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Tome quatrième.
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& très-dangereux : leur usage intérieurest très-équivoque. On. lit dans les Mé-moires de VAcadémie tjog , que desenfans ayant mangé de ces fruits, eurentune fievre violente avec des convulsions& des battemens de cœur terribles ; ilsperdirent la connoissance & les sens, &tomberent dans une aliénation d’esprit.Un petit garçon de quatre ans mourut lelendemain ; on lui trouva trois plaies dansl'estomac avec des grains de solanumécrasés , & des pépins enfermés dans lesplaies , le cœur livide , nulle sérosité dansle péricarde : ces faits furent attestés parM. Boulduc.

Le remede à ces maux est le vomisse-ment , procuré en buvant de seau miel-lée , ou du vinaigre en grande quantité.

Les feuilles & les fruits font bons ap-pliqués extérieurement ; ils son t adoucissons& résolutifs - , on s’en sert fur les hémor-rhoïdes & fur le cancer : on les fait bouilliravec le sain-doux, & on en compose unepommade pour les ulcérés carcinomateux,dt pour les durillons des mamelles. Cesavis sont de MM. Ray & Tournefort.

* BELLAGINES ou BILAGINES ,f. f. pi. ( Jurisprudence.s c’est le recueildes loix municipales des Goths, ainsi appellépar Diceneus des mots saxons by , quisignifie habitation , bourg ou ville , &lagen , loi.

BELL A - MODAGAM , f. m. Ç Hifi.nat. Botaniq. J arbre du Malabar , très-bíen gravé dans presque tous ses détailspar Van-Rheede , dans son Hortus Ma-labaricus , vol. IV, plan. LIX , page2 2.2. Van-Rheede écrit encore bela-mo-dagam. Les Brames l’appellent tacorota ,les Portugais ammaco-macho , les Hollan-dois groot herts tongs , & les habitans deCeylan takkada. Plukenet , dans son Ai-ma gefle , p. 362 , l’appelle takkada frutexZeyìanenfium. M. Burmann l’indique dansson Thésaurus Zeylanicus , page 2-9 ,fous le nom à'arbor exitiosa marina , lac-tescens indien , takkada vocata , fruâuceraji magnitudine incarnato flriato , bella-modagam horti Malabarici. M. Linné écritbella-modegam dans son Flora Zeylanica ,imprimé en 1749 , n°. 889. /

C’est un très-grand arbre très-agréableTome IV.

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à voir , à tronc haut de douze piés en-viron , fur deux à trois piés de diamètre,couronné par une cime arrondie forméede branches vertes épaisses serrées , écar-tées horizontalement , à écorce blanchâtre& bois tendre , ayant au centre une petitecavité remplie de moelle fongueuse.

Sa racine est blanchâtre couverte d’uneécorce jaunâtre.

Ses feuilles terminent, au nombre dedouze ou quinze , le bout des branches furlesquelles elles sont sessiles fans aucunpédicule , fort serrées , tantôt opposées ,tantôt alternes & disposées circulairement.Elles sont elliptiques , obtuses, plus étroi-tes vers leur origine , entieres , longues decinq à huit pouces, une fois à une fois un tiersmoins larges , épaisses , charnues, listes »luisantes, verd-noires dessus, plus clairesdessous , relevées d’une nervure longitudi-nale , ramifiée en huit à douze paires decôtes alternes.

De l’aistelle de chaque feuille il fort uncorymbe de deux à trois fleurs , quatre àcinq fois plus court qu’elle. Chaque fleurest hermaphrodite , longue d’un pouce &demi, portée fur l’ovaire , & fur un pé-doncule cylindrique trois ou quatre foisplus court qu’elle. Elle consiste en un caliceverd qui couronne l’ovaire fous la formede cinq feuilles triangulaires , deux à troisfois plus longues que larges, ouvertes enétoiles, & en une corolle blanche qui ad’abord l’air d’un long tube menu , astèzsemblable à celui du chèvrefeuille , maisqui, considéré attentivement, n’est qu’unesimple languette , comme roulée en cylin-dre , en une efpece de tube fendu entiè-rement d’un côté jufqu’à fa base , où elleest verte , velue & striée intérieurement,& partagée à son sommet qui est plus large,évasé en girouette jufqu’au quart de fa lon-gueur , en deux & rarement en trois portionsastèz égales , arrondies & frangées fur leursbords. Cinq étamines d’un quart plus courtesque la corolle , partent comme elle dusommet de l’ovaire fans être aucunementadhérentes à cette corolle ; elles sont très-menues & portées fur un bourrelet queferme le calice au dessus de l’ovaire. Lestyle s’éleve du centre de l’ovaire ; il estblanc , égal aux étamines en longueur, àt

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