Band 
Tome cinquième.
Seite
243
JPEG-Download
 

B ° L

sentoient foibles, 5 t le refuíoient dès qu’ilsavoìent réparé leurs forces. Bolejlas seservit du prétexte de la religion pour lesasservir ; ces peuples étoient idolâtres ; onavoit déja essayé en vain de les soumettreau joug de la foi. Bolejlas crut que l’aspectd’une armée préteroít plus de force auxraisonnemens des millionnaires. Les Prus-siens en effet reçurent le baptême , Lctendirent hommage à Jefus-Christ & àBolejlas. Mais à peine l’armée fut rentréeen Pologne , que les Prussiens relevèrentleurs idoles, replantèrent leurs bois sacrés ;Bolejlas résolut de se venger , reparutsur les frontières de Prusse en 1168 : maisayant confié à des guides infidèles le salutda son armée , elle tomba dans une embus-cade & fut taillée en pieces.

Les fils d’Uladillas profitèrent d’unefonjoncture íi favorable à leurs desseins:ils réclamèrent hautement le duché de Cra-covie , résolus de demander ensuite la cou-ronne , si cette premiere démarche réus-sissoit. Ils trouvèrent des troupes en Alle-magne , mais ils ne trouvèrent point departisans en Pologne. La nation assembléedécida que leurs prétentions étoient injus-tes , qu’ils étoient déchus de tous leursdroits , & qu’en proscrivant Uladillas, elleavoit proscrit fa postérité. Bolejlas fut moinssevere : il rendit à ces infortunés quelquesvilles de Silésie , & les admit au partageavec ses neveux. II mourut le 30 Octobre1173. prince avoit peu de défauts &quelques vertus ; ses talens étoient médio-cres ; & ce qu’il y a de plus étonnant dansconduite , c 5 eft d’avoir entretenu avecl'diceílas , Henri & Casimir, ses freres ,Ur >e concorde inaltérable. (JM. de Sacy.JBoleslas V , surnommé le chajle ,Çíss/?. de Pologne. J Au milieu des trou-bles dont la Pologne fut agitée , après lamort de Lek le blanc & Miceflas le vieux,Bolesias fut élu duc de Pologne en 1243 ,Par un parti qui devint le parti dominant., s ut lin roi fainéant , dont nous ne par-lons que pour apprécier le s éloges que l’his-oire lui a donnes , il n osa résister à aucunocs pretendans à la pouronne , & ei y t ^édétrôné, si ses favoris qui régnoient sousnom , n’avoient eu pourjui la fermeté

son

«fil n’avoit pas lui-même. Ce ne fut pas

BOL 24 Z

fans peine qu’il fe mit en marche contre lesTartares qui désoloient les frontières deses états ; on ne pouvoit le résoudre à sou-tenir seulement l’aspect de leur armée. Sespeuples furent accablés d’impôts qu’il igno-roit lui-même : son nom fut le prétexte demille injustices qu’il ne soupçonnoit pas ; stmourut en 1279 , après un régné de trente-sept ans. Les louanges que les historienslui ont prodiguées, ne font qu’un tribut quela reconnoissance de l’Eglisc payoit à famémoire. II appauvrit son peuple pour en-richir le clergé, combla les moines de biens& d’honneurs , accorda à la cour de Romedes décimes énormes, & fut le jouet de sescourtisans. On le loue d’avoir été chaste ;c’est aux moralistes à décider quand est-ceque la continence dans le mariage est unevertu. Mais aucun politique ne balanceraà condamner un prince qui , prévoyantque fa succession peut livrer ses états enproie aux guerres civiles , néglige de luidonner un héritier de son sang. Bolesiasétoit plus fait pour le cloître que pour letrône. (M. de Sacy.JBOLI, ( Géogr.J ville d’Asie , dans laNatolie proprement dite, fur une petiteriviere , dont l’embouchure est dans la merNoire : c’est la capitale d’un canton mari-time , que les Turcs nomment Boli vialicli,& qui s’étendant en longueur dans l’intérieurdes terres, devient très-montueux : le montAla Dag , le plus haut de l’Asie mineure,est dans ce canton. Quant à la ville de Bolimëme , Tavernier lui donne les noms ,tantôt de Polia,lk tantôt de Polis ;Boulayede Gouz écrit Pogli , ajoutant que lesFrancs l’appellent Ponto ; & Pococlt lanomme Borla. Elle renferme des bainschauds dans son enceinte , & elle a dansson voisinage un lac , où sont deux sourcesbien différentes par les propriétés de leurseaux : celles de l une pétrifient, & cellesde l’autre dissolvent la pierre, (j D. G.JBOLIN, f. m. sHiJhnat. Conchyliolog.Jnom que les Negres donnent à une efpecede pourpre , dont j’ai fait graver deuxfigures dans mon Hijìoire naturelle descoquillages du Sénégal , page 1 x 7 > plan-che VIII, n°. 20. Plusieurs auteurs enavoient donné la figure avant moi , maismoins exacte , moins detaillee , & fane

H h 2