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Tome quatrième.
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Java & Baieya, dans les plaines mariti-mes , & dans d’autres lieux de l’Inde au-tour des grands fleuves ; quoique le P.Martin dise qu il ne se trouve en Chineque dans la dixieme province appelléeChe-kiang , qui est pleine de montagnes ,on fait cependant par les commerçansqu’il croît auíîì dans les autres provinces,& même hors de la Chine, comme àCanton, Tonkin, qu’ils appellent Ta/n-kia , à Cambodja , à Siam , & jufqu’audétroit de Malacca , à Java & aux autresisles Moluques, comme il a été dit. AJava il est plus commun fur les montagnesque dans les plaines. Rumphe a remarquéque tous les fruits de cet arbre , qui luiavoient été envoyés du Macastàr , placésfur une table dans fa chambre y germoient,& que dès qu’on les met en terre , ils netardent pas à lever. Ses branches pren-nent facilement de bouture.

Ce n’est qu’au bout de dix ans , &feulement lorsqu’il a acquis la grosseurd’un inangier ordinaire, que cet arbrecommence à produire fa lésine ou sonvernis , elle n’est bien abondante que dansle temps de la fleuraison. Les trois premieresannées qu’il produit, ses fruits sont beau-coup plus gros, ils égalent à-peu-près lagroílèur du poing , & ressemblent assez àceux du gajang ; ils diminuent ensuite degroílèur à mesure qu’il vieillit.

Qualités. La belawa jette du lait detoutes ses parties, soit par les fentes na-turelles à son écorce , soit par les blessuresqu’on y fait ; son amande même en rendune grande quantité. Celui du tronc &des branches est contenu entre le bois &le liber ou l’écorce intérieure. A fa sortieil est d’abord d’un blanc sale , épais &visqueux comme le lait du soccus ou dujaka , en se condensant ensuite peu-à-peuil devient d’un jaune-brun, enfin il seseche en une résine brune ou d’un noirde poix , dure , luisante & friable commele mastic ou la sandaraque. Cette résine nese trouve jamais en gros morceaux, maisseulement en petits grains , tant fur letronc que fur les menues branches.

Suivant Rumphe , cet arbre donne deuxsortes de vernis, l’un jaune 8t luisant commede l’or , l’autre noir , tel que celui queTome IV.

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produisent les belawa des Indes & des iíîesMoluques, ce qui fembleroit indiquer queces arbres sont de deux especes différentes.

Au reste , cette résine , lorfqu’eile n’estencore qu’un lait, est si caustique que ,lorfqu’elle touche la peau , elle la brûle &I’ulcere plus vivement que ne fait le secde l’acajou sauvage ou d u batel, especede mangier puant. Lorsqu’une fois il estsec , ce lait, il n’a plus de mauvaise qua-lité , & l’on peut boire fans aucun dan-ger dans les vases qui en font enduits ouvernissés. Quelque caustique que soit celait, on remarque que certains insectesvoraces, tels que le cacrolat, bruchus ,selon Rumphe , en mangent impunément,& même des fruits frais & pleins de lait ;car on fait que lorsque ces fruits ont perduce sec laiteux par l’exsiccation, ils peu-vent se manger fans aucun danger.

Les exhalaisons qui sortent de cet arbre,passent pour aussi pernicieuses que son sec* iteux. Les Macassars & autres peupless l’isle Célebe , les redoutent au pointu’ils craignent de rester quelque tempsnis son feuillage , ou de reposer à sonmbrage , prétendant que le corps y de-ient enflé, & que les gouttes d’eau quin découlent , occasionent fur la peauù elles tombent des pustules à des ul-eres malins , suivis de démangeaisons &'ardeurs qui , loríqu’on les néglige , dé-enerent en une phehysie & une langueurui consume & fait périr insensiblement.

Si en cueillant ses fruits on en égratigneeulement la peau, elle excite des déman-eaifons aux mains. Lorfqu’on en brûles bois , il répand une fumée & des va-ieurs nuisibles. II y a pareillement dulanger de se baigner dans l’eau où sesèuilles & ses fruits sont tombés.

Usages. Le bois de la belawa est solidesc durable , & les Japonois l’emploient àaire des poteaux & des piliers pour lessortes de leurs maisons.

Les habitans du canton de Boege &le Loebo , dans l’isle Célebe , en man-dent fans aucun danger le fruit, c’cst-à-lire les amandes après les avoir fait rôtirur les charbons & purgé par ce moyenle toute leur résine malfaisante.

Mais le principal usiige que l’on fgssq

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