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liers soit d’une province , soit d’une grofïèville , qu’on nomme sanjacs ou sanjiacs.Après le grand-visir , les beglerbegs seulsont le pouvoir de publier dans leurs dépar-temens les ordonnances impériales , & d’ytenir la main. Par tout Pempire, hors del’enceinte de Constantinople , ils peuventfaire décapiter, ou punir de tel autre genrede mort ou châtiment que bon leur semble,les coupables qu’on leur amene , fans quele hacha du lieu puisse s’y opposer ; il aseulement la liberté de se plaindre à laPorte s’ils abusent de leur autorité.
Autrefois il n’y avoit que deux beglerbegsdans tout l’empíre ; celui d’Europe ou deRomelie , & celui de Natolie en Aíie :mais l’empire s’étant accru , le nombre desbeglerbegs s’est ausiì augmenté en Asie ;celui de Romelie est resté seul en Europe ,& semble représenter l’empereur Grec. IIest le plus éminent de tous les beglerbergs ;car quoique tous les visirs à trois queuesjouissent de ce titre, il sert cependant àcaractériser plus particulièrement le be-glerbeg de Romelie, gouverneur généralde toutes les provinces Européennes dépen-dantes du grand-Seigneur ; le beglerbeg deNatolie & celui de Syrie , qui fait fa rési-dence à Damas. Le gouverneur de Bude &celui de l’Arabie Pétrée portoient autrefoisce titre ; & si quelques hachas le prennentaujourd’hui, c’est fans l’aveu de la courqui ne les traite que de plénipotentiaires.Guer. mœur. & usag. des Turcs , tomeÍL (GJ
BEGONE, f. f. begoma , (Hifi■ nat.lot.J genre de plante dont le nom a étédérivé de celui de M. Bégon , & qui a étéobservée par le pere Plumier. Les fleurs desplantes de ce genre font de deux sortes :l’une est stérile , & composée de quatrepétales grands & étroits ; l’autre est en rose,composée de plusieurs pétales disposés enrond fur un calice garni de feuilles, quidevient dans la fuite un fruit à trois angles,ailé , divisé en trois loges, & rempli dep otites semences. Tournefort , Inft. reiherb. app. Voyeg PLANTE. (I)
BEGU , adj. (Manege. J Un chevallegu est celui qui, depuis l’âge de cinq ansjufqu’à sa vieillesse , marque naturellement& sans artifice à toutes les dents de devant :
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il s’y conserve un petit creux & une mar-que noire , qu’on appelle germe de feve ,qui aux autres chevaux s’efface vers les sixans. Les chevaux begus ont les dents plusdures que les autres chevaux , ce qui faitque quand ils ont une fois marqué , ils mar -quent toujours également aux pinces , auxdents moyennes, & aux coins. Les jumeusfont plus sujettes à être beguës que les che-vaux ; & parmi les chevaux Polonois ,Hongrois , & Cravates , on trouve forcechevauX begus. Les maquignons nient qu'ily ait des chevaux begus. Pour distinguer lesbegus des jeunes chevaux , on examine s’iîsont les dents courtes, nettes , & blanches;c’est alors un signe de jeunesse. S’ils ont lesdents longues , jaunes , crasseuses & déchar-nées , quoiqu’ils marquent encore à toutesles dents de devant, c’est un signe que ceschevaux font vieux & begus. ( V)
BEGUILL, ÇHift. nat. bot. ) fruit de lagrosseur d’une pomme, & couvert d’uneécorce rude & noueuse , sous laquelle il ya une pulpe semblable au fruit de l’ar-bousier.
BEGUINES , s. f. (Hift. mod.J c’est lenom qu’on donne dans les Pays-bas à desfilles ou veuves , qui fans faire des vœux ferastèmblent pour mener une vie dévote &réglée. Pour être agrégée au nombre desbéguines , il ne faut qu’apporter suffisam-ment de quoi vivre. Le lieu où vivent lesbéguines s’appelle béguinage ; celles quil’habitent peuvent y tenir leur ménage enparticulier , ou elles peuvent s’associerplusieurs ensemble. Elles portent un ha-billement noir, aííèz semblable à celui desautres religieuses. Elles suivent de cer-taines réglés générales, & font leurs prièresen commun aux heures marquées ; le restedu temps est employé à travailler à desouvrages d’aiguille , à faire de la dentelle,de la broderie , & à soigner les mala-
des. II leur est libre de se retirer du bégui-nage , & de se marier quand il leur plaît.C’est ordinairement un ecclésiastique quileur est préposé, St qui remplit les fonctionsde curé du béguinage. Elles ont austì unesupérieure, qui a droit de les commander ,& à qui elles font tenues d’obéir tantqu elles demeurent dam Tétât de béguines.
II y a dans plusieurs villes des Pays-bas