vers la queue.

Ses nageoires font au nombre de sept jsavoir , deux pectorales , molles , rondes& petites ; une ventrale au dessous, àdeux rayons écartés , épineux , une analemolle & fort longue, deux dorsales dontl’antérieure est épineuse , & la postérieureà rayons mous , enfin une à la queue quiest comme quarrée ou tronquée. De cessept nageoires il n’y en a que deux quisoient épineuses, savoir , la dorsale anté-rieure & la ventrale : néanmoins on voitencore entre la nageoire dorsale postérieure,entre la nageoire anale & celle de la queue,deux épines coniques simples , partant ducorps, l’une en dessus , l’autre en dessousaussi longues que la queue.