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Tome quatrième.
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l’incommodité de la bride. Voye\ BattreA LA MAIN.fKJ

î * BEG-ERI, (Géog. anc. & moi.) pe-tite iíle d’Irlande , près de W exford ,dans un petit golfe formé par la rivierede Slany , à son embouchure. Les Géo-graphes font partagés entre Beg-Eri & Bar-desei , & ils ne savent laquelle des deuxfut l’ancienne , Andros , Edros , ouHedros.

BEGGHARDS ou BEGGUARDS ,BEGUINS & BEGUINES, ÇHifi. eccl )fous tous ces noms , on comprend unesecte d’hérétiques qui s’éleverent en Alle-magne fur la fin du XIII siecle , & aux-quels quelques auteurs donnent pour chefDulcin ou Doucin : mais il ne faut pasles confondre avec les Dulcinistes. V'oyeiDulcinistes.

Les principales erreurs des Begghards ,Béguins , & Beguines , étoient que l’hom-me peut acquérir en cette vie , un tel de-gré de perfection , qu’il deviendra entiè-rement impeccable , & ne pourra plusavancer dans la grâce ; parce que si quel-qu’un y croiííòit toujours, il pourroit êtreplus parfait que J. C. que quand on est ar-rivé à ce degré de perfection , on ne doitplus prier ni jeûner ; mais qu’alors la sen-sualité est tellement soumise à l’efprit & àla raison, qu’on peut librement accorder àson corps tout ce qu’on veut ; que ceuxqui font en ce degré de perfection , & quiont l’efprit de liberté , ne font point sou-mis à l’autorité des hommes , ni obligésaux commandemens de l’Eglife ; parce quelà où est l’efprit du Seigneur , là est laliberté ; qu’on peut obtenir en cette viela béatitude finale , comme on l’òbtiendradans l’autre ; que toute nature intellec-tuelle est heureuse en soi, & que l’ame n’apas besoin de lumière de gloire pour voirDieu & jouir de lui ; que c’est ctre impar-fait que de s’exercer à la pratique desvertus , l’ame parfaite les ayant exclues ;qu’à l’élévation du corps de J. C. les par-faits ne doivent ni fe lever ni lui rendreaucune marque de respect, parce que ceferoit une imperfection que de descendrede la pureté & de la hauteur de leur con-templation pour penser à l’Eucharistie , àla paííion ou à l’humanité de J. C. >

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Le pape Clément V condamna cesfanatiques dans le concile général de Viennetenu en 13 n. Comme ils portoient Phabitreligieux, fans garder ni le célibat ni aucuneobservance monastique , on le s a quelque-fois confondus avec ceux dont nous allonsparler dans l’article suivant.

Begghards, Béguins, & Bégui-nes, sontauííì les noms qu’on a donnésaux religieux du tiers ordre de S. François.On les appelle encore à présent dans lesPays-bas , Begghards , parce que long-temps avant qu’ils euílènt reçu la réglé dutiers ordre de S. François , & qu’ils íustèntérigés en communauté régulière , ils enformoient cependant dans plusieurs villes ,vivans du travail de leurs mains , & ayantpris pour patrone sainte Begghe , fille dePépin le vieux, & mere de Pépin deHerstal, laquelle fonda le monastère d’An-denne , s’y retira , & y mourut, selonSigebert , en 692. A Toulouse on lesnomma Béguins , parce qu’un nomméBarthelemi Bechin leur avoit donné íamaison pour les établir en cette ville. Decette conformité de nom le peuple ayantpris occasion de leur imputer les erreurs desBagghards&c des Béguins , condamnés auconcile de Vienne , les papes Clément V &Benoit XII , déclarèrent par des bullesexpresses que ces religieux du tiers ordren’étoient nullement l’objet des anathèmeslancés contre les Begghards & les Béguinsrépandus en Allemagne. II y a encore au-jourd’hui dans plusieurs villes de Flandredes communautés de filles qu’on nommeBéguines , & leurs maisons font appelléesbéguinages. Voye^ BÉGUINES. (G)

* BEGIE ou BEGGIE , (Géogr.) villed’Aírique au royaume de Tunis, fur la pented’une montagne. Long. L/, lat. 57.

BEGLERBEG , f. m. ( Hift. mod.)nom qu’on donne en Turquie au gouverneurgénéral d’une grande étendue de pays. Cemot fe trouve écrit diversement dans lesauteurs : begleberg , leylery , & begheler-leghi ,• il signifie seigneur des seigneurs.

Les leglerhegs font autant de v itéroisqui commandent à tout un royaume ; leurautorité s’étend également fur la guerre ,fur la justice , & fur la police : ils ont audessous d’eux d’autres gouverneurs particu-