768 B E S
donc ; ils perdent dans la société le sen-timent de leur soibleslè, & l’état de guerrecommence. La société leur facilite & leurassure la possession des choses dont ils ontun besoin naturel ; mais elle leur donne enmême temps la notion d’une infinité debesoins chimériques qui les pressent millefois plus vivement que des besoins réels,& qui les rendent peut-être plus malheu-reux étant raííèmblés , qu’ils ne l’auroientété dispersés.
* Besoin , Nécessité , Indigence,Pauvreté , Disette , ( Gramm.) Lapauvreté est un état opposé à celui d’opu-lence on y manque des commodités dela vie, on n’est pas maître de s’en tirer :ce n’est pas un vice en foi , mais il estpis devant les hommes. L 'indigence n’estautre chose que l’extrême pauvreté; on ymanque du nécessaire. La disette est relativeaux alimens. Le besoin & la nécessité fontdes termes qui seroient entièrement syno-nymes , l’un à pauvreté , & l’autre à in-digence , s’ils n’avoient pas encore quelquerapport aux secours qu’on attend des autres:le besoin seulement presse moins que lanécessité ; on méprise les pauvres , on apitié des indigens ; on évite ceux qui ontbesoin , & l’on porte à ceux qui sont dansla nécessité. Un pauvre avec un peu defierté , peut se paster de secours ; l’ indi-gence contraint d’accepter ; le besoin metdans îe cas de demander , la nécessité danscelui de recevoir le plus petit don. Si l’onexamine les nuances délicates de ces diffé-rens états , peut-être y trouvera-t-on laraison des sentimens bizarres qu’ils excitentdans la plupart des hommes.
BESON , f. m. Ç Commerce.) mesuredes liquides dont on le sert en quelqueslieux d’Allemagne , & particulièrement àAugsbourg. Douze besons font le jé , &huit masses le beson. Voye\ JÉ & MASSE.(G)
BESORCH , f. m. ( Comm. ) monnoied’étain alliagée qui a cours à Ormus ; ellevaut trois deniers argent de France.
Le besorch est la dixieme partie d’un Pays.Voye\ Pays.
* BESSAN , ( Géogr. ) petite ville deFrance en Languedoc, au diocèse d’Agde.
* BESSARABIE w BUDZIAC ,
B E S
C Géogr. ) petite contrée entre la Molda-vie , le Danube, la mer Noire & la petiteTartarie.
* BESSE ,, ( Géogr. ) ville de France enAuvergne , élection de Clermont.
BESSI, (Comm.) petite monnoie quifait un demi-soldo ; il en faut quarantepour faire un lira.
BESSIERES, 'Géogr.) ville de Francedans le bas Languedoc , au diocèse deToulouse.
* BESSIN ( LE ) , Géogr. petit pays deFrance dans la basse Normandie , prochela mer. On le divise en haut & bas : Bayeuxen est la capitale.
BESSON , BOSSON , BOUCHE ,BOUGE , ( Marine. ) c’est la rondeur desbaux & des tillacs , & proprement tout cequi est relevé hors d’œuvre & qui n’est pasuni. Voye\ Bau & TlLLAC. (Z)
BESTIAIRES , f. m. pi. (Hift. anc.)chez les anciens Romains , étoient deshommes qu’on payoit pour combattre con-tre des bêtes sauvages , ou bien que lajustice avoit condamnés à cette punition.Nous distinguons communément deux sortesde befliaires ; les premiers étoient condam-nés aux bêtes , soit comme ennemis faitsprisonniers , ou comme esclaves & cou-pables de quelque crime énorme. On lesexposoit les uns & les autres aux bêtestout nus & fans défense ; il ne leur ser-voit même de rien de vaincre les bêtes &de les tuer , car on en lâchoit toujoursde nouvelles fur eux ; & le combat ne finis-soit que par la mort des condamnés. Maisil arrivoit rarement qu’il en fallût deuxpour le même homme ; deux hommesétoient souvent vaincus par une feule bête.Cicéron parle d’un lion qui en massacralui seul deux cents. Les befliaires quisuc-cédoient aux premiers s’appelloient ë<ps«V<,& les derniers, ; chez les Romains,
meridiani. Voye\ GLADIATEUR, AMPHI-THÉÂTRE , hc.
Les Chrétiens étoient des bestiaires decette espece ; quelques-uns même d’en-tr’eux, bien que citoyens romains , n’enétoient pas exempts , quoiqu’ils dussentl’être suivant les loix.
La seconde espece des befliaires étoitcomposée , ainsi que l’observe Seneque ,
de