BON
Bonne - Espérance (Cap de),
CGe'ogr.J le cap de bonne-LJpe'rance est àla pointe méridionale de PÁÍrique. Voye\Cap.
BONNESTABLE ,s Ge’ogr.J ville deFrance , dans le Maine , à 6 lienes duMans ; il s’y fait un grand commerce debled. Long. 18. 4 . lat. a 8 . z z.
f BONNET, í m. (Hijlmod.) forted’habillement de peau ou d’étoffe, qui serta couvrir la tête.
L’epoque de l’usage des bonnets & deschapeaux en France se rapporte à l’an1449 • ce fut à feutrée de Charles VII àRouen , qu’on commença à en voir : ons'étoit jusqu’alors servi de chaperons 011 decapuchons. M. le Gendre en fait remonterf origine plus haut ; on commença, dit-il,fous Charles V, à rabattre fur les épaulesles angles des chaperons , & à se couvrir latête de bonnets , qu’on appella mortiers ,loríqu’ils étoient de velours, & simplementbonnets , s’ils étoient faits de laine. Lemortier étoit galonné le bonnet au con-traire n’avoit pour ornement que deuxespeces de cornes fort peu élevées , dontTune fervoit à le mettre fur la tête, &
1 autre à se découvrir. Il n’y avoit que leroi, les princes , & les chevaliers qui por-tassent lc mortier. Voye\ Mortier.
Le bonnet étoit non seulement l’habille-rnent de tête du peuple, mais encore duclergé & des gradués, au moins fut - illubstitué parmi les docteurs-bacheliers, &c.í; u chaperon qu’on portoit auparavantcomme un camail ou capuce, & qu’on laiflàdepuis flotter fur les épaules. Pasquier ditC I 11 il faisoit anciennement partie du cha-peron que portoient les gens de robe, dontes bords ayant été retranchés , ou commeuperflus ou comme embarrassais , il n’en* e “ a plus qu’une espece de calotte proprea , couvrir la tête , qu’on accompagna deeux cornes pour l’ôter & la remettre plus
- l’invention a unnommé Patomllet ; us n étoient alors sur-montés tout au plus que d’un bouton aumilieu , les houpes de foie dont on les acouronnés étant une mode beaucoup plusModerne , & qui n’est pas même encoreTome V.
BON îáj
généralement répandue en Italie. Le mêmeauteur ajoute que la cérémonie de donnerle bonnet de maitre-ès-arts ou dç docteurdans les universités , avoit pour but demontrer que ceux qu’onendécoroitavoientacquis toute liberté, & n’étoient plus fournisà la férule des maîtres ; à l’imitation desRomains qui donnoient un bonnet à leursesclaves lorsqu’ils les affranchiflòient ; d’oùest venu le proverbe vocare servum ad pi~leum , parce que fur les médailles , lebonnet est le symbole de la liberté, dont ony représente le génie tenant de la maindroite un bonnet par la pointe.
Les Chinois ne se servent point commenous de chapeaux, mais de bonnets d’uneforme particulière, qu’ils n’ótent jamais ensaluant quelqu’un, rien n’étant, selon eux ,plus contraire à la politesse que de se dé-couvrir la tête. Ce bonnet est différent selonles diverses faisons de l’année : celui qu’onporte en été a la forme d’un cône renversé ;il est fait d’une espece de natte très-fine &très-estimée dans le pays, & doublé desatin ; on y ajoute au haut un gros fiocconde foie rouge qui tombe tout-autour , serépand & flotte de tous côtés, ou une houpede crin d’un rouge vif & éclatant , quirésiste mieux à la pluie que la foie , & faitle même effet. Le bonnet d’hiver est d’uneforte de peluche , fourré & bordé de zibe-line , ou de peau de renard avec les mêmesagrémens que ceux des bonnets d’été ; cesbonnets font propres, parans , du prix dehuit ou dix écus, mais du reste si peu pro-fonds , qu’ils laissent toujours les oreillesdécouvertes.
Le bonnet quarré est un ornement, &pour certaines personnes la marque d’unedignité , comme pour les membres desuniversités , les étudians en philosophie ,en droit, en médecine, les docteurs & engénéral pour tous les ecclésiastiques séculiers,& pour quelques réguliers. U y a plusieursuniversités où l’on distingue les docteurs parla forme particulière du bonnet qu’on leurdonne en leur conférant le doctorat ; assezcommunément cette cérémonie s appelleprendre le bonnet. II falloir que les bonnetsquartes fussent en u fige parmi le clergéd’Angleterre , long-temps avant que celuide France s’en servît ; puisque Wiclef