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pouliot, petite centaurée, orvale, de cha-que íix onces j d’encens , de mastic , dechaque deux gros 5 d iris , d aristolocheronde , de chaque six gros ; do cire, de té-rébenthine , de résine de pin , de chaquesix onces ; de gomme élémi, de goudron,de chaque deux onces ; de vin blanc troislivres. Broyez bien d’abord dans un mortiertoutes les plantes ; laiíïez-les en macérationpendant une semaine dans le vin ; remuez-les ensuite , & les faites bouillir : tirezensuite le suc par expression ; passez-le, &le faites bouillir jusqu’à la diminution d’untiers : ajoutez le goudron , la cire fondue,la résine , les gommes , & enfin le dernierde tous les ingrédiens , la térébenthine :faites bouillir doucement le tout ; retirez-le de dessus le feu , & le laissez refroidir ;alors répandez deííus, l’iris & l’aristolocheréduite en poudre très-fine : battez bienle tout ensemble, en sorte qu’il soit de laconsistance d’un emplâtre. Cet emplâtreest résolutif, fondant , détersif & incar-natif : on l’emploie beaucoup dans les ma-ladies de la tête. CN J
BETOIRES , f. m. pi. (Economie rustJOn entend par ce mot, dans les campagnesoù l’on s’en sert, des trous creusés en terred’espace en espace, comme des puits ,qu’on emplit ensuite de pierrailles. On ydétermine le cours des eaux par des rigolesafin qu’elles se perdent dans les terres. Dansles grandes baste-cours on les fait de pierre ;on les place de maniéré que la saumure dufumier n’y pénétré pas ; on les couvre d’unegrille de fer à mailles ferrées ; on ne laisseà cette grille qu’une petite ouverture afinque les eaux passent seules, & que les greffesordures soient arrêtées.
* B ETSC HA W , ( Geogr.J ville deBoheme , abondante en mines d’étain.
* BETSKO , CGeogr.J petite ville dela haute Hongrie.
* BETTE , f. f. (Hift. nat. bot. J Ondistingue trois fortes de bettes ; la blan-che , la rouge , & la bette-rave.
La becte ou poirée blanche , beta alba , >a la racine cylindrique , ligneuse, de lagrosseur du petit doigt, longue, blanche ; jla feuille grande , large, liste , épaisse, suc- (culente , quelquefois d’un verd blanc , ;quelquefois d’un verd plus foncé ; la sa-
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veur nitreuse , une côte épaisse & large ;la tige haute de deux coudées , grêle ,cannelée, branchue \ la fleur placée à fais-selle des feuilles fur de longs épis, petite,composée de plusieurs étamines garnies desommets jaunâtres, & dans un calice á cinqfeuilles un peu verd , qui se change enun fruit presque sphérique , inégal & bos-selé , qui contient deux ou trois petitesgraines oblongues, anguleuses, rougeâtres,& inégalement arrondies.
La bette ou poirée rouge , beta rubravulgaris , a la racine blanche \ la feuilleplus petite que la précédente , fort rouge rc’est par-là qu’on la distingue de la betteblanche.
La bette-rave , betta rubra radice rapœ ;elle a la tige plus haute que la bette oupoirée rouge ; fa racine est grosse de deuxou trois pouces, renflée & rouge comme,du sang en dehors & en dedans.
On cultive toutes ces especes dans lesjardins. La premiere donne îes cardes donton fait usage en cuisine : on fait cas desracines de bette-rave qu’on mange en sa-lade & autrement : on se sert en médecinede la bette blanche.
On trouve par l’analyse , que la betteest composée d’un sel essentiel , ammo-niacal , nitreux , mêlé avec une terre as-tringente & de l’huile, & délayé dansbeaucoup de phlegme. Ses feuilles dessé-chées & jetées fur les charbons ardens ,fusent comme le nitre. On compte la betteblanche entre les plantes émollientes.
* BETUWE ou BETAW, f Geogr.Jest une des trois parties qui composent laGueldre Hollandoise : c’est le pays qui setrouve entre le Rhin & le Leck.
BETYLES, f. m. pi. ÇHifi. artc.J pierresfameuses dans l’antiquité , dont on fit lesplus anciennes idoles , qu’on croyoit ani-mées , auxquelles même on attribuoit desoracles. Bochart tire l’origine des betylesde cette pierre mystérieuse de Jacob , surlaquelle ce patriarche reposant pendant lanuit, eut une vision , & qu’à son réveil iloignit d’huile , d’où le lieu fut appellé Be-thel. Les betyles étoient d’une grosseur très-médiocre, de figure ronde, avec des can-nelures fur leur surface ; & on les croyoitdescendus du fiel. On leur attribuoit mille
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