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Tome cinquième.
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de ces cercles entiers a pour diamètre 1 e-paiílèur de la piece ; au delà de ce cercletons les autres font tranchés, & ne for-ment plus que des portions de cercle quivont toujours en diminuant vers les arrêtesde la piece ; ainsi une poutre quarrée estcomposée d’un cylindre continu de bonbois bien solide, sc de quatre portipnsangulaires tranchées d’un bois moins solide& plus jeune. Un barreau tiré du corpsd’un gros arbre, ou pris dans une planche,est tout autrement composé : ce font depetits segmens longitudinaux des couchesannuelles , dont la courbure est insensible ;des sçgmens qui tantôt se trouvent posésparallèlement à une des surfaces du barreau,& tantôt plus ou moins inclinés ; dessegmens qui font beaucoup plus ou moinsfongs & plus ou moins tranchés , & parconséquent plus ou moins forts : de plus ily a toujours dans un barreau deux positions,dont l’une est plus avantageuse que l’autre ;car ces segmens de couches ligneuses for-ment autant de plans parallèles : si vousposez le barreau en sorte que ces planssoient verticaux, il résistera davantage quedans une position horizontale ; c’est commesi on faisoit rompre plusieurs planches à lafois , elles résisteroient bien davantageétant posées fur le côté, que fur le plat.Ges remarques font déja sentir combien©n doit peu compter sur les tables calculées©u fur les formules que différons auteursnous ont données de la force du bois ,qu’ils n’avoient éprouvées que fur des pie-ces, dont les plus grosses étoient d’un oudeux pouces d’épaifïèur , & dont ils nedonnent ni le nombre des couches ligneusesque ces barreaux contenoient, ni la posi-tion de ces couches , ni le sens dans lequelfe font trouvées ces couches lorfqu’ils ontfait rompre le barreau ; circonstances ce-pendant essentielles , comme on le verrapar les expériences de M. de Buttón , &par les foins qu’il s’est donnés pour décou-vrir les effets de toutes ces différences.Les Physiciens qui ont fait quelques expé-riences fur la force du bois , n’ont faitaucune attention à ces inconvéniens : maisil y en a d’autres , peut-être encore plusgrands, qu’ils ont aussi négligé de prévoirêc de prévenir. Le jeune bois est moins

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fort que le bois plus âgé ; un barreau tirédu pié d’un arbre , résiste davantage qu’untbarreau qui vient du sommet du mêmearbre ; un barreau pris à la circonférenceprès de l’aubier, est moins fort qu’un pareilmorceau pris au centre de l’arbre : d’ail*-leurs le degré de dessèchement du bois faitbeaucoup à la résistance ; le bois verd castebien plus difficilement que le bois sec.Enfin le temps qu’on emploie à chargerles bois pour les faire rompre , doit aussientrer en considération ; parce qu’une piecequi soutiendra pendant quelques minutes ustcertain poids , ne pourra pas soutenir cemême poids pendant une heure ; & M. deBuffon a trouvé que des poutres qui a voientchacune supporté fans fe rompre , neufmilliers pendant un jour , avoient rompuau bout de cinq à six mois fous la chargedesix milliers, c’est-à-dire qu’ellesn’avoientpas pu porter pendant six mois les deuxtiers de la charge qu’elles avoient portéependant un jour. Tout cela prouve assezcombiqu les expériences que l’on a faitesfur cette matière font imparfaites ; &peut-être cela prouve aussi qu’il n’est pastrop aisé de les bien faire. M. de Buffon,auteur des mémoires dont nous avons tirétout ce que nous avons dit juíqu’ici , afait une infinité d’expériences pour con-noître la force du bois : la premiere re-marque qu’il a faite , c’est que le bois necaste jamais fans avertir , à moins que lapiece ne soit fort petite. Le bois verd casteplus difficilement que le bois sec ; & engénéral le bois qui a du ressort résistebeaucoup plus que celui qui n’en a pas sl’aubier , le bois des branches , celui dusommet de la tige d’un arbre , tout le boisjeune est moins fort que le bois plus âgé.La force du bois n’est pas proportionnelleà son volume ; une piece double ou qua-druple d’une autre piece de même lon-gueur , est beaucoup plus du double ou dt*quadruple plus forte que la premiere : pafexemple , il ne faut pas quatre millierspour rompre une piece de dix piés de lon-gueur , & de quatre pouces d’équarristàge ,& il en faut dix pour rompre une piecedouble ; & il faut vingt-six milliers pourrompre une piece quadruple , c’est-à-dir eune piece de dix piés de longueur fur huit

pouces