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avoir vu ni décrit l’animal. Columna est lepremier qui en ait fait graver une en 1616 ,dans Touvrage intitulé Aquatili , pug. 60& 62 fous la dénomination de purpuramajor pelagica , exotica cormculata , en1681 Bonanni en a publié une dans sesRécréations , page z 33 y clajse 3 , n. 2-83,en la désignant ainsi , purpura Africanacœteris ventricofior & mucronibus aduncismunita , parte internâ roseb fulgens colore ,cxternâ verò , vel albo unicolor y velflavotyrio ac luteo multicolor. En 1685 , Listerdans son Historia conchylior. plancheJDCCCCJ ) figure 2 z , l’appelle bucci-num ampullaceum roflratum majus , mû-rie ib u s longiststmis infini clum adfenos paresin infimo orbe primo. En 170^ , Rumphedans son Musceuni , page 86 , plancheXXVI y figure 3 y l'appelle haufiellumlongircfirum fpinofum y ventre & roflro ru-gofis y spinis raris aduncis & magnis ytrocho obtuso. En 1705, Kirker dans sonMusccum , page ^68 y n. 284 y a publiéla même figure que Bonanni, sous la mêmedénomination. En 1742 , Gualtieri dans sonindex tefiarum , page & planche XXX ,lettre D , en a donné une figure , sous lenom de purpura reclirofira major y aculeislongis validis , & incurvis armata , albida 3aliquandò ruse/cens. M. Linné l’a désigné en1769 , dans son Syflema naturce y éditionz u. y page z 2. z 4 y fous le nom de murex3.10 y cornutus testâ subrotundâ , spinissubulatis obliquis cmcla y caudâ elongatâsubulatâ reclâ , spuiis /parfis.
Animal. L’animal du bolin restèmbleparfaitement à cehii du Jìrat , à cela prèsque son manteau est bordé de deux longsfilets fur fa droite , & fort étendu fur fagauche.
Coquille. Sa coquille approche austì beau-coup de la sienne , elle est un peu plusépadlè- & représente assez bien une massue,ou un fuseau à tête courte & ronde ; salongueur est de quatre à huit pouces , &double de fa largeur.
Elie est composée de huit à neuf spires,renflées , arrondies , bien distinguées , &relevées de six à sept groíles côtes, à peu-près égales , comme pliées de droit â gau-che , & obliquement couchées fur fa lon-gueur. Ces côtes font traversées , comme
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toute la coquille, par un grand nom! rasde filets , & armées seulement sur >a pre-mière spire de quatorze dents, disposéessor deux rangs, qui tournent vers son milieu.Ces dents ont depuis un demi-pouce juf-qu’à un pouce de longueur, dans les co-quilles de quatre pouces ; & dans celles dehuit elles ont un à deux pouces : elles soqt"courbées sor le côté, de maniéré qu’ellesremontent un peu en haut en divergeant,& toutes creusées d’un profond sillon furleur convexité.
Le sommet est une fois plus large quelong, & presque une fois plus court quel’ouverture fans son canal.
L’ouverture est d’un tiers plus courteque son canal qui esta peu-près cylindrique,& trois fois plus long que large à fa nais-sance ; il porte communément quinze à dix-huit épines horizontales astèz droites , &une ou deux fois plus petites que celles desspires.
La levre droite ressemble à celle du firatymais elle n’a point de crête dans fa partiesupérieure.
La levre gauche se fait remarquer par 1 2figure & la grandeur de la plaque luisantequi la recouvre j cette plaque 1e releve &se présente vis-à-vis l’ouverture, commeune lame assez mince , ondée dans sonmilieu, & une fois plus longue que large.
Cette coquille est blanche ou jaune , oufauve au dehors , & couleur de rose audedans.
Elle est assez commune aux istes de laMagdeleine , entre le Cap-Verd & l’ille deCorée.
Remarque. II ne faut pas confondre cettecoquille avec celle de la Méditerranée »que Rondelet a décrite , Histoire des pois-sons , seconde partie , édition françoise ,page 45 , & que les Vénitiens appellentognella , & les Génois roncera : elle estapproche beaucoup , à la vérité , & mêmeastèz pour qu’on ne p 11 ilie pas la distinguerau premier abord , comme il est arrivé ala plupart des auteurs , qui ne se donnantpas le temps de les examiner attentivement& de les comparer , n’en ont fait qu’uneespece. Cependant lorsqu’or. la regarde avecsoin , on voit qu’elle en différé à plusieurségards, i°. ses côtes sont peu élevées