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Tome cinquième.
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est potagère. Elle se nomme encore ar-rache , mais elle en est un peu différente.Elle croît de la hauteur de six pies ; poussedes feuilles larges qui ressemblent à cellesde la blette , dont le goût est fade. Sesfleurs font petites, à plusieurs étaminesjaunâtres. La bonne-dame vient de grainecjui fe feme au printemps. On fe sert de fafeuille pour le potage & pour la farce. Cetteplante vient en toute forte de terre , & faculture n’a rien de particulier. ÇKJ* BONNE DEESSE, (Myth. Dryade ,femme de Faune , roi d’Italie , que sonépoux fit mourir a coups de verges, pours’être enivrée , & à laquelle de regret iléleva dans la fuite des autels. QuoiqueFauna aimât fort le vin , on dit toutefoisqu’elle fut si chaste , qu’aucun hommen’avoit su son nom ni vu son visage. Leshommes n’étoient point admis à célébrer fafête, ni le myrte à parer fes autels. On luifaifoit tous les ans un sacrifice dans lamaison , & par les mains de la femme dugrand-prêtre. Les vestales y étoient appel-lées , & la cérémonie ne commençoit qu’a-vec la nuit: alors on voiloit 1 es représenta-tions mêmes des animaux mâles ; le grand-prêtre s’éloignoit, emmenant avec lui toutce qui étoit de son sexe. On prétend quec’étoit en mémoire de la faute & du châti-ment de Fauna , qu’on bannistòit le myrtede son autel, & qu’on y plaçoit une cruchepleine de vin : le vin , parce qu’elle savoiraimé ; le myrte, parce que ce fut de bran-ches de myrte qu’on fit la verge dont ellefut si cruellement fouettée pour en avoirtrop bu. Les Grecs facrifioient auífi â laíonne-déejje , qu’ils appelloient la déessede s femmes } & qu’ils donnoient pour unedes nourrices de Bacchus , dont il leur étoitdéfendu de prononcer le nom. Du tempsde Cicéron, qui appelle les mystères de làtonne déesse par excellence , mystères des"Romains , Publius Clodius les profana enfe gliííant en habit de femme chez JulesCésar, dans le dessein de corrompre Mutia,fa femme. La déesse Fauna faifoit un doublerôle en Italie ; c’étoit une ancienne reinedu pays, & c’étoit aussi la terre : cetteduplicité de personnage est commune à laplupart des dieux du paganisme ; & voiciU raison qu’on en lit dans le grand Diclion-

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naire historique. Dans les premiers tempstous les cultes fe rapporfoient à des êtresmatériels, comme le ciel, les astres , laterre , la mer , les bois, les fleuves, qu’onprenoit grossièrement pour les seules causesdes biens & des. maux. Mais comme leprogrès de l’opinion n’a plus de bornes ,quand celles de la nature ont été franchies,la vénération religieuse qu’on avoit conçuepour ces êtres, s’étendic bientôt avec plusde raison aux personnes qui en avoientinventé le culte. Cette vénération augmentainsensiblement dans la fuite des âges parl’autorité & le relief que donne Pantiquité :& comme les hommes ont toujours eu lepenchant d’imaginer les dieux semblables àeux , rien ne paroistànt à l’homme , ditCicéron, si excellent que l’homme même »on en vint peu-à-peu à diviniser les inven-teurs des cultes f & à les confondre avecles divinités mêmes qu’ils avoient accrédi-tées. C’est ainsi que la même divinité fûthonorée en plusieurs endroits de la terresous différons noms , sous les noms qu’elleavoit portés, & les noms des personnes quilui avoient élevé les premiers rutels; & queFauna fut confondue avec la terre , dontelle avoit introduit le culte en Italie. Onl’appella aussi la bonne déesse , la déesse parexcellence , parce que la terre est la nour-rice du genre humain , & que la plupartdes êtres ne tirent leur dignité que du bienou du mal que nous en recevons.

BONNE DE NAGE, Ç Marine J fedit d’une chaloupe lorfqu’elle est facile àmanier , & qu’elle passe ou avance bien , àl’aide des avirons feulement.

* BONNE-ESPERANCE , ÇMyth.)Bona 'spes, ce fut une divinité païenne.On trouve dans le recueil de Gruter un®inscription qui porte :

bonm speiAUG. VOT.

P P. TR.

soit que ce fût la même déestè que VEfp?'rance , à laquelle les Romains donnoientl’épithete de bonne , soit qu’on distinguâtces deux divinités. ^

Bonne-Espék.ancs