6y6 B E L ,
Elle a plusieurs cantons dans fa depen- (dance. Cette ville est située à quatre lieues ;des montagnes , fur une plaine unie. La 'riviere de Vouha baigne ses murailles : sesenvirons font remplis de vignes & dejardins. Tout le pays abonde en oranges,cannes de sucre , nenufar , dattes , raisins& sur-tout en melons , dont quatre font,dit-on , la charge d’un chameau. (D- G.J
BELIÍIN, ( Géogr.) ville de la basseEgypte , au milieu du Delta , entre lecanal de Rossette & celui de la Sablon-niere , à onze lieues de la grande Mahalle.
ÇD- G --) . ,
* BELLAC , ( Géogr. J petite ville deFrance , dans la Marche , fur la petiteriviere d’Unicon. Lóng. 18. 48- latit.46. 4.
§ BELLADONA , s Botaniq. ) atropa.Linn. gen. planche C C XXII. deadly-night - shade , en anglois : en allemanddollkraut,
Caraclere générique.
Le calice est permanent, la fleur mono-pétale & campaniforme : l’un & l’autrefont découpés par les bords en cinq partieségales. Du fond du pétale s’élevent cinqétamines qui environnent un embryonovale : celui - ci devient une baie globu-leuse divisée en trois cellules qui sontpleines de très-petites semences réniformes.
Especes.
1. Belladona à tiges d’arbrisseau.
Atropa caule fruticoso. Linn. Sp. plant.
z8z.
Deadly night shade with a shrulbyfialk.
2. Belladona à tige herbacée , à feuillesovales entieres.
Atropa caule herbaceo 3 foliis ovatis in-tegris. Linn. Sp. pi. 181.
Common deadly night shade.
La premiere efpece forme un arbrisseauqui s’éleve à la hauteur de six ou huitpiés. Elle porte en juillet & en août desfleurs d’un jaune sale & striées de brun.On la multiplie par ses graines qu’il fautfriser d’Elpagnç où elle croît naturelle-
BEL
ment : elle demande la ferre , cependantelle a subsisté à l’air libre au jardin duroi , sans couverture : on peut la repro-duire de marcotes, peut-être de boutures,& par des segmens de racines.
La belladona n°. z. vient d’elle-mêmeen Angleterre , en Allemagne & dans laFrance septentrionale ; elle en habite par-ticulièrement les lieux bas & les plus om-bragés des bois : c’est une plante vivacedont les tiges droites , robustes , & suc-culentes atteignent à quatre ou cinq piésde haut. Ses fleurs , d’un brun - violettrès-obscur , sont plus grandes que cellesde l’espece précédente.
Je ne puis m’empêcher d’obforver quela plupart des plantes malfaisantes annon-cent leurs qualités malignes , tant par leurodeur insupportable que par leur air som-bre & sur-tout par les couleurs ternes ,pâles ou livides de leurs fleurs. Que lesméchans ne portent - ils ainsi fur leursfronts des caractères qui puisent les fairereconnoítre !
Les baies de la belladona font mortel-les : plusieurs enfans en ont été empoison-nés : il ne faut donc jamais cultiver cetarbuste dans les lieux qu’ils peuvent fré-quenter.
Buchanan , dans son Hlflolre d’EcoJJè 3raconte que les Ecostàis , dans une treveavec les Danois , mêlèrent du jus des baiesde la beLladona avec la boisson qu’ils s’é-toient engagés de leur fournir : que cesderniers , plongés dans un sommeil léthar-gique , furent presque tous massacrés, &qu’à peine il en réchappa un nombre suffi-sant pour escorter leur roi.
Depuis quelques années , la médecineenhardie trempe son poignard dans les sucsvénéneux : sart de Médée est devenu lesien , & la belladona , qui n’avoit jamaisété cueillie que par quelque Euménide , àla lueur pâle de la lune , vient d’être ravieau sombre vallon qui la receloit, & produiteau grand jour : on en fait un syrop quicalme les douleurs aiguës ; mais une mé-prise sur la dose a jeté une dame de maconnoistànce dans le plus violent accès defrénésie.
Les fruits & les feuilles auíïï-bien queles tiges de cette plante sont assoupissons
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