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b tout noir ainfi b , mais le figne bb , aprévalu avec raison , un copiste pouvantaisément noircir un b par un défaut de laplume. Nous parlerons au mot S YSTÊME,de l’idée que l’on doit se former de l’usagedes doubles bémols. ( F. D. C.)
BEMOLlSER,v. a. ÇMufiq.) marquerune note d’un bémol, ou armer la clef parbémol. Bémolise\ ce mi. II faut bémohserla clef pour le ton d e fa. (S)
BEMPAVEL, f. m. f Hijì. nat. Botan.)espece de pomme de merveille , momor-dica du Malabar , très-bien gravée fousce nom , quoique fans détails , par Van-Rheede , dans son Hortus Malabaricus ,vol. VIII y pag. 35 , planche XVIII.Les Malabares l’appellent bel-pavel , lesBrames dadula pagali , Van - Rheedettadula papali , les Portugais tapadeira dasala trìfle do dio 3 & les Hollandois avond-bly. Jean Commelin dans ses notes furVHortus Malabaricus y page 36y le nommebalfamina cucumerina radice tuberosâ.
C’est une plante grimpante à tige sim-ple , longue de cinq à six pies , d’une ligne& demie de diamètre, anguleuse de quatreà cinq angles, pour l’ordinaire de quatreangles , striée , verte extérieurement &intérieurement , aqueuse , quoique com-posée de fibres ligneuses très-dures, rare-ment ramifiée.
Cette tige fort d’une racine vivace ovoïdeou en poire de trois pouces environ, unefois moins large , jaune-rouífâtre extérieu-rement , charnue , fibreuse & blanc-jau-nâtre intérieurement, semée çà & là dequelques fibres jaunâtres , cylindriques, lon-gues de quatre à six pouces fur une demi-Iígne à une ligne au plus de diamètre.L’origine de la tige ou le sommet de cetteracine forme comme un étranglement,une espece d’œil ou de bourgeon , qui ,lorsque la racine inférieure vient à mourir »prend sa place & grossit en un tuberculepareil qui périt à son tour.
Les feuilles sortent alternativement &circulairement le long de ses tiges à desdistances de six à huit pouces dans le bas ,& de trois à deux pouces dans le haut,portées horizontalement. Elles font tailléesen cœur alongé de deux à trois pouces &demi, de moitié moins larges, rarement
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entieres, mais pour l’ordinaire découpéesjuíqu’au milieu de leur longueur en troislobes , marquées de quinze à vingt dentstriangulaires fur chaque côté de leur con-tour , vertes d’abord, ensuite verd-noires ,un peu rudes , à trois greffes nervureséchancrées profondément jufqu’au sixièmevers leur origine où elles font portées furun pédicule cylindrique pour l’ordinairesinueux ou tortillé, une à deux fois pluscourt qu’elles.
De faisselle de chaque feuille fort unevrille simple aussi longue qu’elle , qui feroule en spirale autour des différons corpsqu’elle rencontre pour y attacher ses bran-ches.
Les fleurs mâles font séparées des fe-melles fur le même pié , & dans des ais-selles de feuilles différentes , les mâlespour l’ordinaire au deflùs. Chaque fleur estsolitaire à chaque aistèlle , fur un pédicule-cylindrique égal à la moitié de la longueurde la feuille , & qui porte une , deux ,& même jusqu’à trois écailles pédiculées ,attachées à diverses hauteurs fur fa lon-gueur.
Chaque fleur est jaune. Les femelles foncouvertes en étoile de douze à quinze lignesde diamètre. Les mâles n’ont que neuf àdix lignes ; elles font fans pistil, & con-sistent en un calice monophylle à tubecourt divisé en cinq parties égales, & enune corolle monopétale appliquée fur lesparois du calice avec lequel elle fait corps ,étant une fois plus long , à tube courtévasé fous un angle de 4 y degrés , & à cinqou six divisions égales, elliptiques, poin-tues , dentées , crépues , striées de troisnervures longitudinales , une fois plus lon-gues que larges , épanouies horizontale-ment. Du fond du tube s’élevent trois filetsd’étamines très-courts , à anthères jaunes ,réunies ensemble , & formant neuf lignesqui serpentent côte à côte, & qui s’ou-vrent par un sillon dans toute leur lon-gueur.
Les fleurs femelles n’ont point d’étamî-nes , mais en dessous un ovaire ovoïdelong de sept à huit lignes, une fois moinslarge , & un style court couronné par tr-oisstigmates applatis en demi-lune , & velusfur leur face extérieure.
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