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sont formées, représentent un parc que l’onappelle seri ou seroe.
Des troncs les plus gros on forme lespiliers des portes des bâtimens ; & des' branches les plus menues , on fait les piedsdes corbeilles à poiíïons , nommées boeboetpar les Malays , & bobber par les Hollan-dois. Le grand usage qu’on fait de ce boisaux iíles Moluques , fait qu’il est aujour-d’hui extrêmement rare.
Deuxieme especè. KAKAE.
Les habitans de Leytimore donnent lenom de kakae & de kakae mea à une se-conde espece de belo , que Rumphe dé-signe par la dénomination de arbor paloruma lba latifolia feu secundo. ■> & qu’il décritsans en donner la figure.
Cet arbre ne différé du belo qu’en ceque son tronc est plus tortu , ses feuillesplus larges à proportion , c’est-à-dire , àpeine deux fois plus longues que larges,terminées par une petite pointe à leursextrémités, à côtes plus grosses en deílbus.
Ses fleurs font disposées de même enpanicule, mais elles font fl petites , quel’œil a de la peine à en distinguer les di-verses parties. Les étamines font plus cour-tes à proportion & ont des anthères bru-nes. Rumphe n’en a pas vu le fruit.
Remarques. En comparant les caractèresdu belo avec ceux des plantes qui nous fontconnues, on voit qu’il doit être placé dansîa premiere section de la famille des pista-chiers , fort proche de l’umari du Brésil.Quoiqu’il paroisse avoir les étamines réu-nies en bas comme celles de l’umari,néanmoins on ne peut guere l’aflùrer,Rumphe ayant gardé le silence fur cetarticle , & ne nous ayant laissé aucunmoyen de le décider d’après les figures.Voye\ nos Familles des plantes , volumeII y page 344- ÇM. Adanson.)
$ BELOERE, f. m. (Hift. nat. botaniq.)■espece d’abutilon, assez bien gravée fousce nom, & fous celui de belluren , parVan-Rheede, dans son Hortus Malaba-ricus , volume VI , planche XLV , page77 . Les Brames í’appe'îlent tapucodo &tapukodo , les Portugais, fruit a gargan-tilha ; les Hollandois, lobhalfen. Jean
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Commelin > dans ses notes, croie que c’estY’abutilon Indicum , décrit par Camera-rius , dans son Hortus medicus , & parJean Beauhin, dans son Histoire générale ,volume II > partie II, page 9 i cepen-dant , ajoute-t-il , ses fleurs font un peudifférentes. M. Linné dans son SyfttmeNaturel, édition t% _> imprimée en 1767 ,page 498 , le confond avec Yanguri desiíles Moluques , fous le nom de fida lyAfiatica , foliis cordatis indivifis , flipulisreflexis , peduneuhs longioribus , capfulismultilocularibus t liirfutis y calice bre->vioribus.
C’est un arbrisseau vivace , toujoursverd , qui s’éleve à la hauteur de deux àtrois piés , sous la forme d’un buissonovoïde , une fois plus haut que large ,couvert entièrement d’un petit nombre debranches alternes , ouvertes sous un anglede quarante - cinq degrés , cylindriquescomme la tige qui est brune veloutée depoils très-courts de quatre à cinq lignes dediamètre , à bois blanc, tendre , remplide moelle au centre.
Sa racine est blanche , fibreuse , médio-crement longue.
Ses feuilles font alternes, disposées cir-culairement à des distances de deux à troispouces , le long des tiges & des branchesfur lesquelles elles font d’abord écartées,sous un angle de quarante-cinq degrés ,ensuite horizontalement, quand elles fontvieilles. Elles font: taillées en cœur, longuesde trois à cinq pouces , d’un tiers à unquart moins larges , échancrées d’unsixième à un huitième à leur base, termi-nées par une pointe médiocre à leur extré-mité opposée, marquées d’une trentaine dedents, arrondies fur chaque côté de leursbords , plates , minces, tendres, veloutéesfinement, relevées en dessous de troisgrosses côtes rayonnantes , & portées furun pédicule cylindrique, menu, prefqu’égalà leur longueur.
Des côtes de ce pédicule , sortent deuxstipules triangulaires , qui tombent peuaprès l’épanouissement des feuilles.
De faisselle de chaque feuille sort unefleur jaune , ouverte en étoile de neuf àdix lignes au plus de diamètre, portée fousun angle de quarante-cinq degrés, fur ua
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