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Hollande : c’étoit autrefois un lac qu’on estparvenu à dessécher , & dont l’industriedes habitans a fait un des plus rians sé-jours de l’univers.
5 BEENEL , f. m. (" Hifi. nat. Botan. Jnom Malabare d’un arbrisseau , astez biengrave', avec la plupart de ses détails, parVan-Rheede , dans son Hortus Malaba-ricus , volume V, planche IF y page J.Les Brames rappellent mana , les Portu-gais catusa y & les Hollandois pape-koppen.
Cet arbriíïèau s’éleve à la hauteur dedouze piés environ. Sa tige est menue,haute de cinq à six pies, & couronnéepar une cime sphéroïde , composée debranches opposées en croix & comme al-ternes , allez ferrées , médiocrement Ion,gués , cylindriques , disposées circulaire-ment, menues , de deux à trois lignes dediamètre , ouvertes fous un angle de 45degrés, & couvertes d’une écorce d’abordverte , ensuite cendrée , à bois blanc très-dur, & cependant plein d’une moelle ten-dre & blanchâtre. L’écorce & le bois dutronc ressemblent aflez à l’écorce & au boisdes vieilles branches.
Sa racine a le bois blanc & l’écorcerougeâtre.
Ses feuilles font opposées en croix &comme alternes , astez serrées , au nom-bre de quatre à six paires fur chaque bran-che , ouvertes d’abord fous un angle de4 ï degrés, ensuite horizontalement, enfinpendantes fous un angle de 4; degrés ,elliptiques , médiocrement pointues auxdeux extrémités, longues de trois à sixpouces , une fois & demie à deux foismoins larges , entieres, épaisses, lisses,luisantes , verd-noires dessus , plus clairesdessous, resevées d’une nervure longitu-dinale , ramifiée en six à neuf paires decotes alternes peu sensibles, & portéeslur un pédicule cylindrique médiocrement
De 1 aiflèlle des feuilles supérieures ,sortent des panicules opposés en croix ,courts , en forme de corymbes, com-poses chacun de trois à quatre paires debranches ramifiées chacune en deux à troispaires de branches subalternes qui portentchacune une fleur blanche , ouvertehorizontalement en étoile de quatre à
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cinq lignes de diamètre, fur un pédon-cule cylindrique de méme longueur.
Chaque fleur est hermaphrodite polypé-tale complété, posée au défions des étamines& de l’ovaire. Elle consiste en un calice àquatre feuilles elliptiques , pointues, roides,deux fois plus longues que larges , con-caves & blanches en deflùs , convexes &vertes en defiòus , persistantes; en unecorolle à quatre pétales blancs de mêmeforme , d’un tiers plus longs , caducs ; &en huit étamines blanches un peu pluslongues que la corolle , à filets menus &à anthères ovoïdes assez grosses. Le calice& la corolle font contigus l’un à í’autre ;mais les étamines paroiflèní partir du som-met d’un petit disque jaune , du centreduquel s’éleve l’ovaire qui est conique,verd , petit, une fois plus long que large,terminé par un style fort court.
L’ovaire , en mûrissant, devient unebaie ou une écorce charnue, verte, sphé-roïde , de cinq lignes de diamètre , âquatre angles obtus , enveloppant un osse-let de même forme, à quatre loges, con-tenant chacune une graine en pépin ovoïdeblanchâtre.
Culture. Le beenel croît fur les mon-tagnes sablonneuses du Malabar , fur-toutà Baypin. II est toujours verd ; il fleurit& fructifie une fois tous les ans.
Qualités. Toutes ses parties ont uneodeur & une saveur aromatiques. Son boisseul est insipide & inodore. Ses fleurs ré-pandent une odeur aromatique.
Usages. L’huile de sefame , dans la-quelle on a fait bouillir la racine du beenel,fournit une espece de baume qui s’emploieen Animent dans les migraines & les dou-leurs invétérées des membres.
Remarques. Le beenel ayant les étamines& l’ovaire posés fur un disque à une petitedistance de la corolle & des étamines ,doit donc naturellement être placé dans lafamille des tilleuls à la seconde section ,astez près de l’érable, ace r , & du mar-ronnier d’inde , liippocaftanum. Foye\nos Familles des plantes , pag. 383.
( M. Adanson.)
BEERA, f. m. ÇHifl. nat. Botanique.)espece de sòuchet, cyperus , du Malabar >aflèz bien gravée , quoique sans détails,Oooo a