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vertus íìngulieres , & entr’antres celle detaire prendre des villes & gagner des ba-tailles navales aux généraux qui les por-toient. Voye\ dans les Me m. de l’Acad.des Belles-Lettres , les savantes recherchesqu’a fait fur cette partie de la Mytholo-gie M. Falconet, un des plus illustres mem-bres de cette Académie. (GJ
* BETZELINGEN, (Ge'ogr.J ou plu-tôt BoTZELINGEN , petite ville de Suisse,dans le canton d’Uri, environ à une demi-heure de chemin d’AltdoríF. La Martinieren’en fait qu’un village.
* BEVELAND, ÇGe'ogr.J iste des P10-vinces-Unies en Zélande : l’Escaut la diviseen deux parties, dont Tune s’appelle Zuid-Beveland , & l’autre Voort-Beveland.
* BEVERLAY , (Ge'ogr.J ville d’An-gleterre dans la province d’Yorck. Long.27. lat. £?. a 8 .
* BEVÈRGEN, (Ge'ogr.J ville d’Alle-magne dans le cercle de Westphalie , au du-ché de Munster, à neuflieues de cette ville.
* BEVERUNGEN , C Ge'ogr.J villed’Allemagne au diocèse de Paderfcorn , &au confluent de la Beve & du Weser.Long. 2.7. lat. 5 1■ 4 o.
*BEURATH, (Ge’ogr.J ville deBoheme au comté de Giatz.
BEUR 1 CH 0 N , oiseau. Voyez Roi-telet. si )
* BEURRE , ÇHist. ù Econ. rusliq.Jsubstance grasse, onctueuse , préparée ou sé-parée ,du lait, en le battant. Voye\ Lait.
Le beurre se fait en Barbarie , en mettantle lait ou la crème dans une peau de bouc,suspendue d’un côté à l’autre de la tente ,& en îe battant des deux côtés uniformé-ment. Ce mouvement occafione uneprompte séparation des parties onctueusesd’avec les parties séreuses. Voyages deSliaw , page z/j.i. Ce n’a été que tard ,que les Grecs ant eu connaissance dubeurre : Homere , Théocrite , Euripide ,& les autres poètes , n’en font aucunemention ; cependant ils parlent souvent dulait & du fromage : Aristote qui a re-cueilli beaucoup de choses fur le lait &le fromage , ne dit rien du tout du beurre.On lit dans Pline que le beurre étoit unmets délicat chez les nations barbares, &qui distinguoit les riches des pauvres.
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Les Romains ne se fer voient du beurrequ’en remede , & jamais en aliment ;Scockius observe que c’est aux Hollandoisque les habitans des Indes orientales doi-vent la connoistànce du beurre ; qu’en Es-pagne on ne s’en servoit de son tempsqu’en médicament contre les ulcérés ; &til ajoute qu’il n’y a rien de meilleur pourblanchir les dents , que de les frotter avecdu beurre.
Clement d’Alexandrie remarque que lesanciens Chrétiens d’Egypte brûloient dubeurre dans leurs lampes , fur leurs autels ,au lieu d’huile ; & les Abyssiniens , suivantGodignus, conservent cette pratique. Dansles églises romaines , il étoit permis an-ciennement pendant les fêtes de Nt ël, dese servir de beurre au lieu d’huile , à causede la grande consommation qui fl faisoitde cette derniere dans d’autres usages.
Scockius écrivit un volume assez gros ,de butyro & avestone casei, sur le beutreÙ sur 1 ‘aversion du fromage , où il traitede l’origine & des phénomènes du heurte .II a recherché íi le beutre étoit connu dutemps d’Abraham , & si ce n’étoit pas lemets avec lequel il traita les Anges : ilexamine comment on le préparoit chez lesScythes, d’où viennent ils différentes cou-leurs ; il enseigne comment il lui fautdonner sa couleur naturelle, le battre , lesaler, le garder, £v. La partie du Sufsòlken Angleterre , qu’on appelle le hautsus-íoík , est un terrain riche, tout employéà ff s laiteries ; elle paslë encore pourfournir le meilleur beurre & peut-être leplus mauvais fromage d’Angleterre. Lebeurre est mis en barils , ou assaisonnédans de petites caques , & vendu à Lon-dres , ou même envoyé aux indes occi-dentales , d’où les voyageurs nous disentqu’on l’a quelquefois rapporté aussi boaqu’au départ.
Voici la maniéré dont on fait le beurredans nos campagnes : quand le lait est re-froidi & un peu reposé , on en va lever lacrème avec une grande cuiller bien nette,& on la met dans un pot jusqu’à ce qu «nl’emploie. Pour faire le beurre , on jettela crème dans une baratte. V. Baratte.11 faut que la baratte soit bien lavée : onbat cette crème avec la batte-beurre jus-