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Tome cinquième.
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différences consistent en ce que Pouverturede la pompe , son corps & son piston, nechangent point leur grosseur ni leur dia-mètre , & que les levres peuvent formerune ouverture plus ou moins grande, sui-vant le désir que nous avons de pomperPlus ou moins de liqueur à la fois , ou quenous voulons les faire entrer avec plus oumoins de vîtestë : la bouche devenue corpsde pompe, s’augmente ou diminue , soitPour contenir la liqueur pompée, soit pourRajuster à la langue : celle - ci qui fait lepiston , se grossit ou devient petite pour seProportionner aux différents diamètres dela bouche : elle prend auísi différentes figu-res pour s’accommoder aux inégalités desdents , auxquelles elle doit être appliquéeavec autant de justesse qu’un piston le doitêtre au corps de fa pompe. Ainsi on peutdire que la bouche fait tout ce que peutfaire une pompe , & que de plus ses partiesétant capables d’un nombre infini de mo-difications , elles multiplient les fonctionsde la bouche , & en font une pompe d’unestructure particulière. Pour mettre en usagecette pompe , il faut que quelque liquidesoit présent à l’ouverture des levres , &qu’il la bouche entièrement ; on approcheles joues des mâchoires pour diminuer lacapacité de la bouche : on retire la langueen arriéré , & le liquide vient occuper laplace que tenoit la langue : mais pour faireentrer la boisson plus promptement & enplus grande quantité , on écarte la mâchoireinférieure de la supérieure , & la boucheoccupant plus d’espace au dehors , prestePair extérieur qui comprime la liqueur, &la fait entrer dans la cavité de la bouche ,augmenté par l’éloignement des mâchoires.Si l’on met le bout d’un biberon plein d’eaudans l’ouverture des levres , & que l’onfasse les mêmes mouvemens des joues ,des levres , de la langue & des mâchoires ,le liquide entrera de même. Un syphon ,un biberon & autres vaiísoaux de pareilleespece , ne sont que l’ouverture des levresProlongées. Lorsque l’on a rempli la bouche ,il faut la vuider, si l’on veut pomper ousucer de nouveau. Elle se vuide en dedansquand on avale , ou en dehors quand onseringue , pour ainsi dire , ce que l’on avoirPompé ; c’est ce que font les cabaretiers

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quand ils goûtent leurs vins. Dans l’un &dans l’autre cas la langue tait le piston ;elle s’avance en devant , elle presse leliquide qu’elle jette en dehors , si les levressont ouvertes , ou qu’elle chaste du côtédu gosier , si la valvule est levée, & q Ueles levres soient exactement fermées. L aseconde maniéré de taire entrer des liqueursdans la bouche en pompant, dépend de ladilatation de la poitrine ; par cette dila-tation I’air extérieur pousse Peau & la faitentrer dans l’ouverture des levres ; cela sefait , en inspirant. On inspire de Peau oude Pair ensemble ou séparément : quand oninspire du liquide seul , cela se nommesucer & lorsque l’on inspire l’un & l’autre,cela s’appelle humer : dans cette façon deboire , Pair prend la route de la trachée-artere , pendant que Peau reste dans labouche. Pour humer on forme ordinaire-ment une ouverture aux levres plus grandeque pour pomper. On éloigne les levresdes mâchoires ; on leve le bout de la languedu côté du palais ; on releve la valvuledu gosier , & on inspire. L’ouverture deslevres doit être plus grande , pour que Pairextérieur qui preste Peau que l’on veuthumer , ait moins de peine à la faire entrerdans la bouche. On éloigne des levres lesmâchoires pour former un espace capablede contenir Peau ; on releve le bout de lalangue , qui, comme un rempart , retientPeau , Pempêche de suivre Pair qui entredans la trachée-artere ; on releve la val-vule du gosier pour que Pair puisse pasièr ;& enfin en dilatant la poitrine , on inspirepour que Pair extérieur presse le liquide ,& l’oblige d’entrer dans la bouche avec lui.C’est ainsi que l’on prend un bouillon , duthé , du café & autres liqueurs chaudes.

On peut verser les liquides dans la bou-che de trois maniérés : dans la premiereon verse doucement à mesure que la langueconduit la boisson dans le gosier ; c e±t unefaçon astez ordinaire de boire. Dans laseconde on verso brusquement tout-a-la-fois , & la langue conduit le tout -dans legosier avec la même víteste ; c’est ce quel’on appelle sabler: & la troixieme est deverser dans la bouche ayant la te te ren-versée ; c’est ce que l’on appelle boire augalet, Quand on boit de la premiere façon,