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dejeunes gens qui, pour acquérir de l’expe-rience au maniement des armes , combat-toient quelquefois contre les bêtes , & quel-quefois les uns contre les autres ; ou desbraves qui vouloient bien s’expofer à cesdangereux combats, pour montrer leurcourage & leur adresse. Auguste excita lesjeunes gens de la premiere qualité à cegenre d’exercice ; Néron s’y exposa ; &Commode , pour en être sorti vainqueur ,acquit le titre à'Hercule romain.
Vigenere ajoute deux autres especes debe/iiaires ; les premiers qui l’étoient parétat, combattoient pour de l’argent ; lesseconds , qui se présentoient armés & plu-sieurs ensemble , combattoient en libertécontre un certain nombre de bêtes. (G)BESTIALITE, (en Droit.) est le crimed’un homme ou d’une femme qui auroitun commerce charnel avec une bête. Cecrime fe punit par le feu : on brûle mêmel’animal qui a été l’instrument du crime.
C H)
BESTIAUX , voye\ BÉTAIL.
} BESTION ou LION , f. m. f” Marine.)c’est le bec ou la pointe de l’éperon à savantdes porte - vergues. Les matelots donnentce nom a la ligure qu’on y met , & quicommunément représente quelque animal.Quelques uns le nomment le lion , parcequ’autrefois la plupart des vaisteaux hollan-dois portoient à la pointe de l’éperon lafigure de cet animal : aujourd’hui l’on ymet différentes fortes de figures. H. PI. I.en N, la figure d’un centaure qui est àla pointe de l’éperon du vaiffeau le centaure.Les Espagnols y mettent astez souvent lafigure de quelque saint ou sainte dont levaisseau porte le nom. (Z)
BESTRAM , f. m. (Hifl. nat. Botan.)nom Brame d’un arbre du Malabar , astèzbien gravé , à quelques détails près , fousson nom Malabare noeli tali , par Van-Rheede , dans son Hortus Malabaricus ,vol. IV. p. us, Pi- LVI - Van-Rheedeécrit encore nuli tali. Les Portugais rap-pellent cordoeira , les Hollandois vlas-hout ; & Jean Commelin, dans ses notes ,berberis indica aurantiœ folio.
Cet arbre s’éleve à la hauteur de vingt-cinq piés , fur un tronc de íix pies dehauteur, fur un pié de diamètre , cou-Tome IV.
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1 ronné par une cime sphérique , composéede branches alternes , affèz denses , dis-posées circulairement , écartées sous unangle très-ouvert de soixante degrés, ver-tes , dont les vieilles sont , comme letronc, à bois blanc, recouvert d’une écorceépaisse cendrée.
Sa racine est fibreuse , assez longue, peuprofonde , traçante horizontalement présde la surface de la terre , à bois brun ,couvert d’une écorce noirâtre.
Ses feuilles sont disposées alternative-ment & circulairement au nombre dequatre à six , vers le bout de chaquebranche , qui est nue en bas dans les troisquarts de fa longueur. Elles sont ellipti-ques , pointues par les deux extrémités ,longues de trois à quatre pouces , unefois & demie moins larges , entieres,épaisses, fermes , listés , luisantes , verd-noires , comparables à celles de l’oranger ,ou plutôt de certains lauriers , relevéesen dessous d’une côte longitudinale , ra-mifiée en six à huit paires de nervuresalternes , & portées horizontalement furun pédicule demi - cylindrique , plat endeffùs & très-court.
Du bout de chaque branche ou de fais-selle de chacune des trois feuilles supé-rieures , il sort un épi cylindrique , unefois plus court qu’elles , sessile , quelque-fois à deux branches , portant trente àquarante fleurs sessiles , verd pâles , dispo-sées horizontalement fur toute fa longueur.Van-Rheede laiflè à entendre que toutesces fleurs sont hermaphrodites ; mais M.Linné, dans fa Flora Zeylanica , impri-mée en 1747 , nous apprend, n°. 557 }fans doute d’après l’examen de cette plantescche , vue dans VHerbier d’IIermann ,u’elle est dio’ique, c’est-à-dire, que cespis n’ont que des fleurs mâles fur cer-tains piés , pendant que fur d’autrespiés ils ne sont composés que de fleursfemelles.
Chaque fleur mâle est verd-pâle , com-posée d’un calice à trois feuilles três-cour-tes , arrondies , fans corolles , & de troisétamines capillaires , un peu plus longues ,égales , à anthères fpéroïdes-blanchâtres ,comme fendues en deux jufqu’au milieu.Les fleurs femelles ont le calice semblable ,
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