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çìts arbres de chaque année ne changent,jamais de hauteur, ils existent dans un arbrede cent ans fans avoir grossi ni grandi ; ilsfont seulement devenus plus solides. Voilàcomment se fait l’accroissement en hau-teur; Paccroiflèment en grosseur en dé-pend. Ce bouton qui fait le sommet duPetit arbre de la premiere année, tire sanourriture à travers la substance fit le corpsmême de ce petit arbre : mais les princi-paux canaux qui servent à conduire laseve se trouvent entre l’écorce & le filetligneux. L’action de cette seve en mouve-ment dilate ces canaux fit les fait grossir ,tandis que le bouton en s’élevant les tire& les alonge : de plus la seve en y cou-lant continuellement y dépose des partiesfixes , qui en augmentent la solidité ; ainsi,dès la seconde année un petit arbre con-tient déja dans son milieu un filet’ ligneuxon forme de cône fort alongé , qui est laproduction en bois de la premiere année,& une couche ligneuse aussi conique quienveloppe ce premier filet fit le surmonte,fit qui est la production de la seconde an-née. La troisième couche se forme commela seconde ; il en est de même de toutesles autres , qui s’enveloppcnt successive-ment fit continuellement, de forte qu ungros arbre est un composé d’un grandnombre de cônes ligneux, qui s’envelop-penrt fit fe recouvrent tant que l’arbregrossit. Lorfqu’on vient à l’abattre , oncompte aisément sur la coupe transversaledu tronc le nombre de ces cônes , dontles sections forment des cercles concen-triques ; fit on reconnoît l’âge de l’ar-bre par le nombre de ces cercles ; car ils !font distinctement séparés les uns des autres,ssens un chêne vigoureux , l’épaiíseur dechaque couche est de deux ou trois lignes ;cette épaisseur est d’un bois dur St solide :mais la substance qui unit ensemble cescônes ligneux , n’est pas à beaucoup présaussi ferme ; c’est la partie foibîe du boisdont Inorganisation est différente de celledes cônes ligneux , fit dépend de la façondont ces cônes s’attachent St s’uniísent lesuns aux autres , que M. de Buffon expliquee n deux mots. Les c3.n3.ux longitndin3uxdui portent la nourriture au bouton , nonfeulement prennent de l’étendue fit ac-
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quierent de la solidité par Pact’on fit ledépôt de la seve, mais ils cherchent en-core à s’étendre d’une autre façon ; ilsse ramifient dans toute leur longueur , fitpoussent de petits fils , qui d’un côté ventproduire l’écorce , fit de Pau t te vent Rat-tacher au bois de Tannée précédente , &cforment entre les deux couches du boisun tissu spongieux , qui coupé transversa-lement , même à une aster grande épaisseur,laisse voir de petits trous , à peu prèscomme on en voit dans la dentelle. Lescouches du bois font donc unies les unesaux autres par une espece de réseau ; ceréseau n’occupe pas à beaucoup près autantd’espace que la couche ligneuse ; il n’a quedemi-ligne ou environ d’épaisseur.
Par cette simple exposition de la texturedu bois , on voit que la cohérence longi-tudinale doit être bien plus considérableque Punion transversale : on voit que dansles petites pieces de bois , comme dans unbarreau d’un pouce d’épaiílèur, s’il se trouvequatorze ou quinze couches ligneuses , ily aura treize ou quatorze cloisons, fie quepar conséquent ce barreau sera moins fortqu’un pareil barreau qui ne contiendra quecinq ou six couches, & quatre ou cinq cloi-sons. On voit aussi que dans ces petitespieces , s’il se trouve une ou deux couchesligneuses qui soient tranchées , ce qui arriveseuvent, leur force sera considérablementdiminuée : mais le plus grand défaut de cespetites pieces de bois , qui font les seulesfur lesquelles on ait fait des expériences,c’est qu’elles ne font pas composées commeles grosses pieces. La position des couchesligneuses St des cloisons dans un barreau estfort différente de la position de ces mêmescouches dans une poutre ; leur figure estmême différente , fit par conséquent on nepeut pas estimer la force d’une grosse piecepar celle d’un barreau. Un moment deréflexion fera sentir ce que je viens de dire.Pour faire une poutre il ne faut qu équarritParbre , c’est-à-dire enlever quatre fegmenscylindriques d'un bois blanc fit imparfaitqu’on appelle aubier : le cccur de I arbre ,la premiere couche ligneuse reste au milieude la piece ; toutes les autres couches en-veloppent la premiere en forme de cerclesou de couronnes cylindriques ; le plus grand