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▼ìron. Au centre de la fleur s’éleve uneétamine à filet épais couronné d’une anthèrea deux loges, & réunie au dos du style de1 ovaire qui a un stigmate verd creusé encuilleron au dessous de I’anthere.
L’ovaire n’est pas d’abord sensiblementdifférent du péduncule de la fleur, maise n mûrissant il devient une capsule ovoïde,longue d’un pouce & demi , presque deuxfois plus courte, à trois angles & six côtes ,verte d’abord , lisse , luisante, ensuitebrune à une loge , s’ouvrant en trois pan-neaux qui se séparent entre les trois côtesPrincipales qui restent à jour comme lac ar caste d’une lanterne. C’est à ces troiscôtes que font attachées deux à trois millegraines brunes, semblables â une pouífiereou à une sciure de bois , lenticulaires ,bordées d’une membrane qui s’étend furleur longueur.
Culture. Le boin kakely croît au Ma-labar , tantôt fur la terre , fantôt fur lekatou kaida, c’est-à-dire fur le kaida sau-vage , fur lequel il est parasite. II vit long-temps. Son bourgeon fleurit & fructifiedeux à trois fois dans la même année , &Périt ensuite en produisant à son côté unnouveau bourgeon.
Qualités. La sixième feuille de sa fleurnui est à éperon , a une odeur très-suave ;•es autres parties n’ont pas d’odeur , maisune saveur un peu saline.
Usages. Le bourgeon pilé de cetteplante , s’applique en cataplasme sur lestumeurs & apostumes qu’il fait aboutir fansdouleur ; il guérit aussi , mêlé avec le sangde chien, les brûlures faites par le feu ,l’huile bouillante ou la poudre à canon. Lesfeuilles ont la même vertu. Sa poudre priseintérieurement & appliquée extérieure-ment , chaste le venin.
Celui qui croît sur l’arbre de la noixVomique , appellée kansjira, est amer ,lâche le vent & provoque la bile. Les piésnui naistent fur l’arbre , appel lé arbre deLava , arbor Java , sont fébrifuges, tuentles vers , fortifient le ventricule , dissipentles vents.
Remarque. Le boiri kakely a quelquesmpports avec l’elleborine , epipaàis & lesatyrium , & doit faire un genre particulierdans la famille des orchis. Voye^ nos Fa-
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milles des plantes , volume II } page 70.C M. Adanson.)
BOIN TULASSI, f. m. (Histoire nat.Botaniq. J nom Brame d’une plante de lafamille des salicaires , assez bien gravéeavec la plupart de ses détails par Van-Rheede dans son Hortus Malabarìcus yvolume X 3 p. 183 3 planch XCII 3 sousle nom Malabare , katutumba & kattu~tumba , qui veut dire tumba sauvage , oucataile sauvage , selon J. Commelin, quil’appelle nepeta indica sylveftris flore pìir-pureo spicato 3 dans ses notes.
Cette plante s’éleve droite fous la formed’un buiston sphéroïde d’un à deux pies dehauteur , un peu moins large , composéde deux à trois paires de branches opposéesen croix , subdivisées en une à deux bran-ches alternes de deux lignes de diamètre ,quarrées , striées , verd-blanchâtres , cou-vertes de longs poils blancs.
Sa racine est cylindrique, tortueuse, lon-gue de trois à quatre pouces, de trois lignesde diamètre , très - ramifiée , ligneuse ,roustèâtre.
Ses feuilles font opposées deux à deuxen croix , quelquefois comme alternes prèsdes fleurs , elliptiques, pointues aux deuxbouts , longues d’un pouce , une fois moinslarges , dentelées fur leurs bords de vingtdenticules de chaque côté , relevées endessous d’une côte ramifiée en quatre oucinq paires de nervures alternes, & portéeshorizontalement ou pendantes fur un pédi-cule demi-cylindrique ailé très-court.
Les fleurs sont disposées au bout desbranches en épis, composés de quatre àdouze étages chacun , de dix à douzefleurs disposées circulairement, & portéesfous un angle de cinquante degrés fur unpéduncule cylindrique une fois plus courtqu’elles.
Chaque fleur est hermaphrodite, longuede deux lignes, purpurine & poíée audessous de l’ovaire íàns le^ toucher. LlleConsiste en un calice rougeâtre cylindriqued’une feule piece entiere , presque une foisplus longue que large , tronquée fur ses
bords , velue intérieurement & persistante ;
en une corolle à cinq pétales purpurins ,petits , orbiculasses, places fur les bordsdu calice íàns le déborder , & en cinq