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sel comme 1920 à 100 : mais dans la bilede l’homme, l’eau &t l’huile comme 10 à2 ; au sel, comme 72 à un, ou un peumoins. La£i/eavoit fans doute besoin d’unegrande quantité d’eau , pour ne pas formerun vrai savon solide qui fe coupât au cou-teau comme le savon ordinaire , ôt donton eût pu fe servir sans le de tremper. C esten effet un savon , mais fluide , Ôt tel en unmot, qu’il n’a besoin ni d’eau, ni d’un dé-laiment étranger, pour tous les usagesauxquels il est destiné par la nature. Re-marquez que dans tout ce que nous avonsdit, il ne s’agit que d’une bile fraîche ôtbien conditionnée , que la maladie n’a au-cunement altérée, & que la putréfactionn’a pas changée : car íì toutes les parties ducorps humain solides ou liquides une foiscorrompues' donnent beaucoup de sel vola-til , est-il surprenant que la bile naturelle-ment plus alcalefcente qu’aucun autre suc,fournisse une grande abondance de cemême sel ? Je ne doute pas que tant decontradictions qui fe trouvent dans les au-teurs au sujet de l’analyfe chy inique de labile , ne viennent souvent de ce que lesuns auront opéré fur une bile fraîche , ôt lesautres fur une bile vieille Sc comme pourrie ;souvent ausii de l’inexactitude Sc de l’igno-rance des artistes ; pour ne rien dire de lamauvaise foi de ceux qui ont des systèmesfavoris à protéger.
Huile. Le résidu de l’évaporation de ladistillation de la bile est si huileux, qu’il enest inflammable. Les calculs de la vésiculedu fiel prennent feu, Sc même fe consumenttout entiers. Y ai observé la même chose furd’autres calculs sortis par les selles à la fuitede violentes coliques duodénales Sc 'hépa-tiques , Sc qui conséquemment étoient faitsd’une bile hépatique plus aqueuse, épaissieSc putréfiée , soit dans le méat cholidoque,soit dans l’intestin. Homberg n’a-t-il pastiré de la bile une graisse verte Sc solide?Hartman n’a-t-il pas vu dans les cochonsun globe de graisse à l’endroit de la vési-cule ? Enfin l’origine de la bile , qui estconstamment l’huile de l’épiploon fondue,n est-elle pas la preuve évidente de ce quenous avançons, pour ne pas répéter ici lesexpériences précédentes ?
Sel, Ll s’en trouve très-peu dans la bile ,
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Sc toujours de diverse nature. L’un, suivantla nature du sel humain, a de l’affinitéavec le sel ammoniac , dont il ne différéqu’en ce qu’il s’alkalife par la distillationfeule : l’autre est un sel fixe terrestre oumêlé de terre , comme on l’a déja insinué.On ne découvre au microscope ni l’un nil’autre, suivant le témoignage vérifié deLeuwenhoeck. L’amertume de la bile nevient point de son sel, mais de son huile,qui à force d’être broyée Sc échauffée dansles vaisseaux qui la préparent, dans le tamisqui la filtre, Sc le réservoir qui la garde,devient rance Sc amere : ce qui est confirmépar les deux faits fuivans. La bile du lien ôtdes autres animaux féroces est très-amere,parce qu’elle subit dans leurs vaisseaux fac-tion de ressorts très-violens : au lieu quedans les personnes sédentaires, Sc qui ontle sang doux, on la trouve le plus souventaqueuse Sc insipide.
Les esprits de la bile font une huile statténuée, qu’elle coule comme l’eau Sc avecl’eau , qu’elle rend laiteuse , comme on l’avu dans les expériences de Vieussens Sc deVerheyen. En effet, la blancheur du laitvient de l’huile étroitement unie à fes par-ties : aussi cette blancheur diminue Sc dif-paroît avec l’huile, comme le fait voir clai-rement la coagulation du lait, dont la sé-rosité dépouillée des parties huileuses quifont le beurre Sc le fromage, devient enfinverdâtre. II y a de plus beaucoup d air dansla bile. Un calcul de la vésicule du fiel,donne 648 fois plus d’air que son volume ;ceux de la vessie urinaire , comme un peumoins rares , ou plus compactes , en con-tiennent un peu moins : cela ne passe pas645 , suivant les expériences de Hales.
La bile est une liqueur très-importantepour f économie animale. Le docteurîood vard, qui a observé très-exactementfes effets par tout le corps, ne fait pas dif-ficulté d’attribuer plusieurs maladies à lamauvaise disposition de la bile : il la regardecomme une des principales sources de lavie de l’animal ; d’où il conclut qu’elle estle principe essentiel de la bonne ou mau-vaise disposition du corps : mais les anciensne la regardoient que comme un excrémentinutile. Plusieurs des modernes, à cause dela petite quantité de la bile , ont cru
faussement