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Tome cinquième.
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étamines de méme longueur , attachéesde même au tube du calice fans le débor-der. L’ovaire est au centre du calice portéfur un disque cylindrique , étroit , élevé& surmonté d’un style cylindrique terminépar un stigmate sphérique velouté finement.

L ovaire en mûrissant devient une cap-sule sphéroïde d’une ligne de diamètre ,rousseâtre à une loge, contenant trois à cinqgraines, noires , ternes , attachées autourd’un petit placenta élevé au fond de lacapful e.

Cultiir 7 . Le boin tulajji est annuel, &croît au Malabar dans les terres sablonneuses.

Qualités. Toutes ses parties ont uneodeur forte & agréable. Ses feuilles ontque saveur un peu amere.

Usages. Les Malabares la font frire dansl’huiíe & l’appliquent ainsi dans les oreilles,pour appaifer les douleurs de tête & lesmigraines les plus insupportables.

Remarques. Quoique J. Commelin re-garde le boin tulajji , comme une efpecede cataire, nepeta , il est facile de voirque cet auteur fe trompe , & que cetteplante vient dans la famille des falicairesoù elle doit former un genre particuliervoisin de celui de la falicaria. Voye{ nosfamilles des plantes , volume II, page£ 54 . ( M. Adanson.)

BOIOARIENS , f. m. plur. ( Géogr.anc. J peuples de la Germanie , connusdans les auteurs modernes fous le nomde Bavarois 3 & leur pays fous celui de’ .Bavière.

* BOJOBI, ÇHist. nat.J c’est un serpentdu Brésil , que les Portugais appellentcobre verde , serpent verd ; il est ordi-nairement d’environ trois piés de long ,& gros comme îe pouce : fa couleur estverdâtre. II a la gueule grande & la languenoire • il fe tient entre les pierres & dansles masures ; fa morsure est très - dange-reuse : l'on attribue à fa chair les mêmesqualités qu’à celle de la vipere,

Séba donne la description d’une autreefpece , qui est une vipere de Ceylan ; ilparle auíîì de plusieurs ferpens à lunettes ,qui ont l e nom de Cobra .- il dit que ceserpent a une couronne fur la te te j sibette couronne est de la figure d’une lu-ette , le serpent est de la famille du fer-

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pent à lunettes. On trouve une viperedans le Ceylan qqi a ce même caractère :on l’appelle Cobra de Neufiria. On entrouve aussi dans Tisle de Ternate, & àSiam ; enfin, selon le même Séba , onen rencontre de quatorze efpeces ; mais ,suivant la description de ce Naturaliste,ce sont des ferpens à lunettes , auxquelsles Portugais donnent indistinctement Isnom de Cobra , qui doit être réservé à1 efpece du Bojobi qui fait la matière decet article , & au cobra capella qui estun petit serpent des Indes, long d’un pis& demi , gros comme le petit doigt &dont la peau est noire fur le dos & bla-farde fous le ventre. Ce serpent gonfle fajoue^, & crie comme les grenouilles, étantirrite : fa morsure-, est mortelle. 11 habitesouvent vers les piés de l’arbre papayeren Amérique : il vit d’araignées & d’au-

BOIRE ,'v. act. & n. C Physiologie, faction par laquelle on fait entrer des liqueursdans la bouche , puis dans le gosier pourles conduire à l’estomac. Voye\ GOSIERù Estomac. II y a deux moyens pourcet effet , fans compter ceux que nouspourrions mettre en usage, fi nous voulionsimiter les façons de boire des animaux :celles qui font les plus ordinaires à l’hom-me , font de pomper les liquides, ou deles verser dans la bouche.

O11 boit en pompant, en suçant, quandon boit avec un chalumeau : les enfanstettent leurs nourrices en suçant. On sucede même en buvant dans un verre , dansun biberon , ou lorsque l’on boit dans unôriviere ou au bassin d’une fontaine. Onpeut pomper ou sucer de différentes ma-niérés , avec la bouche feulement, ou avecla bouche & la poitrine ensemble. Quandon suce avec la bouché seulement, on faitd’elle-même une pompe'aspirante, les levresfe ferment en rond , &laisièntune ouver-ture que je compare à celle du bout dela pompe qui est dans l’eau 5 le corps dela pompe est fait par les joues , les mâ-choires & le palais 5 la langue fait le piston.Quoique cette comparaiíbn soir exactementjuste quant au fond , il y a pourtant quel-que différence de la pompe ordinaire à celleque nous faisons avec notre bouche ; ces