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longueur , & sont portées fur un pédiculedemi-cylindrique , aísez long, fur lequelelles font prolongées , ce qui le rend commeailé par les côtés.
Ses fleurs font bleues, disposées au nom-bre de cinquante , en un épi long de quatreà cinq pouces , & quatre à cinq fois moinslarge , à écailles vert., s. Elles ont chacuneun pouce & demi de longueur. Leur corolleest cinq à six fois plus longue que le calice,composée d’un tube très-menu, dont lalevre supérieure est auíli très-menue , sem-blable à un filet recourbé sur le tube. Lesdeux étamines font plus courtes que cettelevre.
L’ovaire en mûrissant devient une capsuleen massue , comprimée par les côtés , demaniéré qu’elle ressemble à une palette ouà un fer de lance , longue de dix à onzelignes , presque deux fois moins large , àgraines lenticulaires , ou en cœur de troislignes de diamètre , ver d - blanchâtresd’abord , ensuite roux-pâles , rudes & cha-grinées par nombre de tubercules élevés àleur surface.
Usages. La décoction de fa racine dansPeau fe boit dans les douleurs de goutte.On l’applique aussi avec l’huile de sirgelim( lefame ) pour les mêmes douleurs. Cuiteavec fhuile & le beurre , elle augmenteles forces. La décoction de fa racine &de ses feuilles, ainsi que le suc exprimé deses feuilles, sc boit dans le calcul, pour briserla pierre. Ses feuilles pilées & appliquées fur-ie ventre, ont la même vertu. La décoctionde ses feuilles fe donne dans les dyfuries , latoux & les douleurs néphrétiques ; on enbaigne auíït le corps pour le même effet.
Remarques. Le nom de jufticia & d 'ecbo-lium , que M. Linné donne à ces efpecesd’adhatoda , nous paroît bien peu conve-nable à des plantes , & nous pensons qu’ondoit, dans tous les cas , leur laisser parpréférence leurs noms de pays. L’adhatodaest , comme Pon fait, un genre de plantede la famille des perfonées , où nous Pavonsplacé. Foye\ nos Familles des plantes ,vol. JI , pag. zog. (M. Adanson.)
* BEME , f. m. (~Hifl■ mod.J autel desManichéens ou jour de fête qu’ils célébroienten mémoire de la mort de Manès leur fon-dateur. Berne en général signifie aussi fane-
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tuaìre. De tons les laïques, il n’y avoit chezles Grecs que Pempereur qui pût entrer dansle berne.
? * BEMILUCIUS , ÇMyth.) surnomd’un Jupiter jeune & fans barbe, qui avoitses autels dans la province que nous nom-mons la Bourgogne , aux environs dePendroit où est maintenant Pabbaye deFlavigny.
BEMKHOU, (Géogr.) belle ville d’Asie,dans le Daguestan , du côté de la Géor-gie- (+)
BEMOL DOUBLE ou double-Bémol. (Musque.J Quelquefois on trouvedans le courant d’une piece de musique ,dont la clef est armée de bernois, un bémoldevant une note qui est déja bémolifée àla clef, on trouve même un double bémolainsi , bb : ces marques indiquent qu’itfaut baiíser ce ton de deux femi-tons mi-neurs , car un bémol le baisse d’un femi-ton mineur ; par exemple , un fi précédéd’un double bémol , ou d’un seul, quandil en a déja un à la clef, devient à peu-près un la; je dis à peu-près , car pourdevenir la , il faudroit qu’il fût abaissé d’unsemi-ton majeur & d’un mineur , & il nel’est que de deux mineurs.
II est à remarquer , qu’à la rigueur , ledouble bémol ou bb , est un signe inutile ;car on ne peut mettre ce signe que devantune note déja bémolifée , soit à la clef »soit par accident , & dans ce cas un seulbémol suffit : mais comme on se sert très-rarement du double bémol ,&c que par con-séquent , les concertans y sont peu faits ,on se sert toujours du bb , pour prévenirtoute équivoque.
Voici ce qui donne lieu au double bémol.
Pour former une échelle diatonique sem-blable à celle d 'ut, en commençant par fa ,il faut bémoliser le /z , afin qu’il y ait unequarte juste de fa à fi b , comme d 'ut àfa ; or , si l’on veut former une semblableéchelle, en commençant par fa b , la quartede fa b à fi b , sera triton ou trop forted’un semi-ton mineur. II faudra donc en-core abaisser le fi b, d’un semi-ton mineur ,c’est-à-dire, le faire précéder d’un nouveaubémol.
Quelques musiciens ont voulu introduirePusage de marquer le double bémol par urç