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Tome cinquième.
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vénération. Ce philosophe laissa neuf livres,qui font pour ainsi dire la source de la plupartdes ouvrages qui ont paru depuis son tempsa la Chine, qui font si nombreux, qu’unseigneur de ce pays ( au rapport du P.i rigault ) s’étant fait chrétien , employaquatre jours à brûler ses livres , afin de nerien garder qui sentit les superstitions des

v-ninois. Spizellus, dans son livre de re lit-eraria Smenjtum , dit qu’il y a une biblio-neque sor l e mont Lingumen de plus de3° mille volumes, tous composés par desauteurs chinois, & qu’il n’y en a guere moins, s le temple de Venchung, proche l’é-cole royale.

T ^ y a plusieurs belles bibliothèques au•lapon , car les voyageurs assurent qu’il y adans la ville de Narad un temple magnifi-que qui dédié à Xaca, le sage , le pro-phète &t législateur du pays ; & qu’auprèse ce temple les bonzes ou prêtres ont leursappartemens, dont un est soutenu par 2.4co onnes, St contient une bibliothèque rem-Phe de livres du haut en bas.cW out ce <iue nous avons dit est peu decuW?* COn ?P araisorl stc la bibliothèque1 r etre , dans le monastère de la Sainte-» ;Á ? Ur 6 n , 1 . 0nt Amara en Ethiopie.

-histoire nous dit qu’Amoine Brieus &~ ' -1 -

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fils Mémìlech, qu’on prétend qu’eiîe eut deSalomon. Nous rapportons ces opinionsmoins pour les adopter, que pour montrerque de très-habiles gens y ont donné leurcréance, tels que le P- Kircher. Tout cequ’on peut dire des Ethiopiens, c’est qu’ilsne se soucient guere de la littérature pro-fane , & par conséquent qu’ils n ont guere• " -ÎQtins fur des sujets histo-

fane , & par coniéquem qu..- .. . . _ _

de livres grecs ni latins fur des sujets histo-riques ou philosophiques ; car ils ne s’appli_i a litérature sacrée, qui fut d’a-

L’histoire nous dit qu’Antoine Brieus &Laurent de Crémone furent envoyés dansce pays par Grégoire XIII pour voir cettefameuse bibliothèque , qui est divisée entrois parties , &c contient en tout dix mil-lions cent mille volumes , tous écrits fur debeau parchemin , & gardés dans des étuisde soie. On ajoute que cette bibliothèquedoit son origine à la reine de Saba, quivisita Salomon , St recut de lui un grandnombre de livres , particulièrement ceuxd’Enoch fur les élémens Sc fur d’autres sujetsphilosophiques, avec ceux de Noé fur lessujets de Mathématique Sc fur le rit sacré ;Sc ceux qu’Abraham composa dans la valléede Mambré,où il enseigna la Philosophieà ceux qui l’aidèrent à vaincre les rois qui^voient fait prisonnier son neveu Lot, avecles livres de Job, Sc d’autres que quelques-uns nous affûtent être dans cette biblïothe-qut , auin bien que les livres d’Esdtas, desSibylles, des Prophètes Sc des grands prê-tres des Jmfs, outre ceux qu’on supposeavoir été écrits par cette reine St par sonTome V •

riques ou phìiotopniqu«,—quent qu’à la litérature sacrée, qui fut d’a-bord extraite de livres grecs, Sc ensuitetraduite dans leur langue. Ils sont schiíma-tiques, Sc sectateurs d’Eutychès Sc de Nettorius. Voyeq_ EutychïENS & NESTO-

í RIENS.

Les Arabes d’aujourd’hui ne connoissentnullement les Lettres ; mais vers le X sié-cle , Sc sur-tout sous le régné d’Almanzor ,aucun peuple ne les cultivoit avec plus de

succès qu’eux.

Après l’ignorance qui régnoit en Arabieavant le temps de Mahomet, îe calife A 1 -mamon fut le premier qui fit revivre íesj Sciences chez les Arabes; il fit traduire en| leur langue un grand nombre des livresqu’il avoìt forcé Michel III empereur deConstantinople, de lui laisser choisir de fabibliothèque SC par tout l’empire, aprèssavoir vaincu dans une bataille.

Le Roi Manzor ne fut pas moins assiduà cultiver les Lettres. Ce grand princefonda plusieurs écoles Sc bibliothèques pu-bliques à Maroc, ou les Arabes se vantent (sa-voir la premiere copie du code de Justinien,Erpenìus dit que la bibliothèque de Eezest composée de 31 mille volumes; Scquelques-uns prétendent que toutes les dé-cades de Tite-Live y font , avec les ou-vrages de Pappusd’Alexandrie, fameux ma-thématicien; ceux d’Hippocrate, de Ga-lien Sc de plusieurs autres bons auteurs»dont les écrits ou ne font pas parvenusjusqu’à nous,ou n’y font parvenus que tres-

ímparfaits.

Selon quelques voyageurs, il y a à Gazaune autre belle bibliothèque d’anciens li-vres, dans la plupart desquels on voit desfigures d’animaux Sc des chiffres, à la ma-niéré des Egyptiens, ce qui fait présumerque c’est quelque reste de la bibliothequi

d’Akxamlne,

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