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Tome quatrième.
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péduncule cylindrique , d’abord égal à la |longueur des jeunes feuilles d’où il fort,ensuite égal seulement à leur pédicule &coudé légèrement, comme articulé vers lesixième ou le huitième de fa hauteur , prèsfextrêmité.

Chaque fleur est hermaphrodite , & poséeau dessous de l’ovaire. Elle consiste en uncalice d’une feule piece , découpée en cinqparties égales , triangulaires équilatérales ,& en une corolle , une fois plus longue , àcinq pétales taillés en coin, veinés , unefois plus longs que larges , plus étroits enbas, où ils font réunis par leur face inté-rieure seulement, à un cylindre creux ,une fois plus court qu’eux , & qui portevingt-cinq à trente filets courts , réunis , àanthères jaunes. Ce cylindre des étaminesest enfilé par le style de l’ovaire , qui fedivise dans fa moitié supérieure , en vingtà vingt-deux stigmates cylindriques , velusà leur extrémité supérieure.

L’ovaire restèmble d’abord à un petitdisque velu , comme argenté , ensuite enmûrissant, il devient une capsule hémis-phérique , d’un pouce de diamètre , d’untiers moins longue, accompagnée & commeenveloppée ou serrée étroitement par lecalice, qui est d’un quart plus court qu’elle,tronquée en destùs, rouge d’abord, ensuitenoirâtre, marquée de vingt à vingt-deuxsillons , semblables par les côtés à des plisrayonnants en destùs , autour d’un centre,& formant autant de loges qui s’ouvrentchacune par le milieu de leur dos saillant &anguleux, en deux valves , contenant cha-cune deux à trois graines, taillées en reinapplati & échancré.

Culture. Le beloere croît dans les sablesdu Malabar, sur-tout à Angecaimal, & onle cultive dans les jardins. II est toujoursverd , toujours couvert de fleurs & defruits.

Qualités. II a une saveur légèrementacre , une odeur qui n’est pas désagréable.

Usages. La poudre de ses feuilles , ainsique celle de ses graines , met les intestinsen mouvement , & lâche le ventre. Saracine cuite avec d’autres herbes émollien-tes dans l’huile , s’applique avec succès furla lepre.

Remarques. M. Linné a confondu mal-

B E L

â-ptopos, fous le nom de sida AJiatìca " 3le beleore du Malabar, avec Panguri desMoluques , figuré par Rumphe , fous lenom à’abutilon hiopetum , planche X duvolume Ils de son Herbarium Amboini-cum ; mais Panguri est un arbristèau unefois plus haut , tout hérissé de longs poilsécartés, à feuilles visqueuses , à fleurs plusgrandes, portées fur un pédicule plus court,& à capsule de quinze à seize loges feule-ment , tous caractères qui le font distinguerfacilement du beloere.

Le beloere différé aussi de YabutilonIndicum , figuré par Camerarius , Hort.3 , pi. I, en ce que les feuilles de celui-cifont anguleuses , à trois lobes, & que sescapsules font rudes & hérissées. II approchebien davantage de l’abutilon d’Avicenne ;dont il ne paroi t différer qu’en ce qu’il estplus petit, & qu’il n’est pas annuel commelui. (M. Adanson.)

BELOMANTIE , f. f. (Divination.)espece de divination qui se faiíoit avec desfléchés , du grec fio.o ;, arme de jet , dard yfléché, &c. & , divination. Elle étoit

sort en usage chez les Orientaux pour pren-dre les augures , sur-tout avant que decommencer les expéditions militaires. " Le», roi de Babylone, dit Ezéchiel en parlant>, de Nabuchodonosor, s’est arrêté à la tête» des deux chemins : il a mêlé des fléchéso dans un carquois pour en tirer un augure>, de la marche qu’il doit prendre. Le fort» est tombé fur Jérusalem , & lui a fait,, prendre la droite. », D’où il s’ensuit quela belomantie se pratiquoit de cette sorte.Celui qui vouloit tirer un augure sur sonentreprise , prenoit plusieurs fléchés , furchacune desquelles il écrivoit un mot re-latif à son dessein & pour ou contre ; ilbrouilloit ensuite & confondoit ces fléchésdans un carquois ; & la premiere qu’il tiroitle décidoit, suivant ce qu’elle portoit écrit.Le nombre des fléchés n’étoit pas déter-miné ; quelques-uns le font monter à onze :mais Pocockius , dans son Essai sur VHis-toire des Arabes , remarque que ces peu-ples , dans une espece de divination sem-blable à la belomantie , & qu’ils nommentala\alam , réemploient que trois fléchés ;l’une fur laquelle ils écrivent ces mots :le Seigneur m'a commandé ; fur la seconde